Metallica – Zürich / 18 juin 2004

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Dans le cadre de leur tournée mondiale, débutée il y a maintenant plus d'1 an à l'occasion de la sortie de St Anger, les 4 horsemen ont choisi de faire escale à Zürich le temps d'une soirée que tout le monde éspère électrique.

Tout juste 6 mois après leur précédent passage au Hallenstadion de Zürich, Metallica est de retour en Suisse. C’est sous un ciel des plus clément que les Lost Prophets ont la lourde tâche de débuter les hostilités. Visiblement leur rock énergique a du mal à séduire un public encore bien clairsemé. Leur set est très court et à peine le groupe quitte la scène que les roadies préparent déjà la scène pour Slipknot.

La présence de Slipknot en première partie de Metallica peut paraître bien étrange, tant peuvent être différents les styles et les fans des 2 groupes. On peut y voir certainement la volonté de faire découvrir Metallica à un public plus jeune, mais il y a néanmoins une certaine cohérence dans l’affiche. Cohérence d’autant plus grande qu’une semaine auparavant, c’est le batteur de Slipknot, accompagné de Dave Lombardo de Slayer et d’un roadie, qui a remplacé au pied levé Lars Ulrich, hospitalisé d’urgence, pour le concert de Metallica à Donnington.

Les écrans géants sont mis en marche et lorsque les premiers samples se font entendre la tension monte d’un cran. Les membres du groupe rentrent sur scène un à un sous les applaudissements de la fosse et débutent le set par Sic comme au bon vieux temps du premier album.

Le son est moyen, mais les 9 masqués sont motivés et le chanteur se donne du mal pour réveiller le public. Le set est sans surprise et les chansons sont principalement tirées des deux premiers albums avec en vrac Eyless, Wait And Bleed, Spit It Out, People = Shit, Herethic Anthem. Seuls 2 titres du dernier album sont joués et le show s’achève après petite une heure de concert par le traditionnel Surfacing.

Après cette sympathique petite mise en bouche, tout le monde n’attend plus qu’une chose : Metallica. Quelques minutes avant le début du concert, la projection de la bande-annonce de Some Kind Of Monster achève de faire monter la pression. Il est 20h00 passé et voilà qu’enfin la BO du Bon, la Brute et le Truand retenti dans les haut-parleurs, en même temps que des extraits du film sont projetés sur les écrans. C’est sous les applaudissements nourris que Lars Ulrich, un verre à la main et visiblement très détendu, s’installe devant sa batterie et entame un Blackened tonitruant. Ils attaquent fort et enchainent sans faiblir par Fuel et The 4 Horsemen. Un solo un peu bâclé de Kirk Hammet laissera les autres membres souffler un peu, avant de revenir à la charge par un Sanitarium hallucinant qui sera repris en cœur par un public conquis.

Frantic sera le premier titre du set issu de St Anger. Bien que très moyen sur l’album, le morceau est littéralement métamorphosé par le jeu ultra précis du bassiste phénomène Robert Trujilo. Suivra Memory Remains ainsi que St Anger, l’un des titres préférés de James parait il. Ne laissant aucun répit au public, c’est au tour de Sad but true et du magnifique Creeping Death de résonner dans le stade zurichois. Fade to black, la bonne surprise de ce concert, permettra de reprendre ses esprits avant que le set soit clôturé en beauté par Battery.

La nuit commence à tomber et les premières notes de Wherever I may roam inaugurent ce premier rappel et c’est sous un ciel à présent étoilé, que Nothing Else Matters, la pus belle balade du monde, enchante le public suisse. Changement radical d’ambiance avec l’énorme Master of Puppets, Lars Ulrich, visiblement totalement remis de ses récents problèmes de santé, martèle sa batterie comme si sa vie en dépendait et Trujilo accroupie sur sa basse, livre une véritable performance.

Pour le deuxième rappel, c’est au tour de One d’être joué, accompagné de toute une batterie d’effets pyrotechniques. Et dès l’intro du très attendu Enter Sandman c’est l’explosion dans la fosse. Après plus de 2h00 de concert, le groupe revient une troisième et ultime fois pour la désormais traditionnelle « séquence vieillierie ». Au menu de ce soir, 2 titres de Kill’em All: Jump in the Fire et l’énorme Seek and Destroy.

L’arrivée de Trujilo à la basse a littéralement métamorphosé le groupe, en y apportant son style inimitable, à la fois technique, précis, lourd et funky. Une fois de plus Metallica a prouvé qu’ils restaient un des meilleurs groupes de scène encore en activité. Ce n’était peut-être pas leur meilleur concert, mais une vraie claque au final.

La Set list du concert :

- Blackened
- Fuel
- The Four Horsemen
- Welcome Home (Sanitarium)
- Frantic
- The Memory Remains
- St. Anger
- Sad But True
- Creeping Death
- Fade to Black
- Battery

*** Rappel
- Wherever I May Roam
- Melbourne
- Nothing Else Matters
- Master Of Puppets

*** Rappel

- One
- Enter Sandman

*** Rappel

- Jump in the Fire
- Seek and Destroy

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Image de : Fondateur de Discordance.

1 commentaire

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  1. 1
    le Samedi 4 juin 2005
    lisa a écrit :

    le 18 juin 2004 restera graver dans ma mémoire, comme l’un des plus beaux jours de ma vie. J’assistais enfin a un concert de mes idoles: METALLICA.
    Moi qui venait de les rater le 8 décembre, mon rêve se réalisait enfin… Ca été le plus beau concert de ma vie, ils ont assurés comme des bêtes pendant deux heures de temps, je n’ai pas du tout été déçue par eux.On voyait qu’ils étaient heureux d’être là, à faire leur show…C’était un concert grandiose, en fait il n’y a pas de mots assez fort pour expliquer ce que j’ai pu ressentir ce jour là.
    Ils ont été fidels a eux-mêmes, c’est-à-dire les 4 horsemen……. Vivement le prochain concert!!!!!!!!
    OH YEAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

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