Vieilles Charrues – Jour 3

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Carton plein pour les Vieilles Charrues ce samedi avec une journée qui affichait sold out ! Et pour cause ! De Yan Wagner à Neil Young en passant par Hanni EL Khatib, la programmation faisait le grand écart entre les genres et les générations. De quoi satisfaire tout le monde !On fait le point sur les meilleurs moments de la journée !

Après le concert très bluesy de Wild Belle, duo originaire de Chicago, c’est au tour du frenchy Féfé de se lancer dans l’arène. Un jeu d’enfant pour l’ancien membre du Saian Supa Crew qui a surpris tout le monde en arrivant parmi la foule avant de monter sur scène. Très à l’aise, l’artiste s’est mis le public dans la poche en un tournemain grâce aux morceaux ultra groovy.de ses deux albums, Jeune à la retraite et Le Charme des premiers jours.

Direction ensuite la Californie, avec Jonathan Wilson. Le néohippie aux longs cheveux gras (normal quoi) squattait la scène Grall pour interpréter les titres de ses albums Frankie ray et Gentle Spirit. Accompagné de ses musiciens, l’artiste a transporté le public dans un tourbillon de folk riche et épure, mâtiné de psychédélisme, digne des plus grands tels que The Crosby ou The Stills. Il ne restait plus qu’à fermer les yeux pour s’imaginer sur la Route 66 les cheveux aux vents !

On reste dans le folk, mais on change de continent. Tête d’affiche de nombreux festivals cet été, Asaf Avidan, artiste d’origine israélienne, a fait un crochet par la Bretagne pour le plus grand bonheur des 50 000 spectateurs venus l’applaudir. Déjà venu sur les terres de Carhaix en 2011, Asaf Avidan se sent un peu comme chez lui. Écorché vif, ultra sensible, celui que l’on compare à Janis Joplin a fait chavirer toutes les âmes sensibles, notamment lors de l’interprétation de son tube One Day / Reckogning Song, repris en choeur par la foule amassée devant la scène pour ses beaux yeux (ou sa belle crête, au choix !)

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Après l’instant douceur, pendant que la majorité du public a opté pour la poésie de Benjamin Biolay, on part se dégourdir les jambes au son de l’électro-new-wave de Yan Wagner. Avec ses musiciens Alexandre Berly alias La Mverte et Rémi Foucard, l’artiste s’est transformé en une véritable machine à danser. Il faut dire qu’il est difficile de résister à la musique hypnotique et élégante du chanteur parisien produit par Arnaud Rebotini. A commencer par le tube 3Forty Eight Hour ou Love sick, sans oublier Changed. Sourire aux lèvres, manifestement heureux d’être là, Yan Wagner a mis la Bretagne à ses pieds et c’est tant mieux !

21 h 50 : le grand moment de la soirée est arrivé ! C’est l’heure du concert de Neil Young & Crazy Horse, la fidèle formation avec laquelle il tourne depuis 1969 ! . Du haut de ses 67 ans, le légendaire artiste canadien a enchaîné ses plus grands titres pendant deux heures. En commençant par Love and only love, entamé dans un flot de guitares qui durera près de 15 minutes. Le ton est donné ! Neil Young est en pleine forme et il a de quoi faire le show ! Il gratifiera même les 65 000 fans venus pour lui d’une reprise de Blowin in the wind de Bob Dylan. Avant de finir son set au son de son indémodable tube Hey Hey My My, considéré par Kurt Cobain comme sa chanson préférée !

Comme deux heures de concert, c’est assez long, on a pris le temps d’aller faire un tour du côté de la scène Grall pour voir le grand seigneur du hip-hop français, alias Oxmo Puccino. L’artiste le plus respecté du rap made in France jouait devant un public déjà conquis. Ce qui ne l’a pas empêché d’offrir un set ultra « pimenté », alternant classiques de son répertoire et nouveaux morceaux de son dernier album Roi sans carrosse. Sans oublier le traditionnel quart d’heure américain, taillé pour faire danser les foules !

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On finit ce samedi avec le rock vif et crasseux comme on l’aime d’Hanni El Khatib ! Celui qui s’est acoquiné avec Dan Auerbach (moitié des Black Keys) pour enregistrer son deuxième album Head in the dirt, a fait résonner la scène Kerouac au rythme de ses riffs de guitare acérés et puissants. En tournée depuis la sortie de son dernier disque en avril, le beau Hanni enchaîne les concerts dans le monde entier à un rythme effréné. Forcément ça laisse des traces. Ce soir, en plus de ses tatouages, le chanteur californien arbore des cernes profonds. Mais peu importe ! Il assure le show quand même, avec une fougue et une énergie transcendantes. Dead wrong, Penny, Fuck it you win ou « Family », ils y passent tous ! Alors on fait bouger ses cheveux dans tous les sens pour garder le rythme.

Rock n roll will never die. Neil Young l’a dit tout à l’heure et c’est vrai !

Crédits photo : http://rocknfool.net/

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A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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