BIFFF 2013 – Les Âmes vagabondes : il y a des gens qui vivent dans ma tête

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Après les vampires de Twilight voici venir les aliens de The Host (en VO c'est plus court que le titre français) tout droit sortis de l'imagination fertile et débordante (haha, non on plaisante) de Stephenie Meyer.

Image de Écrit et adapté par Andrew Niccol (qu’on aimait bien pourtant), la nouvelle purge du cinéma pour jeune avec tout plein de boutons est un calvaire pour les yeux et la tête. Chiant comme la pluie, on espère seulement que ce n’est pas une trilogie… ah bah si en fait. Merde.

Il est vrai qu’on n’est pas le cœur de cible et qu’ayant tenu moins de quarante-cinq minutes devant Twilight premier du nom c’était du pur masochisme que d’aller voir ces Âmes Vagabondes (d’ailleurs la nôtre aussi a dû partir en voyage tellement on se sent vidé par cette daube). Mais bon, on avait cru lire que c’était Andrew Niccol à la réalisation, le papa de Bienvenue à Gattaca, Lord of War et du script de The Truman Show mais ce devait être un tour que nous jouaient nos yeux parce que niveau réalisation, on touche le fond (ah bah non en fait, on avait bien lu).

Donc, dans un futur proche, la terre est colonisée par une espèce extraterrestre, les Âmes, qui se sert de nos petits corps pour assouvir son pouvoir et faire de la planète un petit coin de paradis sans guerre, sans faim, sans haine etc. pour notre plus grand malheur. Comme quoi l’humanité est la dernière des idiotes, offrez-lui la paix et elle déclenchera la guerre. Parce que bien évidemment un petit groupe d’humains ne veut pas de ce bonheur illusoire (bien pompé dans la série V) et développe une résistance dont fait partie l’héroïne du film, qui a beaucoup trop de prénoms pour que l’on se souvienne de comment elle s’appelle (Mélanie, on croit). Cette dernière se fait malheureusement attraper et on lui implante l’une des fameuses créatures. Mais elle est tellement coriace que son esprit refuse la symbiose avec la bestiole et se retrouve à devoir partager sa pensée avec sa colloc’ d’outre espace.

Alors ça paraît confus comme ça mais c’est super simple à comprendre, le film vous répétant vingt fois les mêmes choses pour qu’on ait bien tout compris des rapports qui animent les personnages et qu’on saisisse tous les enjeux des amourettes de ces derniers.

Oui, parce que derrière une pseudo SF véhiculée par ses voitures en aluminium, ses aliens en costards blancs et ses comédiens portant admirablement bien la lentille bleue, le récit est avant tout un marivaudage crétin pour adolescente mal dans sa peau. « Comment, tu trouves que The Host c’est pas bien ? Mais t’es trop un boloss quoi ! C’est juste une trop pure métaphore de la vie iquo ! Mélanie, elle arrive à un âge où son corps change et prend le contrôle de sa vie mais son esprit, bah il ne veut pas, il résiste. Du coup c’est pour ça qu’elle peut pas choisir entre Jared et Ian et qu’elle doit accepter de vivre avec son hôte pour choisir. Comme ça l’alien il fait l’expérience de l’amour et il voit comment les humains sont trop biens en fait » (ceci est bien sûr un dialogue fictionnel, aucune gamine de quinze ans n’utilise le mot métaphore).

Vous aurez compris que derrière cette caricature, le film se veut surtout comme un lointain spin-off des précédentes mièvreries adaptées de la plume de Meyer. Parfaitement calibré pour plaire aux midinettes découvrant ce que sont les phéromones, le long-métrage de Niccol est à réserver à un public averti d’initiées.

Les Ames Vagabondes

En savoir +

Les Âmes Vagadondes
De : Andrew Niccol
Avec : Saoirse Ronan, Max Irons, Jake Abel
Durée : 2h05
Sortie le 17 avril 2013

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Image de
: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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