Dresden Dolls – Interview

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Se définissant eux même comme faisant du cabaret punk, The Dresden Dolls est un groupe à la fois unique et inclassable. Composé uniquement d'Amanda Palmer au piano et de Brian Viglione à la batterie, ce duo est surprenant à plus d'un titre. Et ce n'est pas leur excellente prestation strasbourgeoise qui me contredira. Le public a littéralement été conquis par ce mélange détonnant des styles où Kurt Weill côtoyait Jacques Brel ou encore Black Sabbath. Retour quelques heures auparavant dans les locaux de la Laiterie pour un entretien passionnant avec Brian sur son groupe et sur lui même.

small_dresden_03 Votre tournée européenne vient juste de commencer, quelle fût la réaction du public lors des 2 premières dates ?

Brian: Ce fût bouleversant et incroyable. Spécialement la nuit dernière à Frankfort. C’est une réaction et un accueil vraiment inhabituel pour nous. En général, le public mets un peu de temps à se chauffer et à rentrer dans notre musique, mais là le public était très réceptif et on a fait 2 rappels, ce qui est plutôt rare. On a également pris beaucoup de plaisir à Paris et à Berlin, on a déjà joué deux fois dans ces villes et c’est génial de voir les gens revenir à nos concerts et ramener leurs amis. A ce niveau là, il n’y a pas une grande différence entre les USA et l’Europe, l’accueil du public est en général très bon.

Et bien j’espère que Strasbourg sera à la hauteur.

B: Oui ! Je l’espère également (Rires)

À quoi devons nous nous attendre pour le show de ce soir ?

B: Ce soir ? Il y aura des nouvelles chansons qui seront sur l’album que nous allons enregistrer au printemps. Il y aura également une actrice qui fera une sorte de numéro sur Missed Me . Ce sera quelque chose de très théâtral, une sorte de danse, de mime. Ça sera très excitant. Nous allons également jouer avec les Katzenjammer Kabarett. C’est un groupe français vraiment prodigieux, ils ont déjà assuré notre première partie à Paris en septembre dernier et nous sommes très excités à l’idée qu’ils se joignent de nouveau à nous. Il y aura bien sûr également quelques standards des Dresden Dolls (rires) . Vous savez, des classiques que les gens aiment bien entendre comme War pigs, Half Jack ou Coin Operated Boy .

Est ce que vous improvisez beaucoup durant vos concerts ?

B: Absolument ! On se laisse beaucoup inspirer par le moment présent. Le fait d’être juste nous deux sur scène et d’avoir une structure très basique dans nos morceaux, nous conduit à nous laisser beaucoup d’espace dans notre façon de jouer ensemble, notamment au niveau de nos expressions du visage, de nos pantomimes et de la tonalité musicale que nous donnons aux chansons. Une grande partie de tout cela est laissé à l’appréciation et à l’imagination du moment, en fonction de notre connexion avec le public et de celle qui existe entre Amanda et moi. C’est une vraie discipline que de faire en sorte que nos chansons soient les plus fraîches et les plus vivantes possible à chaque fois que nous les jouons.

Vous n’êtes donc pas lassés de tourner ?

B: C’est un instrument que nous essayons d’utiliser pour nous empêcher de nous ennuyer et de s’encroûter. Nous pourrions très facilement en avoir ras le bol de jouer soir après soir Coin Operated Boy, mais c’est le public qui nous pousse à expérimenter, à jouer et à nous éclater comme des gosses.

Comment vous sentez vous avant de monter sur scène ? Êtes vous nerveux, avez vous le trac ?

B: Pour certains shows, il m’arrive parfois d’avoir vraiment l’estomac noué. Mais j’ai remarqué que cela s’avère toujours par la suite être les meilleurs shows, ceux durant lesquels je suis le plus focalisé sur la musique et durant lesquels l’énergie entre Amanda et moi est la plus concentrée. Mais la plupart du temps, je suis vraiment heureux d’être sur scène. C’est une sensation merveilleuse. C’est quelque chose que nous voulions faire depuis toujours et c’est une vraie chance que de pouvoir jouer dans le monde entier devant un si grand nombre de publics différents. C’est un cadeau incroyable et nous en sommes très reconnaissant. C’est quelque chose de très particulier, vous savez, que d’arriver dans une salle, de voir l’excitation dans les yeux du public et d’éprouver cette sensation de donner quelque chose d’unique à un certain groupe de personne.

small_dresden_01 Qu’est ce qui fait pour vous qu’un show soit bon ou mauvais ?

B: Personnellement les plus mauvais shows sont ceux pendant lesquels la communication entre Amanda et moi est au plus bas niveau. ça peut être également des soirs où je me sens fatigué ou lorsque j’essaye d’exprimer une chose qui ne veut simplement pas sortir, comme par exemple bégayer lorsque je prends la parole. Lorsque cela m’arrive je me sens généralement comme le dernier des idiots (rires) . Mais les meilleurs concerts sont ceux durant lesquels Amanda et moi sommes sur la même longueur d’onde et que nous nous exprimons comme si nous n’étions plus qu’un seul être. C’est une sorte de magie, un sentiment de béatitude, quelque chose que je cherche à recréer constamment. C’est une sorte de drogue. Je suis en général extrêmement déçu lorsque je n’arrive pas à atteindre ce sentiment durant une performance. Vous passez votre journée à attendre cette heure si particulière durant laquelle vous allez pouvoir vous exprimer pleinement, pouvoir élever votre quotidien, et lorsque cette chance est gâchée c’est pour moi une immense déception et une grande frustration. Pour Amanda, c’est un peu différent. Pour elle les meilleurs concerts c’est lorsque le public est très réceptif et lorsqu’il y a une grande interaction entre lui et nous. Elle ne se met pas autant de pression que moi dans le fait de livrer une prestation musicalement parfaite. Ce qui compte le plus pour elle, c’est l’échange avec le public. Je partage bien sûr totalement cette vision, mais Amanda a plus l’esprit d’un songwriter et moi je suis plus centré sur la musique. Nous nous complétons donc à merveille (rires) .

J’ai lu que vous aviez rencontré Amanda lors d’une fête d’halloween et que vous aviez été fasciné par elle jouant du piano. Qu’est ce qui vous a poussé à travailler ensemble ?

B: (Grand sourire) . Ce fût le moment le plus intense et le plus décisif concernant la direction que je voulais faire prendre à ma vie. Je n’avais jamais eu la chance de côtoyer un tel musicien. Quelqu’un qui rassemblait à la fois toutes les qualités et toutes les influences que je voulais incorporer dans ma propre musique. C’était comme regarder mon partenaire idéale musicalement parlant, en train de livrer une prestation dans laquelle je me retrouvais totalement. J’ai tout d’abord pensé, que c’était la musique la plus bizarre que je n’avais jamais entendu. Je n’avais jamais écouté de chansons qui pouvaient ressembler à Girl Anachronism ou à Half Jack . Il y avait un tel dynamisme, un tel mouvement, et une telle imagerie véhiculée par les paroles que j’en étais littéralement soufflé.

Je l’ai donc invitée à venir répéter avec moi. Ce fût une relation très intuitive et très organique dès les premiers instants. On aurait dit un premier rendez-vous. Nous nous sommes assis l’un à coté de l’autre, chacun avec son instrument, et nous avons commencé à chercher par quoi commencer. Exposer sa musique et ses idées peut être un moment très embarrassant, vous savez. Mais dès le début j’ai essayé d’écouter attentivement sa musique et de tenter de pénétrer dans son univers pour trouver ce dont les chansons avaient vraiment le plus besoins rythmiquement parlant. Amanda l’a tout de suite remarqué. Elle m’a dit qu’elle avait déjà joué avec d’autres batteurs, mais que tous ignoraient sa musique et étaient uniquement focalisés sur leur propre jeu de batterie. Avoir quelqu’un d’aussi attentif à sa musique, c’était quelque chose de nouveau et de très rafraîchissant pour elle. Elle m’a avoué avoir été très heureuse et très touchée par cette attention. Pour moi ça a été un vrai bonheur que de pouvoir intégrer toutes mes propres influences de jazz, de métal, de punk rock et de comédies musicales dans cette musique si nouvelle à mes yeux. ça a été un des moments les plus stimulants que nous avons pu expérimenter.

small_dresden_07 Quelles sont vos influences musicales à chacun et comment en êtes vous arrivé à créer ce mélange unique de cabaret et de rock ?

B: Je fais parti de cette génération Nirvana. J’ai beaucoup été influencé par toute cette musique underground et j’ai suivi tout ce mouvement initié par Kurt Cobain et Eddie Vedder. Eddie Vedder a été la personne qui m’a conduite vers des groupes comme Fuggazi, Minor Threat, Birthday party, Black Flag ou encore Nick Cave . J’écoutais beaucoup de métal aussi, des trucs comme Pantera ou Slayer . Le jazz également fût une influence très importante, notamment grâce à mon père. Lorsque j’avais 11 ans, il m’a emmené voir Elvin Jones qui était un batteur de jazz très connu qui a joué avec John Coltrane notamment. Ça a été quelque chose de décisif pour moi. J’avais un documentaire vidéo sur lui à l’époque et je n’arrêtais pas de le regarder. Et lorsque c’était fini je courais dans la chambre de mon père pour me mettre à la batterie et à essayer de jouer comme lui. J’ai donc été beaucoup influencé par tout ce mélange de styles très différents mais également par tous ces idéaux que peut véhiculer le punk rock ou le jazz: cette énergie, cette honnêteté et ce désir de s’exprimer par soi même.

Lorsqu’elle était jeune Amanda écoutait beaucoup de musique du début et du milieu des années 80, des trucs comme Duran Duran, Depeche Mode ou les Beach Boys . Pendant son adolescence elle a commencé à explorer des trucs plus sombres, plus gothiques, des groupes comme The legendary Pink Dots, Robin Hitchkock et Nick Cave également. Beaucoup de choses très poétiques avec une imagerie très riche. Elle a également un background théâtral très important. Elle a toujours joué dans des pièces de théâtre ou fait de la mise en scène et cela se ressent beaucoup dans sa façon de composer. Lorsque nous avons cherché comment décrire notre musique, nous nous sommes dit « Mon Dieu, comment allons nous expliquer aux gens quel genre de musique nous faisons ». Pour nous les mots « cabaret » et « punk » résumait le mieux l’essence même de notre musique. Dans le punk, on retrouve cette rébellion, cette honnêteté, cette volonté de ne pas rentrer dans un moule mais de faire ce à quoi on l’on croit vraiment. De l’autre côté, il y a l’aspect théâtral, flamboyant et à la fois intimiste du cabaret. C’est spécialement vrai pour toutes ces productions musicales des années 30-40, qui exprimaient beaucoup de points de vue politiques et sociaux d’une manière très créative et très satyrique. C’est essentiellement ce genre de chose que nous essayons de faire. En tant qu’artiste nous n’essayons pas d’imposer nos points de vues politiques ou personnels, Nous préférons que notre public puisse agir et penser par lui même. C’est très important pour un artiste d’offrir un miroir aux gens pour qu’ils puissent s’observer eux mêmes ainsi que la société dans laquelle ils vivent. C’est toutes ces choses que représentent le « cabaret punk » à nos yeux.

small_dresden_12 Comment êtes vous arrivés chez Roadrunner, label plutôt connu pour ses grosses productions métales comme Machine Head ou Sepultura ?

B: (Éclats de rires) Je n’en ai absolument aucune idée ! Quelqu’un de chez Roadrunner est tombé sur notre site web et a téléchargé le clip de Girl Anachronism . Il a vraiment été très excité en le visionnant et l’a présenté lors d’un meeting où le président du label était présent. Le président de Roadrunner, qui est normalement quelqu’un de très sérieux et de très stoïque, a paraît t-il, ri aux éclats durant toute la projection de la vidéo. Toutes les autres personnes présentes se sont retournées et n’en n’ont pas cru leurs yeux en voyant la réaction de leur chef. Après cela on a commencé à discuter avec eux et on a vite réalisé qu’on ne disposait pas des ressources nécessaires pour continuer sur notre propre label. On avait vraiment envi de continuer l’aventure et de faire connaître le groupe au plus grand nombre. Les petits labels indépendants quand à eux, soit ne nous aimaient pas, soit ne nous proposaient rien de plus que ce que nous avions déjà. Roadrunner nous offrait un vrai point de départ tout en restant fidèle à notre propre vision. Nous avons eu un contrôle artistique total sur tout ce que nous faisions. Dans notre entourage, beaucoup de gens nous ont dit « Bande d’imbéciles, qu’avez vous fait ! Vous n’imaginez pas ce qui va se produire ». Mais une des choses qu’il est très important de ne pas oublier pour un artiste qui rejoint une entité commerciale de la sorte, c’est de garder la tête froide pour ne pas simplement être utilisé par le système mais de l’utiliser et de profiter de toutes les opportunités et de tous les outils qu’il peut mettre à disposition. Et c’est exactement ce que nous sommes en train de faire.

Vous êtes donc distribués dans le monde entier ?

B: Oh oui ! Même en Australie, où le groupe marche vraiment bien et où les gens sont très réceptifs à notre musique. Pour nous c’est quelque chose de dingue que de recevoir des mails de gens de Perth qui nous disent (en imitant l’accent australien) « Nous sommes vraiment déçus que vous ne veniez jamais jouer à Perth. Pourquoi ne venez vous jamais jouer à Perth ?? » (rires) Nous ne sommes qu’un petit groupe et des gens nous connaissent à l’autre bout de la Terre et sont déçus que nous ne venions pas joués chez eux. C’est quelque chose de dingue. C’est une des chose qu’Internet mets très bien en évidence : à quel point le monde peut être petit. De nous jours c’est tellement simple de voyager, il suffit de se mettre dans un avion et puis voilà….

Il y a t-il souvent des divergences artistiques entre Amanda et vous ?

B: Dans la majorité des cas, nous sommes sur la même longueur d’ondes. Nous faisons beaucoup confiance à notre intuition mutuelle en ce qui concerne l’avenir du groupe. Nous nous laissons également beaucoup d’espace pour expérimenter de nouvelles idées. C’est spécialement vrai pour moi envers Amanda car c’est elle qui compose et je suis toujours en admiration sur sa façon d’écrire. J’adore quand elle commence à partir dans des directions un peu bizarres ou étranges. C’est quelque chose de très excitant. Lorsque des conflits musicaux apparaissent entre nous, on essaye toujours de trouver un consensus et de prendre le meilleur de nos 2 opinions. C’est parfois très dur, mais nous avons un grand respect mutuel et beaucoup d’attention l’un envers l’autre. Mais de façon générale c’est toujours un très bon exercice que d’écouter ce que l’autre a à nous dire.

Si le groupe devait s’arrêter demain, dans quelle direction iriez vous ?

B: Je pense que je resterai définitivement dans la musique. J’ai toujours été du genre à essayer de m’adapter à la situation et d’en tirer le maximum. Avant les Dresden Dolls, j’ai toujours fait parti de pleins de groupes et je pense poursuivre dans cette voie. Amanda continuera à faire de la musique, mais aussi du théâtre ou du design. Elle a un éventail de talents et d’activités beaucoup plus large que les miens. Pour ma part, je suis beaucoup plus centré sur la musique et surtout sur la batterie. C’est ma plus grande source de satisfaction.

small_dresden_08 A quelle époque auriez vous aimé vivre ?

B: Si je pouvais, j’aimerai beaucoup pouvoir vivre, juste une semaine ou deux, pendant les années 20 afin de pouvoir expérimenter toutes les cultures et toutes les influences si différentes de cette époque. Le jazz notamment. Tout ce que j’ai pu lire sur cette période m’en a donné une image très riche et très romantique, tant au niveau culturel que sociale. Mais si j’avais vraiment à choisir, je crois que je resterai dans le présent. Les outils que nous avons à disposition pour notre éducation et pour notre accomplissement personnel sont inestimables. De plus la façon dont nous pouvons influencer le futur n’est que trop désespérément nécessaire pour vouloir retourner dans le passé. C’est d’ailleurs l’une des chose les plus passionnantes que nous permets le groupe. Avoir une chance d’exercer un effet positif sur aujourd’hui et sur demain. C’est très gratifiant de rencontrer des jeunes gens qui viennent vous voir en vous disant « Vous m’avez beaucoup inspiré, c’est grâce à vous que je me suis mis à jouer d’un instrument ». On a vraiment l’impression de servir à quelque chose.

Vous avez évoqué votre prochain album, comment sera t-il ?

B: Le deuxième album sera un peu plus orienté rock. Il n’y aura pas de second Missed me ou de second Coin Operated Boy . Mais le processus d’écriture n’est pas entièrement terminé, et dans les mois à venir, Amanda a prévu de passer beaucoup de temps à finaliser les textes, d’autres idées vont donc encore émerger. Il y aura peut être une plus grande distance vis à vis des thèmes abordés. Sur le premier album, les paroles étaient très personnelles. Amanda y parlait de sa rupture avec son petit ami, mais aussi de son enfance et sur la façon dont elle a grandi. Sur le nouvel album les sujets seront beaucoup plus variés.

Avez vous prévu de travailler avec d’autres musiciens sur ce nouvel album ?

B: Je pense que le prochain album restera à quasiment 100% un duo. Le disque va être très brut dans sa structure avec une production très minimaliste. Ce sera comme pendant nos concerts: juste un piano et une batterie. Nous allons bien sûr essayer de trouver de nouveaux accompagnements sonores, des nouvelles ambiances, pour vraiment mettre en valeur nos instruments mais ce ne sera pas de la même façon que sur le premier album, sur lequel il y avait beaucoup d’arrangements à corde et de solos de guitare. Ce sera les Dresden Dolls réduits à leur plus pure quintessence (rires) .

Ce nom Dresden Dolls, d’où vient t-il ?

B: C’est essentiellement une juxtaposition de 2 concepts. Pour beaucoup de gens Dresde est associé aux bombardements, à la destruction, à la tragédie. Les poupées sont quand à elle associées à la notion de fragilité, de délicatesse. Cela synthétise assez bien la large palette de sentiments que peut véhiculer la musique. On peut aussi voir dans ce nom, une référence à toutes ces comédies musicales européennes des années 30, qui nous ont beaucoup influencées.

Cette interview est pour un magazine web, donc vous n’échapperez pas à la traditionnelle question. Que pensez vous d’Internet ? Voyez vous cela plutôt comme un danger ou comme une chance pour faire connaître votre musique ?

B: Je crois que nous avons utilisé l’ensemble des possibilités que nous offraient le web. En tant que groupe indépendant, internet a été un outil formidable pour nous. Aussi bien grâce aux mailing lists, que grâce à notre site web où les gens peuvent acheter nos CDs, écouter nos chansons, obtenir toutes les informations sur qui nous sommes, ou nous contacter pour organiser des concerts. Je ne sais pas comment nous y serions arrivés aussi rapidement sans le web. Bien sûr les abus existent et le net peut être utilisé de façon abusive, mais après c’est la responsabilité de chacun qui est en jeu.

A quoi croyez vous le plus ?

B: Oh mon Dieu… (sourire, suivi d’un long silence). Je crois que je dirais que toutes les choses qui m’ont fait avancé en tant que personne ont été guidées par la satisfaction que l’on peut tirer en cherchant à atteindre ce qui se trouve vraiment au fond de son cœur. Et lorsque j’ai des soucis dans ma vie ou lorsque je rencontre des amis qui me disent « Mon Dieu, ma vie est un désastre », la plupart du temps c’est parce qu’ils n’écoutent pas attentivement ce que leur cœur leur dit de faire, qu’ils sont distraits pas d’autres désirs.

Et pour finir, quelle est la chose que vous détestez le plus pendant une interview ?

B: (Rires) Les gens me demandent souvent si je ne suis pas fatigué de répondre toujours aux mêmes questions. « Détester » est un mot très fort et il n’y a rien que je ne déteste vraiment à propos de tout cela. C’est un état d’esprit qu’il faut avoir et c’est important de savoir quel est exactement le boulot que vous faites. Vous venez vers moi car vous avez besoins d’informations et moi j’ai un groupe à faire connaître donc…. Il n’y a aucune malice dans mon coeur à propos des intervieweurs, vous savez. Ce fût un échange très agréable (Rires) .

Un grand merci à Roadrunner France et bien sûr à Amanda et à Brian pour leur disponibilité.

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Image de : Fondateur de Discordance.

1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 16 mai 2005
    kneckes... a écrit :

    Les Dresden Dolls se sont donnés à fond devant une salle à moitié vide… Le Noumatrouff s’en souvient encore! Merci fils pour cette excellente interview d’un groupe aussi détonnant qu’inclassable et longue vie à Discordance!

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