The Woodlouses – Dysdera Crocata

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Léger changement de line-up pour The Woodlouses qui s’offre un nouveau bassiste après nous avoir gratifié en 2008 du très prometteur et bien-nommé Life… And Simple Pleasures.

Image de The Woodlouses - Dysdera Crocata Pour l’occasion, le combo va clairement de l’avant et revient avec un second effort répondant au nom étrange de Dysdera Crocata. Pas en reste, l’artwork signé Gregory Hoepffner de Radius System et Time To Burn donne le ton et se veut bien représentatif de ce qui s’apprête à nous foudroyer les oreilles. Bruissements electros, beats endiablés, rythmiques groovy et… un riff dévastateur. The Woodlouses nouvelle génération s’annonce d’emblée en accélérant son tempo avec Omer, titre à la construction impeccable et à la maîtrise évidente. Le constat est sans appel. La marque de fabrique est toujours présente, mais le matériau a muté, évolué vers plus d’agressivité.

Difficile en effet de ne pas constater le degré de maturité qu’atteint la musique du trio sur cet EP. En témoigne le morceau éponyme où le combo, ne se refusant toujours pas quelques incursions métal, joue avec le sens du mot « alternatif » entre une intro implacable, un couplet ambiant et un break imposant.

La richesse des compositions, l’une des principales forces de The Woodlouses, n’en est que décuplée sur ce nouvel opus. Pour preuve, le direct et déjanté Are We Queer Folks ?, doublé de son envolée aux accents punk ne préfigure pas de la mélodie enivrante d’un Necessary où voix à fleurs de peau et les arrangements tout en douceur nous empreignent d’une délicate mélancolie.

En guise de synthèse, In My Eyes débutant sur sa mélodie enfantine pour mieux déboucher sur un rock des plus accrocheurs, représente parfaitement cette volonté de diversification. Sans omettre de mentionner le superbe Haiku N°2, s’ouvrant sur une atmosphère envoûtante avant que l’alchimie guitare/voix ne submerge l’auditeur d’émotions, laissant ainsi exploser un final apocalyptique se refermant sur le délicieux violon de Louise Poncin.

À la fois diablement efficace et remarquablement beau, Dysdera Crocata bénéficie de tous les atouts indéniables qui constituent un bon album de rock. Jamais ennuyant, toujours jouissif, l’EP est maîtrisé de bout en bout, exécuté avec une certaine classe qui peu à peu se dévoile. The Woodlouses transforme ainsi l’essai et conforte tous les espoirs placés en lui. Pas loin de trente minutes de bonheur à (re)découvrir.

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A propos de l'auteur

Image de : Esprit ouvert vers le monde, aussi bien apaisé que profondément rock'n'roll, Ghost erre dans l'immensité des paysages musicaux d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

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