We are the 90′s #2

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C’est dans l’air du temps. La preuve avec le grand chelem programmé de Camille redouble aux Césars. Les cassettes qui tournaient dans les walkmans ont pris la poussière, les souvenirs aussi. L’heure est à la nostalgie du trentenaire désireux de retrouver l’innocence perdue de sa jeunesse. Et s’il se remémore plus volontiers d’avoir assisté à l’entrée de Smell like teen spirit au Top 50, difficile pour lui de nier avoir remué en cachette son popotin sur des airs de Dance Machine en chantant à tue-tête les quelques paroles répétitives de tubes improbables.

Après une première édition à La Machine, la team des We are the 90′s investit l’un des halls de Paris Expo à Porte de Versailles pour tenter de ressusciter une ambiance « Dance Machine » à faire pâlir le plus blasé des spectateurs de M6. Au niveau du kitsch, du très lourd : Coolio, Ice MC et 2Unlimited ! Excusez du peu…

We are the 90s

Il semblerait que le concept fonctionne à merveille, puisque la moitié du Hall 4 a été réquisitionné pour l’occasion. En début de soirée, peu de monde encore et un vestiaire vide, mais impressionnant : 5000 dépôts d’articles sont prévus. Une grande scène avec une avancée diffuse déjà de quoi nous renvoyer en arrière : la nostalgie prime sur la cohérence musicale, avec des enchainements style Joan Osborne suivie de Warren G, Four Not Blonde, Ace of Base, Corona ou encore Alanis Morisette. Prends ça dans ta face d’adulescent.

En arrière-salle une table propose à qui veut de se faire dessiner un motif sur une partie de son corps. L’endroit est au choix, pas le motif. Années 90 oblige, les heureux « tatoués » pourront donc arborer fièrement un Denver Le Dinosaure ou un troll rose (qui en a une petite, mais bien dure) tout au long de la soirée.

Avant d’accueillir les « artistes » sur scène, la team anime le parterre bien rempli sur l’avancée de la scène. Joggings fluo et lunettes opaques, la gestuelle est kitsch, décomplexée, mais tout le monde s’en fout et fermement décidé à rattraper le fait de n’avoir jamais pu mettre les pieds dans un Dance Machine étant jeunes. Alors c’est le moment de se rattraper. Le temps passe, les chorégraphies s’enchainent et c’est le moment d’aller prendre une bière. À 10 euros, le houblon de notre Carlsberg prend une couleur plutôt or. C’est prohibif, cher, mais tant pis. La prochaine fois, on prendra un Coca.

Coolio

1 h 45, la foule est au taquet et c’est le moment d’accueillir l’une des premières têtes d’affiche de la soirée… et de faire un premier bide. Monsieur se sera surement endormi sur son canapé à l’espace artiste… Deuxième essai « Please welcome, Cooliooooooooooooo !! ». Deuxième bide.

Quelques huées plus tard, le DJ reprend son rôle et passe quelques sons. L’ultime tentative sera la bonne et Monsieur Coolio, qui n’a gardé de l’époque que deux tresses verticales, finira par daigner monter sur scène, accompagné d’un acolyte rappeur (lui-même accompagné d’un gros joint d’herbe).

Trois songs plus tard, Coolio troquera son ami contre une chanteuse qui arrivera en fredonnant les airs du fameux Gangsters Paradise.Sans Playback. Grosse grosse ambiance dans la salle, ça saute de partout. Fin du titre et fin du set, c’est court, mais à l’image de ces artistes jetables. Il a chanté son tube, il est parti, le job est fait.

ice MC

Sans transition, c’est Ice MC qui viendra sur scène. Nous aurons évidemment droit à Think About the Way ou It’s a rainy day. On me souffle à l’oreille que la fameuse chanteuse (Alexia) qui l’accompagnait à l’époque n’est pas celle présente ce soir, ce qui expliquera son playback carrément désynchronisé. Tant pis, on est pas là pour juger des performances vocales de nos amis eurodancers. Encore une fois, le show sera court (à peine 20 min) et directement suivi par l’un des fers de lance de l’époque eurodance : 2Unlimited. Le duo sera largement acclamé par l’audience, l’apogée du show arrivant évidemment aux premières notes de « No Limit ». Gros synthé et grosses basses, la salle est définitivement rentrée dans un vortex temporel de 15 ans, la tenue sexy de la chanteuse ne pardonnant toujours pas son playback.

Belle occasion pour tout ce petit monde de remonter sur une scène avant de retomber dans les oubliettes des soirées rétro. Un petit tour de playback et puis s’en va. De quoi ambiancer un public bon enfant à peu de frais.

2Unlimited2Unlimited2Unlimited2Unlimited2Unlimited2Unlimited2Unlimited2Unlimited2Unlimitedice MCice MCice MCice MCice MCCoolioCoolioCoolioCoolioCoolioCoolioWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90sWe are the 90s

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A propos de l'auteur

Image de : Photographe professionnel & développeur front-end freelance à Paris. Site : philippebarbosa.com

2 commentaires

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  1. 1
    le Mercredi 30 janvier 2013
    Sylvain a écrit :

    Salut Philippe,

    Coolio a joué 4 titres, alors que seulement deux étaient prévus. Mais il a été carrément à la bourre en plus son dj a eu un problème technique du plus bel effet, ce qui explique un lancement un peu laborieux.

    Et autre point important : pas de playback de la part des guests. Ils ont joué le jeu.

    Merci d’être venu en tout cas.

    Sylvain

  2. 2
    Philippe Barbosa
    le Mercredi 30 janvier 2013
    Philippe Barbosa a écrit :

    Bonjour Sylvain,
    je ne parlais pas des guests qui n’ont pas fait de playback mais de leurs choristes (à l’exception des accompagnants de Coolio).

    Malgré quelques accrocs et le prix de la pinte j’ai trouvé la soirée vraiment sympa :)

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