BIFFF 2012 – Lock Out : Escape from Boring

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Première grosse production présentée en avant-première au BIFFF, le dernier né des studios Besson égare la compétition dans le registre de l'action. Un métrage bien rythmé, mais beaucoup trop influencé pour réellement se distinguer.

D’entrée de jeu, on pense à un mix de Snake Plissken et John McClane : Snow, le héros du film, est un gentil qui botte le cul à des méchants non sans avoir certains désaccords avec ses supérieurs. Bien sûr, il a de la tchatche et ne se prive jamais d’un bon mot à la moindre petite contrariété. Un bon gros héros taillé dans la roche d’un cinéma d’action des années 80-90 qui laisse présager d’un bon gros revival du genre comme a pu s’y risquer le The Expendables de Stalone. Du côté du scénario on s’appuie pas mal sur un génial Escape from New York de Carpenter qu’on transpose dans une prison spatiale dont le héros devra inéluctablement s’échapper avant l’autodestruction si l’on veut pouvoir en produire un deuxième.

L’histoire c’est donc Snow, un gentil plein de bleus, qui prend des gnons par son supérieur parce qu’il a plus ou moins tué quelqu’un. La bourde à l’air tellement énorme qu’on décide de l’envoyer au bagne sur M.S. One la plus grande prison spatiale de tout l’espace. Coup de bol, parce qu’au même moment, dans ladite prison, la fille du président des États-Unis herself vient faire une visite pour enquêter sur d’étranges procédures médicales. Ça a l’air compliqué comme ça, mais en fait ça tient sur un timbre-poste. Alors, bien évidemment, le site est une référence en matière de haute sécurité, mais là, comme par hasard, il va y avoir une faille dans le système qui va provoquer un merdier monstre en libérant tous les détenus. Bien sûr, la fille du président est retenue en otage sans aucune revendication et notre héros se voit alors confier la lourde tâche d’aller secourir la belle dans un baroud d’honneur afin de montrer que c’est lui le meilleur et, accessoirement, trouver la preuve de son innocence. Le scénario reliant tout cela avec du velcro.

Deux heures bien longues devant un film survitaminé par ses références. La réalisation de James Mather et Stephen St. Leger n’offre rien d’original pour le genre et s’enlaidit de quelques effets spéciaux tout juste bons à citer dans Star Wars. Guy Pearce pour l’occasion cabotine à cœur joie et bâcle une prestation faite pour le cachet qui l’éloigne un peu plus de ses derniers bons rôles (The Proposition, Animal Kingdom).

À noter qu’on le retrouvera dans Prometheus de Ridley Scott, le film de SF le plus attendu de l’année. En définitive, que dire sur Lock Out ? Et bien que malgré une grande connaissance du genre, le film se noie sous le poids de ses influences et peine à sortir la tête de l’eau ; la faute incontestablement à un trop grand désir de s’inscrire dans l’héritage d’un cinéma de bourrin. Si l’envie était visiblement là, Lock Out manque de personnalité pour vraiment laisser sa trace dans l’histoire du genre.

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: Étudiant en cinéma et amateur de bande dessinée, il aspire à devenir scénariste dans l'un où l'autre de ces deux médias.

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