Vieilles Charrues – jour 2

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Planning plus chargé pour cette deuxième journée des vieilles charrues ! Cette fois on rentre danse vif du sujet. De le folk, de la variété, du rock, du hip-hop et de l'électro, pour une programmation à l'image du festival : éclectique et familiale. Retour sur les meilleurs moments de ce vendredi.

On commence avec les Canadiens d’Alf MOon Run. Encore peu connu en France, le quatuor basé à Montréal a réussi à conquérir le public avec ses titres folk rock ultra mélodiques et harmonieux. Et le challenge n’était pas gagné d’avance ! Seuls les titres full circles et call in the afternoon rappelaient vaguement quelque chose au public… Mais forts de leur énergie et de leur enthousiasme (Half MOon Run fait partie de ces groupes qui ont toujours le smile),  les garçons sont parvenus à imposer leur style grâce aux morceaux de leur dernier album dark eyes. Si bien qu’à la fin, la foule pourtant peu enthousiaste au début, en voulait encore. Suffisait de demander ! Half MOon Run revient sur scène pour jouer en exclusivité leur nouveau titre rock n roll life. « On était tellement stressé qu’on a joué trop vite« , explique Dylan, batteur du groupe. Pas de souci Dylan, on ne t’en veut pas !

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Direction ensuite la scène Grall pour découvrir les enfants du pays : Juveniles. Originaires de Rennes, Jean-Sylavin le Gouic et Thibaut Doray n’ont eu aucun mal à conquérir le public avec leur électro rock taillée pour les dancefloors. On assiste d’ailleurs à un défilé de minishorts au premier rang. Plus jeune et branchée, la foule se met à danser dès les premières notes du set. Si les garçons ne sont que deux sur la pochette de leur premier album éponyme paru en juin, sur scène ils se transforment en quatuor pour encore plus de sensations ! Ainsi, dès 17h30, la scène se transforme en un dancefloor à ciel ouvert. « On a passé un super moment, j’espère que vous aussi », balance Jean-Sylvain à la fin du concert. Sans aucun doute !

Changement radical de style avec l’un des mentors de la chanson française : Patrick Bruel, alias Patriiiiiiiick pour les groupies ! Et Dieu sait qu’elles étaient nombreuses ce vendredi, venues applaudir l’idole des midinettes des années 80 devenues femmes aujourd’hui. Et pourtant, le pari n’était pas gagné d’avance pour le chanteur. En effet, l’artiste a eu la (lourde) tache de remplacer Elton John initialement programmé, mais dans l’impossibilité d’assurer son set pour cause d’appendicite. Entre fans de la première heure et curieux, la foule était compacte face à la scène Glenmor. Peu importe dans quel camp on se trouvait, Patrick Bruel est parvenu à rallier à sa cause TOUT l’auditoire, qui a repris en chœur les paroles de ses plus grands tubes, de Place des grands hommes interprété en ouverture du concert à Café des délices en passant par Casser la voix. Preuve que Patrick Bruel fait à l’heure actuelle parmi du patrimoine musical français et peut se vanter de fédérer un public multigénérationnel. De 15 à 45 ans, on aime tous Patrick ! Alors qu’on se donne rendez-vous dans dix ans, ou avant, ou après, on a qu’une chose à lui dire :  respect !

On reste dans la pop française, mais en version nouvelle génération cette fois, avec Lescop. L’auteur du tube La forêt, tout de noir vêtu comme à son habitude, a offert un concert carré, mais puissant, balayant les titres de son premier album éponyme avec une prestance digne d’un Ian Curtis 2.0. On rentre sans aucun effort dans son univers aux couleurs de pop noire dansante et frénétique.

On poursuit avec un peu plus de fantaisie et les Naive New Beaters ! Le trio déjanté parisien, auteur de l’album La Onda sorti en septembre dernier, a offert un show à leur image : loufoque et complètement décalé. Les trois garçons nous ont offert du fun, du love, des keurs et même des palmiers sur le titre Just another day . Ils ont aussi fait venir sur scène leur grand ami Mickey, en mode bourré, personnage principal du clip de leur tube Shit happens.

On se dirige ensuite vers la scène Kerouac pour applaudir les Irlandais de Two Door Cinema Club. Sauf qu’on n’est pas les seuls à vouloir découvrir le quatuor en live. À tel point qu’il est impossible d’accéder au site pour cause de fosse pleine ! On se rabat donc à l’écart de la foule, face au grand écran. Un mal pour un bien ! Car s’il est indéniable que Two Door Cinéma Club ont dans leur répertoire des tubes en puissance, parmi lesquels Something Good can work, What you want ou Sleep Alone, il est aussi vrai que les garçons manquent sacrément de charisme et de prestance scénique. Pas de regret donc !

1h50 du matin. Les pieds commencent à fatiguer, les yeux ont du mal à rester ouverts. L’appel de la couette se fait sentir. Et pourtant, c’est l’heure du live de Suuns. On se demande alors : pourquoi avoir programmé les Canadiens aussi tard ?! On aura juste le courage de rester pour les deux premiers morceaux, dont le dernier single en date 2020. Et on se dit qu’on se rattrapera cet automne à l’occasion du festival des Inrocks !

Crédits photo : http://rocknfool.net/

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A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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