BIFFF 2013 – Des films en bref (2)

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Panorama express du BIFFF 2013 : 4 films à découvrir !

Image de Taichi Zero : très grosse production made in China, Taichi Zero (et sa suite Taichi Hero présentés ensemble au BIFFF) se veut comme un Scott Pilgrim aux yeux bridés. Film de baston à l’univers steampunk dans une Chine impériale, ça amuse autant que ça fatigue. Plein de bruit et de fureur, le film fabule avec un esprit de grand gamin sur les origines de la baston zen. Pas désagréable en soit mais pas exceptionnel non plus. À voir les jours de pluie.

Trap for Cinderella : adapté de Sébastien Japrisot, le thriller de Iain Softley séduit par son mystère mais ennuie par sa représentation. De bonnes idées pourtant avec ce jeu de faux-semblant, d’identité perdue et d’amour lesbien mais aucune d’entre elles ne parvient vraiment à décoller. Restant très en surface de ses personnages pourtant énigmatiques, le film s’attarde beaucoup trop sur leurs relations au quotidien éclipsant l’approche psychologique pourtant nécessaire au bon déroulement du film donnant un thriller qui joue la carte de la machination sans réellement berner son spectateur. Le même roman, ou même simplement le même script vu par un DePalma, et vous auriez un bon film, ici on reste relativement au cas d’école.

Texas Chainsaw 3D : septième film de la franchise culte créée par Tobe Hoopers qui se veut comme une suite directe de l’original de 1974. Rien à signaler si ce n’est le vide sidéral que nous laisse entrevoir la magnifique perspective de la 3D. Scénario d’abruti, temporalité incohérente, mise en scène à fuir, le vrai massacre du film, c’est le souvenir que l’on avait de l’original (chef d’oeuvre du genre). En tentant de reproduire le côté famille de dingues à l’échelle d’une petite bourgade US, le film de John Leuessenhop réussit même l’exploit de faire de Leatherface un mec juste gentil, sorte de cerbère du clan des Sawyers, qui ferait pas de mal à une mouche tant qu’elle est du même sang que lui. Reste du gore ahurissant, seul truc du film qui a l’air de passionner son réalisateur tant le reste semble être optionnel.

Upside Down : Juan Diego Solanas, auteur du court-métrage L’Homme sans tête il y a dix ans, confirme avec sa nouvelle réalisation être doué pour la création d’univers étranges et malins sans être réellement capable de les exploiter comme il faut. Sa grosse production, avec stars made in Hollywood et monde fantastique filmé sur fond vert, avait pourtant un côté franchement attirant. Deux planètes se tiennent suffisamment près l’une de l’autre pour permettre une connexion directe entre elles. Seulement les gravités propres à chaque planète ne peuvent être violées : ainsi celui qui naît sur la planète du bas est condamné à y rester et inversement avec les gens du haut. Malheureusement, le film expose son univers avec des antagonismes grossiers et convenus (la planète supérieure est riche, celle du dessous est pauvre) qui ont pour conséquence d’axer son récit sur l’histoire d’amour d’un clochard et de sa belle. Le héros est tellement in love qu’il en a la tête à l’envers ce qui a pour conséquence de relayer le principal intérêt du film au rang de prétexte à cet amour impossible. Avec plein de jolies images dedans et une fin bâclée (genre « hop c’est fini tout est arrangé »), Upside Down est un film de SF romantique qui, à la rigueur, passe bien pour un cinoche entre copines mais qui, hors de ce cadre-là, passe gentiment à la trappe. D’autant plus que le même jour sort en France, Stoker, Evil Dead, Jurassic Park et Mud. Faites votre choix.

Upside Down

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: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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