Tribal Fairies | Glaz’Art | 25.02.2012

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Une soirée transe, tribal, avec un ligne-up qui faisait baver depuis des semaines à coups de noms tels qu’Elysium et Lutin des Bois, dont les musiciens respectifs Kris Andersen et J.Jacques Lasserre font d’ores et déjà partie des grands noms de la scène électro transe internationale.

Devant les portes ce soir-là, une file d’attente de plusieurs dizaines de mètres cherche à dissuader les arrivants toujours plus nombreux et c’est un Glaz’Art rempli comme jamais qui se trouve au milieu des ondes tribales.

Sur scène, une petite blonde a déjà rejoint les platines et rempli l’atmosphère à coup de sons polynésiens et de sets psychédéliques rock électro. La demoiselle de l’Archétype Project ne paye pas de mine mais hypnotise toute la salle, permettant aux techniciens de faire disparaitre doucement les instruments laissés par le groupe précèdent : didgeridoo, djembé, guimbarde et autres percussions s’exilent pour ne laisser que les platines comme reines de la soirée. Bien triste d’avoir loupé un groupe dont j’attendais beaucoup (les fans de Highlight Tribe et de ce genre de transe instrumentale comprendrons), je me laisse doucement bercer par le voyage musical que nous offre Vanessa Esposito.

La suite est assurée par un personnage bien moins doux, mais très bon aussi. C’est J.Jacques Lassere qui grimpe sur la petite scène du Glaz’Art, prêt à nous faire galoper au milieu de son monde de Lutin des bois. Les sons originaux sont malheureusement alourdis par le beat sans variation qui marque toute la performance du DJ. Performance réalisée les fesses posées sur une chaise, ce qui enlève une certaine présence à l’artiste en train de mixer, malgré ses lunettes de soleil et ses cheveux blancs qui s’agitent au rythme de son beat monotone.

On reste parmi les vétérans puisque c’est le danois d’Elysium qui débarque ensuite derrière les platines (bien debout, lui). Accompagné de deux danseuses tribales, à la musculature à faire pâlir nombre de sportifs de haut niveau, le son nous propulse dans un Moyen-Orient électrique et chaud. Malgré l’espace restreint, les danseuses assurent une chorégraphie aussi pleine de force que de douceur, assurant des sauts et des jetés de jambes très techniques autant qu’elles dégoulinent l’une sur l’autre dans des moments de danse contact savoureux.

La soirée avançant, quelques danseurs improvisés grimpent sur scène, à peine les artistes descendues, trop heureux d’exhiber leurs visages et leurs torses tatoués au posca fluo. Un artiste indépendant a en effet passé un bout de sa soirée installé tranquillement dans un coin de la terrasse fumeurs, proposant aux danseurs venus prendre l’air un petit tatouage tribal des plus attrayants sous les lumières fluo de la boîte.

La soirée se continue alors jusqu’à 7h aux côtés de Hyper Frequencies, connu pour ses mix psychédéliques et l’incroyable mélange de ses références musicales. Une soirée Glaz’Art à la hauteur de sa réputation, avec cette qualité du son, des lieux, de l’équipe, associée à une vraie ambiance relax devenue désormais impossible dans beaucoup trop de clubs parisiens.

Crédits photoShiva Shakti Shanti

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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