BIFFF 2012  – Game of Werewolves : Les loups-garous de la campagne madrilène

par |
Au rayon des représentants du cinéma fantastique espagnol, on cite en figure de proue Guillermo del Toro et Alex de la Iglesia. Désormais, il faudra compter sur J. Martinez Moreno, auteur de ce film oldschool empreint d'une nostalgie du cinéma de John Landis et couronné d'un humour omniprésent.

Qu’on se le dise, le film de Moreno n’est pas une parodie, un pastiche ou une caricature des films de Landis mais davantage une continuité, une suite à la célèbre série des « loups-garous de … » qui terrorisa les spectateurs des années 80-90. Un petit village espagnol est sous le coup d’une malédiction depuis cent ans et le seul moyen d’y remédier c’est qu’un héritier du fameux loup-garou qui terrorise tout le monde accepte de se faire gentiment bouffer. Sans ça, une seconde malédiction, forcément pire que la première, s’abattra et l’image d’Épinal du petit village charmant où il fait bon passer ses vacances sera mise à mal. Bien évidemment, l’intérêt du film réside dans le fait que rien ne marche comme prévu à cause de personnages guignolesques et tordants et de la surenchère maléfique tant attendue.

Dans un déluge de vannes, de situations absurdes et de personnages parfaitement crétins, le film enchaîne l’action et l’humour à la manière d’un Hot Fuzz, dont les fans se doivent d’aller voir Games of Werewolves. Réalisé dans le respect de la tradition du film de loup-garou, le métrage de Moreno fait fi de toute utilisation numérique pour ces bébêtes poilues et lui préfère un bon gros maquillage intégral à l’ancienne. En comparaison avec la 3D d’aujourd’hui, ça à quand même plus de gueule et surtout plus de charme !

On se réjouit d’une telle réussite, d’un tel retour aux sources devant le respect pour le genre que le réalisateur manifeste dans son film. On pourrait épiloguer encore quelque temps, mais c’est une trop bonne surprise pour vous en gâcher le plaisir !

Vous avez aimé cet article ? Partage le !

Image de
: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article