BIFFF 2013 – Spiders 3D : comme une araignée dans le plafond

par |
On sait que par convention, ça ne se fait pas mais on va quand même prendre deux minutes pour vous parler un peu de nous... Parce qu'en réalité, on a beau faire le malin au BIFFF en bouffant des films dérangés par poignées et en s’accommodant des différentes horreurs que l'on voit, on doit avouer qu'on est bien loin d'être téméraire lorsque l'on tombe nez à nez avec une de nos horribles amies à huit pattes.

Image de Si vous m’imaginez grand gaillard tout fier ramassant l’arachnide du bout des doigts pour la foutre dehors en murmurant « Araignée du soir, espoir », vous vous faites une grande idée de notre personne. En fait, on est plutôt du genre tétanisé, arachnophobe poussant des cris de gonzesse en mettant à sac la moitié de la pièce dans laquelle on est, afin de lui écraser sa petite gueule à cette bestiole poilue. Heureusement on se soigne, on fait des cures cinématographiques en ayant la démarche masochiste d’aller voir un film s’intitulant Spider 3D. Pour vaincre sa peur, il paraît qu’il faut l’affronter.

Bien évidemment nos chères petites amies sont à l’honneur dès les premières secondes du film et étrangement ça rassure déjà pas mal l’arachnophobe que nous sommes. Pourquoi ? Et bien parce que des pseudo-mygales en images de synthèse dérivant pépères vers la terre dans une navette spatiale, ça promet du lourd. Du très lourd. Du film de monstre avec araignées mutantes géantes de l’espace et toutes les inepties scénaristiques qui vont avec, transpirant la médiocrité tel un Megashark versus Giant Octopus. Et bien ça ne loupe pas.

Des araignées mutantes de l’espace s’écrasent donc sur Terre dans une station du métro new-yorkais (à Noble Street plus particulièrement) et y implantent un petit nid douillet pour leur géante de reine. Bien évidemment, elles ne sont pas là par hasard, le méchant gouvernement américain incarné par des soldats décérébrés est en fait derrière tout ça, l’espèce extraterrestre étant la seule à produire une variété de soie qui révolutionnerait les technologies militaires. Heureusement un gentil petit moustachu de la police du métro ne va pas se laisser faire, les araignées ont tué son meilleur copain et ça il ne peut pas le pardonner. Tout dans le film s’enchaîne de la façon la plus convenue possible, soulignant toutes les absurdités de son scénario chiant, servi par des acteurs tous mauvais même au second degré. Les effets spéciaux sont d’une laideur telle qu’ils provoquent la véritable terreur du film, faisant marrer l’arachnophobe que l’on est.

Alors guéri ? Pas vraiment, ce film avec des araignées géantes n’a jamais eu la prétention de jouer avec la carte de l’arachnophobie dans sa main ; elle se veut comme un film de monstre bas du front et assurément mauvais qui ravira les samedis après-midi des débiles de NT1. On reconnaîtra quand même que cette nuit dans notre duvet, on a fait un petit check-up des cachettes potentielles de ces bestioles avant de dormir… Et bon, on n’est pas allé jusqu’à laisser la lumière allumée, mais on n’a dormi que d’un œil.

Spiders 3D

En savoir +

Spiders 3D
De : Tibor Takács
Avec : William Hope, Shelly Varod, Brian Hankey
Durée : 1h29

Vous avez aimé cet article ? Partage le !

Image de
: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article