The Virgins au Bikini de Toulouse

par |
C'est bien notre veine! Pile quand on se prépare pour partir à l'heure au concert des Virgins au Bikini, on se retrouve pris dans des embouteillages monstres. Impossible de savoir ce qui se passe à Toulouse ce soir-là, ce qui est sûr, c'est que nous verrons de la première partie que les noms des groupes sur l'affiche...

dsc_0919smallTant pis donc pour The Red Lips et le deuxième groupe dont le nom m’échappe. Le Bikini est plein comme un oeuf, un public essentiellement composé de kids à mèche et chemises à carreaux, tous surexcités. L’ambiance est très teen et il devient difficile de se trouver une place. Le plus gros problème de la soirée sera d’ailleurs l’absence de place réservée aux photographes dans la fosse, qui nous contraint à émigrer dans la mezzanine et compromet sérieusement la review en images du concert…

Mais peu importe, nous y sommes enfin, devant ce groupe new-yorkais qui doit une fière chandelle à la France, plus spécifiquement au Grand Journal qui a fait de Rich girls son générique durant une courte période d’octobre 2008. The Virgins part cependant avec un certain handicap : ils n’ont qu’un album à leur actif et il ne dure qu’une quarantaine de minutes… Vont-ils réussir à meubler le temps et l’espace dignement ?

Pourtant dès l’ouverture sur She’s expensive, il n’y a plus vraiment d’inquiétude. Donald Cumming et sa bande attrapent le public en quelques accords à peine. Ce chanteur aurait presque de faux airs d’ Iggy Pop en moins exhib’ à force de se déhancher, tournoyer, se désaper (il terminera le concert pieds et torse nus), n’hésitant ni à tomber à genoux, ni à se rouler à quatre pattes sur le sol moquetté de la scène du Bikini. The Virgins sont tels qu’on les imagine pour un teen rock-band new-yorkais: cool, énergiques, pas prise de tête et très fun. Le plus gros reproche à leur faire, c’est cette maitrise de leur show où trop de professionnalisme finit par faire défaut… Alors qu’ils ont une salle entière qui leur est acquise, ils jouent très peu avec le public: alors Rich girls est un tube absolu et que tous ici connaissent les paroles par coeur, ils ne tendront jamais le micro pour laisser les fans chanter le refrain ou une partie des couplets. L’enchainement rapide des chansons déjà courtes ne fait qu’accentuer le tout…

Cette impression de trop propre et carrée s’envolera enfin sur le rappel, une reprise très enlevée de Devil inside d’ INXS qui fait presque regretter que le groupe ait bel et bien terminé son tour de chant. The Virgins ont un petit goût de reviens-y, ils ont du punch, assurent tant en studio que sur scène (la voix de Donald Cumming laissait pourtant craindre de ne pas passer cette épreuve), mais s’ils pouvaient apprendre à se lâcher juste un peu plus, ça serait formidable. On sera donc là pour le deuxième album et les concerts qui s’ensuivront. En espérant pouvoir ramener plus de photos cette fois-ci !

Photo: Kelly B. [ http://www.kellyb.fr ]

Partager !

En savoir +

A propos de l'auteur

Image de : Née en 1981, Chloé Saffy vit à Toulouse. Sur le net, elle est l'auteur du blog My Way Or The HighWay et a collaboré au e-magazine d'opinion Ring. Adore, son premier roman a été publié en 2009 aux Editions Léo Scheer. On peut également la retrouver sur son site : http://www.ohmydahlia.com [Crédit photo: Kelly B.]

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article