Théodore, Paul et Gabriel @ Le Trianon (Paris) | 07.01.2014

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TPG 1

Il est seulement 20h35 lorsque le Trianon s’obscurcit : les trois triangles enchassés (logo du groupe) sont la seule source lumineuse sur le rideau de velours rouge de la salle parisienne. Des nappes mélodiques et synthétiques précèdent l’entrée en scène du trio.

Le Trianon les attendait avec impatience, et c’est par Taxi Driver qu’elles attaquent leur set. La couleur est donnée, ce soir, on ne joue pas dans de la dentelle. Dans des costumes blaser-pantalon (ce dernier en cuir pour Gabriel), elles nous rappellent être venus pour le tout, du son des guitares aux voix, en passant par cette androgynie classe et cintrée.

Le concert est donc lancé. S’en suit une version presque intimiste de My Home, qui introduit My Friend, celle-ci fait place à l’électricité. Si le live permet des écarts par rapport aux versions entendues sur disque, il faut dire qu’elles s’en sortent bien et s’offrent des interludes entre les chansons.

« Il parait qu’il faut écrire sur ce qu’on connait le mieux« , aveu qui permet d’introduire Writing Songs puis Winter. Elles se proposent de réchauffer cet hiver avec la très belle Chasing the sea, sur laquelle les éclairages se font bleus, sombres et doux à la fois. Le Trianon frissonne, le Trianon murmure ; la magie opère.

Après une si jolie parenthèse, et l’ôde à la timidité (Would You Mind?) un nouvel interlude laisse place à l’enivrante Mystical Melodies, et The Forest finit à peine que Selim et Bosco Delrey les rejoignent pour reprendre Do You Realize des Flaming Lips.

Les première notes de Silent Veil permettent de confirmer que de nombreux fans de la première heure sont présents ce soir. Ça tombe bien, ils sont prêts à danser sur la très entraînante Bad Mood, et la très réussie Tainted Love empruntée au répertoire de Soft Cell permet à la voix éraillée de la chanteuse lead de s’épanouir. D’ailleurs c’est de là que la fièvre monte et que le Trianon s’enflamme. Encore le temps de dévorer Second Time et la fébrilité de sa batterie, quelques personnes se lèvent au premier balcon, le Trianon souligne en rythme les temps. Le concert se clôt sur My Kingdom is a mess, un très beau choix qui soutient cette énergie déployée lors du concert.. Une fièvre, une urgence teinte les derniers morceaux et les fait résonner dans l’enceinte parisienne avant qu’ils ne disparaissent, comme leurs interprètes.

Après un rappel tonitruant, elles reviennent, avec leur batteur-claviériste sur scène pour une acoustique intimiste et feutrée de Slow Sunday, la fameuse Mercedes Benz de Janis Joplin qu’on leur connaissais déjà et enfin, I’m Gone.

Le public parisien les rappelle à nouveau et se voit offrir Mind Games, une petite nouvelle qui laisse présager de belles choses à venir.

Le Trianon se vide comme il s’est rempli ce soir. Les guitares auront livré leurs secrets, les rythmes auront enchanté la salle et les voix auront côtoyé les moulures. L’année a bien commencé, le charme de Théodore, Paul & Gabriel a encore frappé. Désormais, il ne reste plus qu’a attendre un nouveau rendez-vous.

 

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A propos de l'auteur

Image de : Diplômée d'un Master 2 de Cinéma, musicienne de chambre, chanteuse de salle de bain, humoriste de placard, voyageuse par procuration, photographe amateur au regard amusé, monteuse intransigeante. J'ai un gros souci avec la couleur rouge et j'ai toujours un truc dans les cheveux. Oh, Boy! Manon, mais pas trop. *Twitter *Galerie

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