Prise d’otage et quiproquos au Théâtre le Temple

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Fort de son succès à la Comédie des Trois Bornes, la pièce de Franck Duarte, « Y’a de l’otage dans l’air », s’installe désormais sur les planches du théâtre le Temple. Une comédie déjantée au rythme effréné, qui ne laissera personne indifférent.

Image de Cyrielle, fêtarde accomplie – enceinte de surcroît – est la colocataire d’Alex, un jeune avocat promis à une belle carrière, qui doit effectuer sa première plaidoirie aujourd’hui. Tout semble bien se passer pour eux, jusqu’à l’arrivée d’Yvan, frère d’Alex, comédien raté, mais sûr de son talent. Il vient de se séparer de sa copine et décide de s’installer chez eux. Yvan, en bon avocat, le convainc de retourner la voir pour lui déclarer sa flamme… Grand mal lui en prit. Quelques minutes plus tard, Yvan revient, paniqué, la police aux trousses… Dès lors, une avalanche de catastrophes et de quiproquos ne cessera de s’abattre sur ces trois protagonistes. Les gags fusent et le public n’a pas une seconde de répit. Bienvenue à la première prise d’otage entre amis!

La qualité première de ce spectacle vient donc de son rythme effréné. Tout s’enchaine à une vitesse folle, ce qui maintient une tension tout au long du spectacle. Et si parfois les situations semblent irréalistes, le spectateur ne peut s’empêcher de se demander « et maintenant, que va-t-il se passer? Comment vont-ils s’en sortir? ».

Côté décor, on se trouve dans un salon classique d’appartement, avec canapé, bar et ordinateur. Le fait d’avoir une seule pièce renforce le côté huit-clos de la prise d’otage. Sans trop en dire, on sent que les issues se referment petit à petit sur les personnages, qui se retrouvent coincés dans ce salon en haut d’un immeuble.

La mise en scène, astucieuse, utilise ce peu d’accessoire à bon escient : l’ordinateur permet de communiquer avec l’extérieur, la fenêtre d’apercevoir ce qu’il se passe en bas de l’immeuble, etc.

Il faut également souligner la qualité de jeu des acteurs, qui donnent vraiment vie au spectacle en maintenant durant plus d’une heure ce rythme intense. Ils se démènent sur scène, passant par toutes les émotions. Ce trio fonctionne bien, les trois personnages se complétant, chacun avec son propre caractère bien trempé.

« Y a de l’otage dans l’air » est donc une bonne comédie, moderne, drôle, qui ne se prend pas la tête. Une recette qui marche. L’assurance de passer un moment agréable et de ressortir avec le sourire.

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En savoir plus :

À partir du samedi 11 mai, au Théâtre le Temple

18, rue du Faubourg du Temple
75011 Paris
Métro : République

Le lundi et mardi à 20h
Le samedi et dimanche à 18h30

Texte et mise en scène : Franck Duarte Avec Sophie Baudin ou Agathe Jolivet ou Alix Valroff, Franck Duarte ou Matteo Fortin ou Cédric Maunier, Pierre-Louis Jozan ou Julien Kirsche

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A propos de l'auteur

Image de : Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

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