BIFFF 2013 – Des films en bref

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Panorama express du BIFFF 2013 : 4 films à découvrir !

Image de Maniac : remake inutile du classique de 80 de William Lustig par Frank Khalfoun. Alexandre Aja et Thomas Langmann à la production et pas grand-chose à se foutre sous la tempe. Un film en vue subjective, parti pris sans intérêt, qui suit les déambulations d’un serial killer secoué (Elijah Wood) dans un Los Angeles vidé de tous ses habitants à l’exception de quelques bimbos écervelées. Ancré dans le milieu hipster américain, le film dégomme sauvagement de la demoiselle sans vraiment nous foutre les jetons. Ça sous-entend le même délire que Psychose mais n’est pas Hitchcock qui veut. Pas franchement nécessaire, à regarder pour le gore et seulement si vous êtes amateur.

Modus Anomali : où quand le public enivré du BIFFF décide de saboter un film. Une heure et demie de vannes, toutes plus connes les unes que les autres, qui transforment une projection en match d’impro géant où chacun joue pour soi. Conséquence : concentration maximale requise pour suivre ce thriller indonésien jouant plus ou moins à Funny Games et dont tout semble reposer sur son twist. Finalement, jugement altéré par une bonne tranche de rigolade et pas franchement d’attention portée au métrage. On lui laissera sans doute une seconde chance lors d’une éventuelle sortie en salle, il y a quand même deux-trois trucs qui nous ont paru intéressant.

Jurassic Park 3D : le film qui révolutionna Hollywood inutilement déridé en 3D. Mais c’est des dinosaures de Spielberg dont on parle ! Vingt ans après, on ne va pas bouder notre plaisir de le voir au cinéma. Pas besoin de tergiverser en somme, ça sort en salle chez nous en même temps que le muguet de la fête de l’Huma.

Mama : premier long d’Andy Muschietti, adapté de son court-métrage éponyme, et qui s’offre Guillermo del Toro à la production. Un nom qui annonce la promesse d’un bon film fantastique et qui confirme la bonne tenue du cinoche ibérique. Malgré une projection qui subit les mêmes travers que le Modus Anomali précité, le film capte quand même son auditoire par son récit de fantôme à l’ancienne vraiment flippant. La Mama du titre est un horrible spectre bien dérangeant comme on n’en a pas vu depuis longtemps et Jessica Chastain une parfaite victime du genre. Un bon fantastique pas révolutionnaire pour un sou mais qui remplit très bien ses obligations. À revoir plus concentré à partir du 15 mai dans notre contrée.

Mama

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: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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