The Young Veins – Take a Vacation !

par |
The Young Veins ou les vacances définitives de deux des membres de Panic ! At The Disco. Sûrement à cause de son petit côté intemporel, ni tout à fait nouveau, ni tout à fait obsolète, ce premier album, sorti à la fin du mois d’août dernier, est passé plutôt inaperçu.

Image de Young Veins - Take a Vacation ! Ryan Ross (chanteur et guitariste) et Jon Walker (guitariste-bassiste et choriste) s’émancipent de Panic ! At The Disco en juin 2009, et créent The Young Veins, passant ainsi d’un rock américain énergique et novateur à des mélodies très 60’s. Les chansons sont courtes et l’esprit très vintage. C’est léger, frais, agréable à entendre, mais il manque quelque chose. Le talent est bien là, mais pas l’émotion.

L’album s’ouvre sur Change, morceau qui annonce clairement la couleur, tant par son titre que par les sonorités, et par lequel on pénètre dans un univers éloigné du rock moderne. On comprend d’entrée le départ des deux ex-P!ATD pour explorer d’autres horizons musicaux. Le changement est radical, et le style sixties est maîtrisé. Avec le titre éponyme, l’atmosphère chaleureuse s’installe définitivement : ça claque des mains et le soleil brille. Mais dès Cape Town, on commence à s’ennuyer… Et la confirmation arrive avec Maybe I Will, Maybe I Won’t : Take a Vacation ! n’est pas un album à écouter seul, au casque, c’est davantage la bande-son estivale de vacances entre amis.

Un titre pourtant possède l’habileté nécessaire pour se démarquer : The Other Girl. Un refrain efficace, des guitares incisives et un clavier travaillé, soutenus par une rythmique solide. Déplorablement, Dangerous Blues rappelle l’impression initiale : il n’y a rien de nouveau dans ce disque. Autant revenir au Beach Boys, à Donovan, ou même, si l’on veut écouter des génies, aux Beatles. Take a Vacation ! se termine néanmoins sur une bonne note avec Heart of Mine et ses chœurs lumineux. Un morceau plus dense et psychédélique, suivi de deux honnêtes reprises pour clôturer l’album : Security (Otis Redding) et When You Walk in the Room (composition de Jackie DeShannon).

À peine né, Take a Vacation ! meurt doucement, et les Young Veins devront faire preuve de créativité pour ne pas tomber dans l’oubli. Parce que là, c’est comme si on mâchait un bon chewing-gum qui ne perdrait pas de son goût ; mais mâcher, c’est lassant au bout d’un moment…

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Disons-le tout de suite, L. est une passionnée. Barney Stinson a même dit de L. : « Her passion is always suited up ! » Au-delà d’une admiration sans limite pour Jónsi, Ian Curtis, Noel Gallagher, Jamie xx, Sheldon Cooper et Abed Nadir, cette Parisienne nostalgique des débuts de Muse n’a de cesse de satisfaire sa boulimie culturelle, au travers de salles obscures, de salles de concert et de festivals ; mais aussi en se plongeant dans une œuvre littéraire ou philosophique ; et en s'essayant à la photographie dans les rues de Montréal d'abord, celles de Paris ensuite. À l’affût de nouvelles découvertes, L. n’oublie pas qu’elle a été élevée aux vinyles, de Led Zep à King Crimson en passant par The Beatles. L. est musicalement amoureuse de Thom Yorke, mais L. est aussi une amoureuse des mots ; elle aime les lire comme les écrire, puisque la culture ne serait rien sans le partage. Aussi publie-t-elle ses impressions, ses critiques et ses coups de cœur sur son blog, nommé en hommage à la célèbre symphonie de Beethoven: Curse of the Ninth Symphony.

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article