BIFFF 2012 : Maître Corbeau, sur son palmarès perché…

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Ça y est, après un marathon cinématographique de douze jours, la trentième édition du BIFFF s'est terminée mardi dernier avec, comme à l'accoutumée pour ce genre de manifestation, une soirée en grande pompe avec remises de prix et film de clôture. En attendant de découvrir The Cabin in the Wood, qui a mis fin aux festivités, dans nos salles le 2 mai prochain, un petit aperçu s'impose sur le choix des différents jurys.

Dans la compétition européenne, on se réjouit de la distinction faite à notre coup de cœur The Sandman du Suisse Peter Luisi qui repart avec une mention spéciale venant compléter sa petite liste de récompenses. On espère que ces dernières lui permettront de jouir d’une prochaine distribution en salles. Le Méliès d’argent, premier prix de cette catégorie, revient quant à lui aux plus détestés, mais moins communs des envahisseurs, les terrifiants Nazis de Iron Sky revenus sur terre après soixante ans d’exil lunaire afin de prendre leur revanche. Une jolie petite carrière commence pour un film qui, au départ, n’était qu’une fausse bande-annonce sur Internet et qui a suscité un tel engouement qu’une co-production des internautes a vu le jour et a donné lieu au long métrage. C’est donc tout naturellement qu’il repart également avec le Pégase, symbole d’un prix du public parfaitement représentatif.

Double Corbeau d’argent pour la compétition internationale avec d’un côté le Cubain Juan of the Dead qui tente de faire passer une invasion de zombies en problème politique international, et de l’autre Tormented de Takashi Shimizu, le papa de The Grudge, qui transforme un mignon petit lapin en une terrifiante incarnation du mal. Le Corbeau d’or, quant à lui, s’est vu attribué à The Awakening de Nick Murphy déjà salué par la presse comme le film anglais le plus flippant de ce début d’année. Un paranormal activity au sortir de la Première Guerre mondiale où la raison d’une scientifique va être mise à mal lorsqu’elle tombe nez à nez avec l’esprit d’un gamin mort dans un pensionnat de campagne.

De son côté, le jury thriller salue d’une mention spéciale Paul Rhys pour son rôle dans Eliminate : Archie Cookson, personnage de fonctionnaire fainéant qui du jour au lendemain se retrouve être la cible principale d’un tueur à gages. Le prix de la catégorie revient au brûlot politique The Whistleblower qui depuis 2010 attend une sortie en salle. Porté par la trop rare Rachel Weisz, le film retrace l’histoire impensable, mais vraie du détective Kathryn Bolkovac qui a mis à jour les relations entre un trafic sexuel en Bosnie et des responsables des Nations Unies.

Enfin la sélection 7e Orbite a distingué d’une mention spéciale Shuffle de Kurt Kuenne dont on salue encore une fois l’ingéniosité et l’originalité de son récit vraiment trop surprenant pour ne pas se laisser séduire. Le dernier sacre des festivités est l’adaptation du manga Himizu qui repart avec le premier prix de la catégorie. Déjà salué à la dernière Mostra de Venise, le film de Sion Sono est un premier témoignage sur le Japon en reconstruction après la catastrophe de Fukushima.

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: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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