Vampire Weekend à la Cigale

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Il n’est que 19h30 et la salle de Cigale est déjà très bien remplie pour cette soirée qui annonçait complet depuis quelques semaines. Cette deuxième date à la Cigale pour les New Yorkais de Vampire Weekend (ils étaient déjà venus accompagner The Shins) achève leur dernière tournée Européenne avant l’écriture d’un second album .

vampireLes Kid Bombardos, moyenne d’âge 18 ans, investissent la scène pour une première partie réussie. Avec toute l’énergie de leur jeunesse, ils assureront presque cinquante minutes d’un rock qui, s’il est parfois trop sérieux, propose une vraie recherche mélodique ( I Round The Bend ) et un rythme soutenu (mention spéciale au batteur, très efficace). La voix grave et la façon de chanter de Vincent Martinelli ne sont pas sans faire penser à celles d’un certain Julian Casablancas .

La tension est à son comble à l’arrivée des Vampire Weekend, déjà souriants et visiblement décontractés. Ezra Koenig lance un « I see a mansard roof through the tree » ( Mansard Roof ) et déjà la fosse saute en rythme sur les guitares syncopées, des notes de clavier enlevées de Rostam Batmanglij et une batterie dont Chris Tomson joue parfois comme de percussions.

Ce soir, c’est l’intégralité du premier album éponyme du groupe qui sera joué, et tous les titres seront accueillis par un enthousiasme et une bonne humeur palpables. Certains morceaux révèlent sur scène un habillage légèrement différent de l’album, à l’image de Cape Cod Kwassa Kwassa, très représentatif des vibrations africaines qui traversent le son du groupe. Ezra a une vraie prestance et n’hésite pas à faire du public son choeur sur One (Blake’s Got A New Face) et M79 . Le set se termine sur le littéraire Oxford Comma, mais bien sûr le public en redemande.

Le groupe remonte sur scène pour une reprise d’un classique français, Ca plane pour moi. et on les croit sur parole.

Crédits photos : Makinations

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A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

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