BIFFF 2013 – Cornet de BIFFF, un sorbet aux mille saveurs

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Cette trente et unième édition du BIFFF nous aura vus assister à plus d’une trentaine de films. Certes nous sentons le choux et transpirons le houblon mais nous sommes toujours debout. C’est l’occasion de revenir brièvement sur quelques films que nous avons eu l’opportunité de découvrir.

Cinéma asiatique

Image de Probablement destiné à un public préadolescent, Ghost Sweepers est une sorte de Scoubidou à la sauce coréenne. Multipliant inutilement les personnages, il raconte sur le ton de la comédie une histoire de fantôme et de chasse au trésor.

The Grand Heist, quand le scénariste du Bon, la brute et le cinglé transpose Ocean’s eleven dans la Corée du 18ème siècle, on assiste à un film humoristique grand public. Fourmilière de personnages, le film est une accumulation de gags bon enfant et d’humour à répétition.

Robo-G est une comédie japonaise efficace. Des développeurs en robotique voient leur projet se défenestrer, ils décident d’engager un grand-père pour remplacer leur robot. Film familial sympathique, Robo-G en a sous le capot.

Belenggu nous emmène dans les méandres de la pensée d’un tueur. Film indonésien à l’esthétique léché qui prend son temps, parfois trop et doté d’une fin décevante, Belenggu explore les rapports entre réalité et fantasme. Le résultat est un beau film, intéressant mais tout en longueurs.

Cinéma européen

Image de The Liability est un thriller anglais sympathique. Un tueur à gages campé par un Tim Roth magistral, doit faire équipe avec un jeune ado branleur. Il s’en suit toute une série de complications et de rebondissements. Le film fonctionne mais reste très calibré.

Earthbound, lauréat d’une mention honorable du jury européen, nous conte l’histoire d’un geek qui est persuadé d’être un extra-terrestre. Jouant du contraste entre fantasme et réalité, cette comédie nous offre quelques sourires mais peine à nous faire rêver.

May I kill you, vainqueur du Méliès d’argent, est une comédie britannique déjantée, où un policier à bicyclette s’improvise serial killer. Mais comme il est bien élevé, il ne tue que des gens qui ont un casier judiciaire et après leur avoir demandé leur consentement. Un scénario brillant et un humour grinçant, May I kill you est jubilatoire.

Thale est un film norvégien, où des agents de nettoyage de scène de crime découvrent par hasard un complexe souterrain où est enfermée une jeune fille. Le film exploite la mythologie scandinave et se déroule simplement. Les dialogues sont justes et on se laisse bercer par ce film qui prend son temps pour mieux nous faire rêver.

Cinéma américain

Excision, le premier long-métrage de Richard Bates Junior, est pour le moins captivant. Adapté de son court-métrage à succès, il raconte les problèmes d’une adolescente jalouse de sa sœur qui gère plus ou moins bien ses afflux hormonaux jusqu’à basculer dans l’horreur. Extrêmement bien interprété par  AnnaLynne McCord, le personnage principal est fascinant de cynisme et de perversion.  Dérangeant ce film ne peut pas laisser indifférent.

Dust up est un film d’action décomplexé et insensé. Excellent pastiche du genre, il nous emmène dans le désert. Et quand tu es dans le désert depuis trop longtemps, tu commences à faire n’importe quoi. Des dialogues décalés, des personnages et des situations absurdes, sans en être un, il séduira les amateurs des films troma.

The Thompsons est un film sur les troubles identitaires et la quête du bonheur des jeunes buveurs de sang. Des dialogues improbables et un jeu d’acteur rudimentaire, le film est un festival de sang et de sexe et n’offre que peu de surprises.

The brass teapot

The Brass Teapot, une théière, qui vous rémunère en échange de la douleur, atterrit dans les mains d’un couple fauché, jusqu’où iront-ils pour s’enrichir ? Comédie américaine bon enfant, parfois sirupeuse, toujours caricaturale, souvent déjà-vu, The Brass Teapot est un sympathique moyen de passer le temps.

Ce qui fait la richesse du BIFFF, c’est sa programmation éclectique et courageuse. Cette année encore le festival ne nous aura pas déçus.

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: Apprenti doutologue, assidu scribouillard, avide voyageur et kinoïte appliqué, Florent combat la procrastination sur de nombreux fronts, peut-être finira-t-il par gagner. Plus sur: www.assiduite.blogspot.fr/

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