Emily Loizeau – Pays sauvage

par Domino|
Surprenant album... Quand on pourrait croire que la chanson française, voire le paysage musical français en général, s'enfonce dans une facilité d'un ennui profond, voilà qu'un petit bout de femme nous démontre le contraire.

loizeau_logo_image Emily Loizeau, avec ce très coloré Pays Sauvage, s’envole et nous emporte avec elle vers ce dernier. Description du voyage.

Le single Sister est un peu trompeur. Dépouillé, jolie ballade portée par la voix légère de la belle, il est certes très plaisant, mais représente mal les milles facettes du délice que représente cet album. Après un premier morceau fort réussi, l’album dévoile peu à peu ses couleurs. Femme à barbe, crapaud et autres personnages fantaisistes sont présents dans les histoires portées par des banjos, mandolines, ukulélés, pianos mutins et autres guitares légèrement fanfaronnes.

L’univers de l’album est riche, parfaite incarnation d’une imagination débordante. On oscille entre mélancolie et folie douce, comme dans un monde parallèle et poétique.

On trouve aussi, dispersés dans ce petit pays, une foule d’invités. Moriarty et Herman Düne jouent à la perfection leur rôle: chorale pour les premiers, chialeur pour le second.

Il y a aussi Thomas Fersen, bien à l’aise dans son costume de crapaud sur The Princess and the toad, une chanson de grand n’importe quoi !

On y trouve aussi Daniel Waro, et le mystérieux « Choeur de Femmes à barbe de Paris » dont nous garderons l’identité secrète.

Et c’est quand même toute seule qu’ Emily Loizeau donne toute la mesure de sa liberté. La jolie absurdité de La Dernière Pluie, la ballade Songes, l’espiègle Coconut Madam .

Forte personnalité qu’ Emily Loizeau, fort album que Pays Sauvage . Une autre conclusion? Un album qui redonne espoir, et confiance dans notre scène française. À acheter les yeux fermés et les oreilles ouvertes.

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