BIFFF 2012 – Retreat : Paranoïac activity

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Après dix jours de festivités, luttant contre la fatigue et les « mauvais » rêves issus de la sélection, on commence sérieusement à avoir besoin de repos. Ca tombe bien puisque Carl Tibbetts nous propose d'aller nous ressourcer dans le refuge d'une petite île coupée du monde en compagnie de Thandie Newton, Cillian Murphy et Jamie Bell. Un peu de douceur et de calme dans ce monde de brutes, ça ne peut que nous faire du bien. Ah bah non…un virus mortel a décimé toute la population…

Martin et Kate sont au bord du précipice, leur couple bat de l’aile, à deux doigt d’exploser des suites d’une tragédie personnelle qui tourne autour du désir de maternité. Pour essayer de sauver son couple, Martin décide d’emmener sa belle dans le refuge d’une petite île totalement coupée du monde où ils ont eu le plaisir de passer leurs vacances quelques années plus tôt. Toutefois, on est forcé de constater que leurs efforts sont vains, le couple étant incapable de communiquer. Et puis, un jour, l’île leur offre un conseiller matrimonial pas piqué des vers en la personne d’un militaire complètement secoué qui leur apprend que le monde entier est décimé par un virus et que le seul moyen d’y échapper c’est de se barricader dans le refuge, de ne pas avoir de contact avec l’extérieur et, surtout, de ne pas sortir dehors. Petit à petit, le comportement de l’invité surprise devient suspect, dangereux et carrément flippant. Martin et Kate réalisent alors que pour affronter cette épreuve et supporter les autres, ils doivent impérativement communiquer.

Pour son premier long métrage, Carl Tibbetts nous livre un petit thriller parano, parfois facile, souvent inventif mais pas désagréable en soit. L’originalité du film est de rendre compte d’une pandémie sans avoir recours au spectaculaire en choisissant une petite maison isolée et un trio de personnages pour retranscrire la psychose et la paranoïa qui va de pair avec un tel événement. Le casting, plutôt classe pour un premier film, permet à l’ensemble de rivaliser la tête haute avec les grosses productions du genre. Même s’ils ne sont pas au sommet de leur talent, la justesse des comédiens révèle une certaine aisance de la part du metteur en scène en matière de direction d’acteur.

Si l’on ajoute à cela la gradation bien dosée du récit vers un final plus ou moins surprenant, on arrive à la conclusion que, même si le métrage n’est pas exceptionnel, il n’est pas non plus à ranger au rang des oubliés. Carl Tibbets se révélant assez à l’aise avec son sujet, on est curieux de voir la suite de sa carrière.

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: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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