BIFFF 2013 : le retour de la peur de mourir encore

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L'an dernier, Discordance s'était joint aux festivités de la trentième édition du BIFFF et avait fêté comme il se doit l'âge de raison d'un festival pas raisonnable.

Image de Entre sa sélection décalée, son concours de Body Painting, ses expos macabres, ses masterclass prestigieuses, sa zombie walk et ses festivaliers amateurs de série B, la capitale européenne se transformait, le temps d’une quinzaine de jours en antichambre du cinéma de genre, célébrant petites merveilles indés et grosses productions internationales sous le pavillon noir et rouge à tête de corbeau du vaisseau fantastique bruxellois. Et bien moussaillons, figurez-vous que ça nous a tellement plût qu’on a décidé de l’aborder aussi cette année.

Véritable tout venant cinématographique, le BIFFF promet cette année encore un festival haut en couleurs et en contrastes, opposant, comme à son habitude, les genres et les registres dans une quadruple compétition comprenant aussi bien du fantastique pur jus que du gore iconoclaste. C’est d’ailleurs la plus grande qualité du festival, regrouper sous sa large bannière fantastique une sélection qui fait fi de tout standard dénominatif d’un genre en particulier. Ici le blockbuster calibré côtoie le petit film fauché, les maîtres incontestés se joignent à la relève assurée et le public s’éclate devant tant de diversité. De la Pietà de Kim Ki Duk (Lion d’or vénitien controversé) en passant par Les Ames vagabondes d’Andrew Nichols (adaptation de Stephenie Twilight Meyers) le pont que dessine le BIFFF semble infranchissable et pourtant on a hâte de faire sa traversée.

Afin de faire ce petit bout de voyage, les organisateurs ont donc prévu une sélection aux petits oignons (frits les oignons, on est en Belgique) avec des films aux titres aussi énigmatiques que prometteurs, comme John dies at the end, A Fantastic fear of everything (avec Simon Pegg en tête d’affiche) ou encore Excision. Pas moins de quatre films issus de l’imaginaire de la progéniture de pointures cinématographiques : Kiss a Damned de Xan Cassavetes, Chained de Jennifer Lynch, The Human Race de Paul Hough et le fantastique Antiviral de Brandon Cronenberg. Une mise à l’honneur du cinéma espagnol : le Mama produit par Guillermo del Toro qui en fera baver à Jessica Chastain, The End ou la fin du monde sous le soleil ibérique et le très remarqué Blanca Nieves (film muet en noir et blanc dont personne ne parle car The Artist est déjà passé par là, et qui pourtant est bien au-dessus). Ajouté à tout cela des films à la promesse nanarde : The 25th Reich, Spider 3D, Zombie Fever, War of the Worlds : Goliath, Hansel and Gretel get baked, Grabbers ou encore Fresh Meat, ainsi que des blockbusters d’hier et d’aujourd’hui : Jurassic Park 3D, Byzantium, Oblivion, on en passe et des meilleurs.

Comme vous l’aurez compris, la sélection 2013 semble tenir la promesse de quinze jours de folie, au propre comme au figuré, avec pas loin d’une centaine de films en programmation répartis pour la première fois sur deux salles. C’est vous dire le marathon qui nous attend. Heureusement on pourra toujours décompresser en allant faire quelques pas à la traditionnelle Zombie Walk et on l’espère assister à la précieuse masterclass de Monsieur Dario Argento venu présenter son Dracula 3D.

Voilà, le BIFFF édition 2013, c’est parti pour Discordance, on vous espère nombreux à nous suivre et si lecteurs belges il y a, Viendez du côté de Bozar, le cinéma déclassé vous y attend du 2 au 13 avril.

En savoir +

BIFFF 2013 : toutes les informations sur les festivités au lien ci-dessous.
www.festivalfantastique.org/festival/

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: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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