Puppetmastaz. Le dernier concert.

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Dans le monde merveilleux du hip hop, il existait un pays où les marionnettes règnent en maîtres depuis plus de dix ans : la terre des Puppetmastaz. Avec leur dernier album en date, The Takeover, Mr Maloke et sa bande avaient clamé haut et fort leur intention d'entamer leur révolution.

18-3-3Mais force est de constater que cette quête du pouvoir a conduit le groupe à sa propre perte. L’album The Break Up, à paraître le 9 novembre prochain, en est la preuve. C’est donc le coeur lourd que nous nous rendons à l’Alhambra pour le dernier concert parisien des Puppetmastaz, qui ont annoncé l’après-midi même, via un communiqué de presse officiel, leur décision de se séparer à la fin de leur tournée.

Histoire de préparer le terrain comme il se doit, c’est le groupe Framix qui ouvre le bal avec son dub tropical saupoudré de beats electro. Il y a comme un air de plages ensoleillées qui souffle dans la salle ! Les artistes nous offrent un live rafraichissant qui fait la part belle aux titres de l’album Happy Animals paru en mars dernier. À noter que le groupe est sélectionné pour les Transmusicales de Rennes qui se dérouleront du 2 au 5 décembre prochain.

En ce début du mois d’octobre, le public a répondu en masse à l’appel des Puppetmastaz . Et après le vague à l’âme, c’est un sentiment d’excitation qui s’empare de nous à l’idée de voir ce que le gang des marionnettes le plus décalé de la scène musicale nous réserve pour cet ultime concert. Les lumières s’éteignent. Mr Maloke, Wizzard et Buggles font leur entrée au son de Animals . Comme si de rien n’était, le crew enchaine avec Zoology ou encore Bigger the better face à un public ultra motivé. Le calme avant la tempête ?.

C’est alors que les MCs se chamaillent méchamment pour décrocher le titre de Président de la République de la France. Après des combats plus farfelus les uns que les autres, c’est finalement Mr Maloke qui s’empare du trône, à coups de tronçonneuse (tout de même!). La rumeur disait bien vrai : la révolution des marionnettes n’aura pas lieu! Les tensions au sein du groupe sont trop lourdes et chaque MC veut désormais prétendre à une carrière solo. C’est une marionnette dont on ignorait jusqu’à maintenant l’existence, un Teddy Bear tout mignon et quelque peu confus, qui nous apprend une triste nouvelle : le concert est annulé ! Stupeur dans la salle ! (Le public joue le jeu à 200% !)

24-3-3Heureusement, après quelques négociations avec le manager du groupe, le show peut tout de même continuer. Ouf ! On assiste alors à des performances solo, toutes remarquables, de Rino, Snuggles, Buggles et Maloké, sur des nouveaux tires, tous extraits de The Break Up . Tradition oblige, à chaque concert des Puppetmastaz, après les marionnettes, c’est au tour des MC en chair et en os de lâcher leur flow, tantôt hip-hop tantôt ragga pour le plus grand plaisir du public désormais complètement déchaîné !

Après cette interlude « humaine », les marionnettes reprennent place sur la scène et poursuivent le show en compagnie de guests tous plus prestigieux les uns que les autres : Peggy la cochonne, Beat de Mr Oizo, mais aussi Elvis (oui oui!) et Maître Yobo (mais si, vous savez, le frère jumeau de Maître Yoda ). De quoi nous offrir des featuring aussi inédits que déjantés! Et un final tout simplement magistral! Le public aura même droit à pas moins de trois rappels, dont un Midi Mighty Moe survolté. Le concert prend alors définitivement fin. Les lumières se rallument. Les marionnettes ont déserté la scène sur laquelle il ne reste plus que les vestiges d’un théâtre musical pas comme les autres.

Crédits photo : Nicolas Aubry (http://www.allightoutside.com)

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En savoir +

Site officiel : www.puppetmastaz.com
Myspace : www.myspace.com/puppetmastaz
Framix : www.myspace.com/framix

A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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