5ème Tremplin Rock The Gibus Session 7 | 26.04.2013

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Discordance faisait partie du jury vendredi soir 26 mai pour la 7ème session du Festival Rock The Gibus avec en ligne de mire, après des sélections qui s’étalent du 5 avril au 22 juin 2013, deux demi-finales les 28 & 29 juin prochains et une grande finale à l’Olympia en 2014.

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Au programme de cette session du Festival Rock The Gibus, Freezbeers, The Probs, Hell’s Strippers et Rift, quatre groupes à évaluer selon une grille de critères très précis, depuis la justesse du chant jusqu’à l’homogénéité de l’ensemble en passant par la technique instrumentale, le tout devant aboutir à une note sur dix.

Après la prog, c’est Virgile qui assure la présentation ; Virgile, en qui certains reconnaîtront le batteur de Vadel immortalisé à l’Olympia il y a peu par notre super photographe Mauro Melis.

Dans le jury, c’est plutôt varié. Outre Discordance, des représentants de la boite de prod VeryShow, des labels Croque Macadam et Howlin’ Banana Records, de Radio Campus (avec du Bong Magazine dedans) et du Studio Le Chien sont présents pour confronter leurs points de vue sur les candidats.

Ce soir là, aucun groupe n’aura démérité. Mais si tout le monde est d’accord pour désigner les deux finalistes potentiels, deux camps s’opposent radicalement pour une délibération épique, trois contre trois.

Il faut dire que les deux groupes qui arrivent en tête excellent chacun dans leur style, ce qui n’aide pas à les départager.

D’un côté, les clermontois de Hell’s Stripper ont tous les atouts pour séduire les adeptes de Black Sabbath comme ceux des Guns. La bande de chevelus (sauf un qui, interrogé à ce propos nous expliquera : « j’ai remarqué que les cheveux courts plaisaient davantage aux filles » – malin) nous offre un set bien gras fait de bonnes vieilles battle de gratteux emportés par leurs riffs tandis qu’en fond de scène, la vedette est sans nul doute un incroyable chanteur-batteur. Se faire remarquer pour son chant dans le style métalleux n’est pas à la portée du premier venu ; le groupe gagne donc incontestablement des points. Sans compter que leur gros rock à l’ancienne mâtiné de blues plait beaucoup au graisseux qui sommeille en chacun de nous (cher Tonton Zégut…).

De l’autre côté cependant, le groupe The Probs nous bluffe carrément dans un style plus contemporain, dégageant une très belle énergie. Dès le premier titre, les arrangements de clavier et batterie annoncent la couleur pour un set de haut niveau, 100% pro. Un super guitariste qui joue du tam-tam sur ses cordes, une section rythmique à tomber (un batteur subtil et un vrai bassiste), un clavier comme liant idéal et un chanteur hyper charismatique à la voix exceptionnelle…chaque chose est à sa place et on a peine à croire que ce groupe-là n’est encore qu’en développement. The Probs fait le spectacle, avec des musiciens qui jouent ensemble autant qu’avec le public et un leader monté sur ressorts, aussi habité que fascinant. Les morceaux sont originaux et enthousiasmants, comme ceux que Coldpay ou Friendly Fires auraient pu signer s’ils avaient été un poil plus intéressants. Bref, c’est un gros coup de cœur comme on prie pour en rencontrer quand on se lance dans ce genre d’aventure ; d’ailleurs on a déjà envie de les revoir.

En coulisses, le débat est houleux parmi les membres du jury. Aucun ne veut faire machine arrière et accepter que son favori ne sorte pas vainqueur du Gibus ; le clash n’est pas loin. Tous, nous sommes pris au jeu avec une passion qui dépasse de loin l’enjeu de cette session. Impossible pour nos hôtes Virgile et Julia de prendre part au vote pour nous départager, le règlement l’interdit formellement. Finalement, après ce qui doit avoir semblé aux groupes une éternité, c’est José, le directeur du festival qui viendra sauver la soirée en annonçant qu’exceptionnellement, au vu de l’impossibilité pour le jury de trancher, les deux groupes iront en demi-finale.

Pas si facile, donc, de jouer au jury, surtout lorsqu’il faut ensuite expliquer aux autres formations pourquoi ils n’ont pas été retenus. Malgré la difficulté, c’est pourtant ce qui rend l’expérience encore plus enrichissante.

A suivre au Gibus pour de prochaines étapes.

Crédits photo Isatagada

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A propos de l'auteur

Image de : Isatagada a une fâcheuse tendance à en faire trop tout le temps : s’investir pour de nouveaux artistes, photographier, parler, filmer, s’indigner, lire, se faire de nouveaux amis et écrire, écrire, écrire... L'essentiel étant de galoper, pas de manger des fraises. Du coup, elle se couche tard et se lève tôt ; rêve de téléportation et de quelques vies supplémentaires. Et de servir à quelque chose quelque part, en fait. Blog / Flickr

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