2012 en quelques albums

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Prong – Carved Into Stone

Retour en force pour Prong qui marque avec Carved Into Stone la quintessence de presque trois décennies d’activité, le tout avec une maîtrise d’orfèvre. Le combo n’a jamais sonné aussi moderne tout en restant considérablement rétro dans l’exécution implacable de titres massifs, redoutables et incroyablement techniques. Un album d’autant plus incontournable qu’il est servi par un superbe artwork ainsi que les textes toujours aussi percutants et subtils de Tommy Victor.

À écouter : Revenge… Best Served Cold, véritable hit en puissance à faire frémir les nostalgiques de ce trio légendaire.

Chronique : http://www.discordance.fr/prong-carved-into-stone-45987

Dinosaur Jr. – I Bet On Sky

Avec I Bet On Sky, troisième album depuis sa reformation en 2005, Dinosaur Jr. poursuit avec la classe qu’on lui connaît sa route sur les terres du rock bruitiste et mélodieux. Plus que jamais, le trio semble se moquer du temps qui passe, comme prisonnier d’une sphère temporelle qui le maintient dans les années 90. Techniquement superbe, beau et inspiré, I Bet On Sky prouve que la nostalgie peut parfois avoir du bon et qu’une formule éculée peut étrangement conserver intactes sa fraîcheur, son authenticité et son éternelle mélancolie. Un dixième opus qui se savoure indéniablement comme à la belle époque.

À écouter : Don’t Pretend You Didn’t Know, que vous ne pouviez pas remonter le temps.

David Wingo – Bande Originale du film Take Shelter

Si Take Shelter est un film remarquable, sa bande originale signée David Wingo, le frontman du groupe de folk rock Ola Podrida, l’est tout autant. Le compositeur, habitué aux bandes originales pour le cinéma, délivre en effet une performance absolument magistrale, à tel point qu’elle s’impose comme l’un des principaux vecteurs de l’ambiance du long métrage. À la fois nébuleuse et solaire, pesante et oppressante, la musique fait corps avec les images, mais ne perd en aucun cas sa dimension sans elles. C’est aussi ce qui fait la force de ce voyage émotionnel où les nuances de tons, entre violence et apaisement, se côtoient sans cesse.

À écouter : At The Beach, point culminant du disque.

Fear Factory – The Industrialist

En réalisant un nouvel album concept dans l’idée d’Obsolete (1998), explorant cette fois-ci la perception de la machine dans sa guerre contre l’Homme, Fear Factory ne prend aucun risque et applique à la perfection la recette qui a fait son succès. La mécanique est parfaitement rodée et cohérente, la frappe toujours aussi puissante et chirurgicale. Bien qu’amputé de plusieurs membres, le combo sonne comme au temps de Demanufacture (1995) : riffs pachydermiques et acérés, growls ravageurs soutenus par de superbes envolées en chant clair et patterns de batterie imposants, le tout admirablement enveloppé par les nappes froides du génial Rhys Fulber (ex-Front Line Assembly). Sans oublier une mention spéciale pour les textes captivants de Burton C. Bell. Ceux qui attendent un réel renouvellement artistique de la part d’un groupe qui n’a plus à prouver la maîtrise de son propos peuvent aisément passer leur chemin. Les autres, quant à eux, peuvent se délecter de la fin du monde qui a rarement été aussi palpable sous cette avalanche de moyens sonores.

À écouter : God Eater, impitoyable et angoissant.

Chronique : http://www.discordance.fr/fear-factory-the-industrialist-47657

Alanis Morissette – Havoc And Bright Lights

Après un précédent opus aux tonalités sombres, Alanis Morissette imprime sur disque un nouveau chapitre de sa vie où la clarté l’emporte très largement sur la noirceur. Puisant l’inspiration dans son mariage et la naissance de son premier enfant, la Canadienne apparaît ici sous un nouveau jour, plus apaisée et radieuse que jamais. Il en découle un fleuve globalement tranquille et d’une beauté certaine, où le virage electro de son prédécesseur refait parfois surface. Et si quelques belles compositions aux teintes plus obscures s’invitent sous un ciel bleu rayonnant, c’est pour mieux mettre en valeur les sentiments complexes d’une femme épanouie et d’une mère aimante qui n’a pas oublié pour autant sa condition de femme. Sans atteindre l’apogée de ses débuts, Alanis Morissette n’a décidément rien perdu de sa voix fascinante, de son talent créatif et de sa sincérité à toute épreuve.

À écouter : Numb, ou quand le mal-être envahit la clarté.

Sam, passager de paysages sonores

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Kendrick Lamar – Good kid, m.A.A.d city
L’immersion dans un monde violent, une ville folle qui pourrait servir de décor à The Wire. Un mec nous raconte son histoire, nous montre une photo de lui enfant, et parfois, il écoute les messages que laisse sa mère sur son répondeur. On ne se sent pas à l’abri dans le quartier, mais on sent qu’il y a quelque chose à apprendre de cette vie, peut-être de la vie elle-même, alors malgré les coups de feu et les vols, on reste hypnotisé pour mieux cerner la leçon à retenir.

Godspeed You! Black Emperor — ‘Allelujah! Don’t bend! Ascend!
Un paysage hostile, gris, puis des casseroles retentissent, des carrés rouges se dessinent sur les plaines grises. Une manifestation. Le peuple résistant contre le gouvernement conservateur. Des gens qui ont toujours été là, et qui ne veulent pas s’effacer. Le rouge efface le gris, et c’est épique. Comme avant. Un paysage qu’on retrouve, mais qu’au fond, on aurait aimé redécouvrir. Mais peu importe. On y est bien, malgré tout.

Swans – The Seer
Dans une forêt, nous sommes comme des guerriers face à un loup qui nous fixe de son regard noir. Il semble échappé d’un rêve, ou d’un plutôt cauchemar. Pourtant c’est beau. Le songe s’étend, une éternité pour un songe. Peu importe. On reste enchanté par cette nature où le ciel se décompose. On ne sait plus si le laid est beau, ou si c’est l’inverse. Puis un majestueux envol de cygnes fend l’aurore. Est-ce un chant? « We are blessed. Fuck. Bliss. »

Converge — All We Love We Leave Behind
Une éclipse pose un voile sur les routes et tous les éléments se déchainent. Il s’agit ici d’une tentative de maitrise, lutter avec quelque chose du passé qui n’a plus la même valeur, une certaine légèreté devenue insoutenable. Parmi la tempête d’images, un vieux toréador se dessine, luttant avec un énorme taureau noir. Dans ce duel, il y a de l’amour : pour ce qu’on faisait, pour ce qu’on fait ou tente de faire. Une volonté de montrer de quoi on est capable, et ce, à travers les sacrifices. Surtout à travers les sacrifices. Se frayer un chemin sur les cœurs, quitte à les briser, jusqu’au succès, non, jusqu’à un idéal. Dompter l’indomptable.

Tame Impala - Lonerism
Seul, au Jardin du Luxembourg. La réalité danse avec les rêves colorés des passants, sans montrer une quelconque surprise face à cet éléphant sorti de nulle part, en plein milieu du Luco, ou ces gens marchant à rebours, comme si la source psyché d’un autre temps les appelait. Et ces gens vivant à rebours se mêlent aux autres allant de l’avant, vers la modernité. Et ils se synchronisent tous dans une forme de ballet sonore. Une harmonie si belle qu’on n’a pas envie de sortir du Jardin, on a envie d’y rester plus longtemps, pour voir les surprises que nous réservent ces rêves éveillés jouant avec les époques.

Et une très grosse mention à l’on ne peut plus efficace Cancer 4 Cure d’El-P qui aurait dû être dans ce top 5 si seulement 5 pouvait être aussi 6… « so you should pump this shit like they do in the future. » Quant à l’EP marquant de 2012, on retiendra le très bon Kindred de Burial. Maintenant 2013 : Warpaint, Arnaud Fleurent-Didier, Nick Cave and the Bad Seeds et je l’espère Fuck Buttons. À suivre…

Cédric

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Totems – 10-11

L’histoire commence au détour d’un blog en février dernier et d’un lien vers une page bandcamp d’un album gratuit d’un Néo-Zélandais totalement inconnu. On se laisse tenter et on clique sur lecture … et paf, coup de foudre !

C’est pourtant de la beat music assez simple sur un album sans grande cohérence … mais que voulez-vous, il continue à monopoliser mes longues heures d’écoute. C’est gratuit, vous n’avez aucune excuse pour ne pas y jeter une oreille ! http://totems.bandcamp.com/

À écouter : Les morceaux sont courts donc ça s’écoute du début à la fin ! Sinon … pour le côté lumineux, Emesis pour le côté obscur.

Julia Holter – Ekstasis

Assurément LE gros coup de Cœur de l’année, sa musique est pleine d’esprit, surréaliste et hors du temps grâce à un subtil mélange de néoclassique et de divers patchworks sonores électro-acoustique. Original, hypnotique, mais surtout toujours incroyablement cohérent, elle avait aussi réussi à nous enchanté en concert au Trabendo pendant les Villette Sonique 2012.

À écouter : la féérique et entêtante Für Felix ou la magnifique chanson en 3 temps Marienbad qui ouvre l’album, véritable invitation au riche voyage que va nous proposer Julia tout au long de l’album.

Beach House – Bloom
Le groupe avait déjà atteint la perfection avec Teen Dream, au point de se demander comment ils allaient faire par la suite … et bien ils y arrivent tout de même avec Bloom. Beach house continue de s’impose en maitre de la dream pop actuelle et la meilleure façon de s’en persuader c’est de les voir en live, changement de dimension assuré !

À écouter : La magistrale Lazuli vous enverra très vite très très haut !

Crystal Castles – (III)

Encore une fois, Alice Glass et Ethan Khan réussissent à nous surprendre du début à la fin de ce 3ème album toujours entre electro-punk et noise pop avec des chansons noires, mélancoliques et dansantes malgré tout (autant en rir… euh danser !). Crystal Castles joue avec tout, chaque chanson empruntant des sonorités de genre musical différent, et ça marche à merveille pour un album toujours plus profond qu’il n’y parait, mais bien moins accessible que ses prédécesseurs.

À écouter : Ma petite préférée est Transgender, la chanson la plus witch house de l’album, mais c’est du côté de Telepath qu’il faudra voir pour un tube ultra dansant. Kerosene et Wrath of God sont plus équilibrées et donc adaptées à un premier contact.

Grimes – Visions

Petite Canadienne qui commençait à exploser sur la blogosphère hipster en 2011 avec des tubes comme Vanessa et Crystal Ball, la voilà avec Visions, son premier album accessible (les anciens étant vraiment vraiment spéciaux). Hors de tous repères musicaux, elle vous emportera dans son univers à l’aide de mélodies synthétiques oniriques, et de sa petite voix toute jolie pour aboutir à une electro-pop cosmique et surtout unique.

À écouter : La jolie Genesis conviendra à ceux qui cherchent un peu de délicatesse, Circumambiant vous fera sûrement danser comme ce mec, et l’hypnotique Nightmusic devrait devenir la BO de tout film avec des vampires !

Top clips : http://www.youtube.com/playlist?list=PL1-bYD2klMwCToI1sggMG0-kdk-Qw3OVZ&feature=mh_lolz

Top concerts

Duchess SaysBeach HouseNoisiaCrystal CastlesLa Femme

Julia : cinq duos

Cette année, ce sont surtout des albums menés par deux personnalités qui m’ont touchée. Sans minimiser l’importance du reste du groupe dans leur composition, j’ai voulu mettre cet aspect en avant dans le top suivant.

julia

Calexico – Algiers
Joey Burns & John Convertino

Algiers est l’un de ces albums des grands espaces qui donnent immédiatement envie de prendre le pick-up et de tracer la route. Avec comme point de départ La Nouvelle-Orléans où l’album a été enregistré, les Américains originaires de Tucson, Arizona, sonnent plus pop. La ligne d’horizon dans le rétroviseur, Epic donne le ton, Splitter donne des envies de changements radicaux et Para explore la veine nostalgique. Sur scène, les deux baroudeurs ont l’air de se comprendre sans avoir le besoin de se parler.

Moon Duo – Circles
Ripley Johnson et Sanae Yamada

Bon pour un second tour de manège psyché : continuant sur leur lancée, le duo poursuit l’oeuvre initiée sur Mazes (2011). Sur ce très bon deuxième album peuplé de sigles mystiques laissant une foule de possibilités d’interprétation, les ambiances sont encore plus variées et addictives. 2012 oblige, les san franciscains exposent leur toute-puissance omnisciente (I Can See) pour rallier de nouveaux fidèles. Ils suivent même la tendance coach personnel/gourou avec le clip transcendantal de leur single Sleepwalker.
À noter, ce beau portrait paru dans Libération.

Memoryhouse – The Slideshow Effect
Denise Nouvion et Evan Abeele

S’il reste encore des choses à préciser pour le groupe de Toronto, ce premier album en forme de cartes postales fanées épate par sa capacité à évoquer la nostalgie et la fragilité sans le côté superficiel ressenti sur d’autres productions de l’année. The Slideshow Effect est une sorte de bulle dont on retient surtout les vaporeux Little Expressionless Animals et Pale Blue. La rêverie de l’année.
Lire notre chronique : http://www.discordance.fr/memoryhouse-the-slideshow-effect-43203

Evening Hymns – Spectral Dusk
Jonas Bonetta et Sylvie Smith

Grande attente de cette année en ce qui me concerne, ce second album paru sur le label clermontois Kütu Folk tient toutes ses promesses. Les harmonies vocales sont toujours belles à pleurer, les textes construits avec l’exigence des poèmes. Les titres semblent avoir trouvé leur propre rythme et Spectral Dusk crée son écosystème, sincère et touchant. À la tombée de la nuit, les spectres resurgissent et Evening Hymns nous apprend à les apprivoiser.
Lire notre chronique : http://www.discordance.fr/evening-hymns-spectral-dusk-50849

Tu Fawning – A Monument
Corrina Repp et Joe Haege

La voix et la partie rythmique de Tu Fawning se répondent constamment sur A Monument, second album du groupe de Portland. Dans Anchor, Corrina psalmodie au son d’une grosse caisse et de percussions exotiques (notamment un maracas recouvert de coquillages), et la complémentarité devient évidente au milieu de Blood Stains, lorsque les autres instruments s’effacent. Sur A Pose For No One, le pizzicato de Lisa Rietz s’invite subtilement dans la danse et, petit à petit, les excentricités de Tu Fawning collent à la peau.

Dimitri (en mode frenchy)

Il faut toujours un grain de sable venant enrailler une si belle machine… Ceux qui me lisent depuis tout ce temps sur Discordance l’auront sans doute remarqué : j’ai un sérieux penchant vers les groupes de l’hexagone (bien qu’ils ne chantent pas tous en français…). Bref, voici les cinq albums qui m’ont botté en 2012. Mais c’est tellement réducteur, cinq c’est bien trop peu !

dimitri

Näo – Näo

Amoureux de la diversité électronique du label lyonnais Jarring Effects depuis bien des années, il semblait improbable qu’aucun groupe de leur houlette n’apparaisse… Beaucoup ont parlé d’Aucan, je mettrais plutôt l’accent sur Näo. Également signé auprès du célèbre label allemand Ant Zen, Näo distille un rock electro des plus puissant. De la machine de guerre aux envolées lyriques dignes d’un Ez3kiel au sommet de sa forme, Näo est à la fois sombre et prenant, d’une violence presque douce qui se pare de synthés, de riffs de guitares bien pesées, entre noise, industriel et musiques électroniques.

Top 3 titres : Imago / Killing Time / Ilogic.
Ecoute de l’album en intégralité et gratuitement sur Grooveshark.

Rone – Tohu Bohu

On reste dans la musique électronique. Découverte majeure de cette fin d’année, en l’occurrence celle de Rone. Comme Näo, un album seulement composé de 10 titres, mais pourquoi faire long quand la richesse est condensée en 50 minutes ? C’est plus léger, plus subtil, plus nappé que Näo, normal Rone sévit dans l’electronica. Il y a de l’émotion dans cet album, des tempos assez lents qui vous transportent dans la brume électrique, bref, c’est un album intéressant. Après s’être penché de plus près à son précédent opus, « Spanish Breakfast », il semblerait toutefois que ce « Tohu Bohu » ne soit pas aussi abouti… Mais sincèrement, osez la curiosité !

Top 3 titres : Beast / Bye Bye Madacam / Parade.
Vous pouvez voir le clip de Parade ici, seul morceau orienté techno de « Tohu Bohu ».

Scratch Bandits Crew – 31 Novembre

C’est à croire que 2012 rime avec scratchs… J’aurais pu mettre C2C avec son « Tetra », mais l’album est trop inégal. Du moins, il manque sincèrement de liant entre les morceaux pour le rendre suffisamment cohérent. A contrario, en matière de scratchs, les Scratch Bandits Crew font partie de ces valeurs montantes de la scène française. Littéralement sous le charme de leur premier véritable album (« 31 Novembre »), le trio lyonnais offre là un coup de maître. C’est fin, poétique, profond, à la limite de l’envoutement symphonique. Avec des pincées de hip-hop, de funk, de synthés en tous genres, la chrysalide acoustique qui entoure l’album est déconcertante.

Top 3 titres : Heart Beat / Check It Out / I Got You.
Clip Heart Beat des Scratch Bandits Crew ici.
Vous pouvez écouter l’album sur Grooveshark.

Le Klub des Loosers — La Fin de l’Espèce

Rap vif, saignant, le bilan dressé par le Klub des Loosers est toujours aussi noir. Libé titrait « La déprime féconde » lors de la sortie de « La Fin de l’Espèce » au printemps dernier, elle n’avait pas tort. Découvert véritablement à Marsatac Nîmes cette année, le Klub des Loosers représente la face sombre du rap français, oubliée, absente des médias et passée sous silence qui ne jure que par Orelsan ou 1995. D’un cynisme glacial et d’un réalisme quasi dépressif, le Klub des Loosers conserve sa recette magique : des beats oldschool à une force de frappe inchangée. 8 ans après son premier album (« Vive la Vie »), le Klub des Loosers est toujours là…

Top 3 titres : Volutes / Au Commencement / Destin d’Hymen
Clip Volutes du Klub des Loosers ici.

Caravan Palace – Panic

Dernier album choisi puisque chaque début a une fin : le petit dernier de Caravan Palace. Si le groupe ne deviendra pas une référence en matière de jazz (ceci n’est pas leur vocation), le groupe a toutefois réussi à se créer son univers, avec ses influences et ses touches façon comic qui n’est pas désagréable. Jazz, swing, phonographe et accentuation de la patte électronique, Caravan Palace a trouvé le juste milieu entre le côté rétro assumé et les sessions électroniques dans « Panic ». Plus soignés, plus rythmés aussi, cuivres et vibraphone s’en donnent à coeur joie. Le Caravan est d’autant plus détonant en live… ça dépote !

Top 3 titres : Dramophone / Clash / Cotton Heads
Clip Dramophone de Caravan Palace ici.
Ecoute de « Panic » sur Grooveshark.

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A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

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