Un vendredi aux Trans Musicales | Rennes | 6.12.2013

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Transmusicales 2013

Ce vendredi 6 décembre, deuxième soirée du festival au Parc Expo, à 20 minutes de navette du centre-ville de Rennes. Le Parc Expo est divisé en deux : d’un côté le concert de Stromae dans le plus grand hall, limité toutefois à 7000 spectateurs (pour 11 500 billets vendus). De l’autre, des groupes qui devaient faire avec un parterre réduit de spectateurs. Nous étions prévenus d’avance, les places en hall 9 étaient chères, et notre arrivée tardive nous a menée vers d’autres horizons sonores. Dans le hall 5, le hall d’accueil du public, juste à côté des barrières de sécurité bloquant l’accès au hall « Alors on danse », un écran rappelle les autres concerts en cours. Ouf, les retardataires vont quand même avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Direction alors le concert de Mikhael Paskalev. Le Norvégien propose un mix de pop rétro et d’americana, des airs enjoués, quelques slows. C’est mignon, mais ça tombe comme un soufflé au bout de quelques morceaux, pas grand chose de neuf sous le soleil.

Dans le hall concurrent, les français de Le Vasco sont bien plus doués pour créer l’ambiance. Sur un son naviguant entre rap, dubstep, électro et hardcore, Louise Cazalda entreprend le guerrier War Games avec force chorégraphies. Son chant survolté accompagne les changements d’ambiance, et on sent chez le groupe une volonté de ne pas se faire coller dans une case. On pense à M.I.A sur l’irrévérencieux You Have To Understand, puis le groupe entame une reprise de Death Grips, peut-être histoire de signifier une filiation avec le groupe de rap de Sacramento.

Un trio de Floride qui se nomme Jacuzzi Boys et dont le chanteur-guitariste Gabriel Alcala, long cheveux dans la figure, commence son concert par « we come from Miamiiii, FLLLL (pour FLorida) », ça paraît louche sur le papier. Pourtant, en live, le son garage débité sans états d’âmes par le combo classique guitare-basse-batterie est sacrément efficace. La voix haut perchée d’Alcala rappelle par moment Chris Owens, un autre floridien leader des feu Girls. Double Vision introduit une vision plus nuancée, plus pop psychédélique, qu’il aurait été intéressant de développer. Dans l’ensemble, le ton est direct, et les morceaux envoyés, entre deux mielleux « thank you sweeties » adressés au public, privilégient l’énergie à la réflexion. Et si on sent un peu de paresse, on la mettra sur le compte du climat de leur pays natal.

Changement d’ambiance, le hall 9 rendu à tous les festivaliers accueille la disco flamboyante d’Escort. Des cuivres, des choristes, un percussionniste, un claviériste, un guitariste, et une diva, la francophone Adeline Michel, pour les mener tous. La piste de danse est agrémentée de trois boules à facettes géantes, et quatre plus réduites. Leur utilisation est cependant assez limitée, les éclairages étant assez crus au début de concert. Le groupe est un peu décontenancé par un public éparpillé dans la salle, se livrant à des pas de danse disco décousus. Sur la scène, le concert débute avec Starlight, un bon titre qui condense les gimmicks de l’époque de référence et pose tout de suite l’ambiance. Une mise en avant plus poussée des musiciens aurait permis de faire décoller le show, qui reste trop poli.

On passe le reste de la soirée entre les beats de Madame, décevant Marcus Marr et les excentricités de Melt down.

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Site du festival : http://www.lestrans.com

A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

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