Opeth

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On attendait avec une certaine impatience la rencontre avec Martin Mendez, bassiste d'Opeth, célèbre inventeur du " no-no headbang "! Pourtant, une fois montée dans le tour bus, Senor Mendez, pas très réveillé, un café à la main, ne s'avère pas très loquace... Les quelques réponses difficilement extirpées ne sont pas extrêmement explicites, comme vous le jugerez dans les lignes qui suivent...

Comment pensez-vous qu’Opeth s’intègre dans le Progressive Nation Tour ?

mendez_08C’est très positif pour Opeth, ça nous permet d’atteindre un nouveau public. Je pense que les fans de Dream Theater apprécient vraiment notre musique. Beaucoup de gens sont venus vers nous après le premier Progressive Nation aux États-Unis pour nous dire que c’était la première fois qu’ils entendaient parler de nous, et qu’ils adoraient notre groupe.

Pensez-vous que votre style musical et celui de Dream Theater sont proches ? Vous pensez avoir les mêmes fans ?

Ils ne sont pas pareils que nous musicalement, mais les gens semblent apprécier les deux groupes ensemble. Évidemment, ils sont plus gros que nous, mais notre style musical s’imbrique bien avec celui de Dream Theater et leurs fans.

Et que pensez-vous du concept Progressive Nation Tour, de réunir des groupes de métal progressif ensemble ?

C’est très cool, il y a des bons groupes qui jouent. C’est amusant d’y participer, et aussi à regarder, surtout Bigelf, que j’aime beaucoup ( rires ) ! Je ne peux pas aller les voir tous les soirs, mais j’essaye d’y aller le plus possible.

Quelles sont les influences d’Opeth ? Et les vôtres ?

Nous avons plusieurs influences, cela va du métal au death metal, et bien sûr du rock progressif des années 1970. Personnellement, j’écoute beaucoup Pink Floyd, du blues, et aussi Astor Piazzolla, un bandonéoniste argentin. J’aime surtout le jazz et le métal.

Combien définiriez-vous le style musical d’Opeth ?

Pour moi, c’est de la musique avec du métal. Les fans semblent lui donner beaucoup de noms : progressive death metal est assez populaire.

Vous avez rejoint le groupe en 1998, comment est-ce que ça s’est passé ?

Ça a été difficile, c’est un style de musique très difficile à jouer. Avant je jouais avec d’autres groupes et quand j’ai rejoint Opeth j’ai du plus me concentrer ( rires ) ! Comme le groupe est en train de grandir, autant musicalement que par son nombre de fans, je suis très content de participer à ce groupe et de jouer leur musique.

Vous êtes uruguayen, comment vos origines s’intègrent-elles dans un groupe suédois ?

12-6J’habite en Suède depuis 15 ans, mais je ne sais pas si ma nationalité apporte quelque chose de différent, peut-être ( rires ) ! J’aime la musique, j’écoute beaucoup de styles différents, je ne pense pas avoir le côté « latino » juste parce que je viens d’Uruguay, mais peut-être que ça s’entend de temps en temps.

Sur ce sujet, la dernière chanson de Watershed, Den ständiga resan, est une reprise d’une chanson suédoise : pensez-vous qu’Opeth va évoluer vers plus de chansons dans sa langue d’origine ?

Non, je ne pense pas, cette chanson Mike ( Akerfeldt ) et nous-mêmes l’aimions beaucoup, elle était en suédois, donc nous l’avons gardée comme ça.

Quelle suite pour Opeth, Watershed est sorti en 2008, est-ce que vous avez un nouvel album en préparation ?

Non pas immédiatement, mais nous allons arrêter nos tournées l’an prochain, mais je ne sais pas exactement quand un nouvel album va sortir, ça peut prendre du temps.

Pas d’éclairage conséquent sur le groupe suédois, peut-être sur le personnage, fort sympathique tout de même. On retiendra une performance impressionnante du groupe lors de leur passage au Zénith, tout en attendant avec impatience leur prochain concert ou leur nouvel album !

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Site officiel : http://www.opeth.com/

A propos de l'auteur

Image de : Virgile n’a pas écrit Les Bucoliques, ni L’Enéide. Il n’est pas poète, encore moins latin et surtout pas mort. D’ailleurs, il n’est même pas un il. Reniant ses héritages classiques, Virgile connaît toutes les répliques d'Indiana Jones et la Dernière Croisade, loupe son arrêt si elle a le dernier Margaret Atwood entre les mains, et a déjà survécu sur des sandwiches cornichons-moutarde. Elle va avoir tendance à considérer la publicité comme une forme d’art, se transformant en audio guide dans les couloirs du métro, les salles de cinéma et même devant du mobilier urbain qui n'en demandait pas tant. Outré, Virgile le poète s’en retourne aux Enfers pendant que Virgile l'anachronisme rêve d'embarquer pour un aller simple destination Osaka. Pour plus d'info: http://www.twitter.com/_Virgile

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