BIFFF 2013 – Journée belge, le plat pays fait son cinéma

par |
Vendredi, neuvième journée belge, l’occasion de découvrir ce qui se fait dans ce pays qui accueille ce festival à la saveur si particulière.

La journée débute sérieusement, par une conférence sur la politique fiscale mise en place pour favoriser le cinéma en Belgique. Nous assisterons ensuite à quelques courts-métrages, dont certains en compétition. C’est Chambre Double, court-métrage de Mathieu Mortelans qui séduira le plus les jurys, raflant trois prix. Le film est esthétiquement très beau, les acteurs bien dirigés mais l’intrigue est un peu téléphonée.

Le vainqueur du grand prix, Perfect drug de Toon Aerts, mélange tout ce qui fait la matière première du BIFFF, thriller, action, gore, tentacule, drogue, humour noir, ce qui donne une bande démo sympathique et prometteuse. Un prix vient également encourager This is love, film d’animation de Florence Bolsée et Pia Callewaert. Sympathique histoire de zombies qui malgré une animation sommaire et une sonorisation défaillante reflète bien la débrouillardise et la persévérance de ses auteurs.

Le poétique Délivre-moi, d’Antoine Duquesne repart également avec un prix. Ce film raconte le passage à l’âge adulte d’une petite fille de façon poignante. Le public belge pourra le retrouver sur la 3. Enfin le prix de la presse vient couronner Pour vous servir, fable en hommage au surréalisme où l’on suit les aventures d’une mallette. Un film sympathique qui séduit par son esthétique et sa légèreté.

Delivre moi

À découvrir également, l’étonnant Bona Nox fable enfantine tragique et l’amusant Pilate 53, une grosse comédie. Après la projection de courts hors compétitions et un workshop, sont projetés deux films belges Abracadabra et Au nom du fils.

Abracadabra est un film magique qui risque fort de faire disparaître le public de sa salle. Premier film de Lucile Desamory, pur produit intellectuel, il accumule symboliques masturbatoires dans une ambition lynchéenne. Ce film s’adresse à un public particulier qu’on lui souhaite de trouver mais que nous allons nous empresser d’oublier.

Au nom du fils est une comédie noire, où une bigote explore la face cachée de l’Eglise et la profondeur de sa foi. Le film de Vincent Lannoo est intelligemment construit et alterne habilement légèreté et gravité entre caricature et justesse. On suit avec intérêt la croisade anticléricale d’Elizabeth (Astrid Whettnall).

Les belges font un cinéma, riche, varié et vivant, que nous continuerons à suivre avec intérêt.

Vous avez aimé cet article ? Partage le !

Image de
: Apprenti doutologue, assidu scribouillard, avide voyageur et kinoïte appliqué, Florent combat la procrastination sur de nombreux fronts, peut-être finira-t-il par gagner. Plus sur: www.assiduite.blogspot.fr/

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article