The Tanks – Hang on

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Le premier album du groupe français The Tanks porte définitivement bien son nom. Avec Hang on, on accroche à ce rock élégant, suffisamment britannique alors qu’il a été autoproduit et enregistré au studio 33 Tours en Gironde.

L’album que les Tanks gardent au chaud depuis cet été, sort officiellement vendredi 16 novembre 2012 au Bus Palladium à Paris, à l’occasion d’un concert. Un seul conseil sera de mise: allez-y. Derrière Hang on, douze titres dont trois issus des précédents EP et réarrangés. Un album qui s’écoute d’une traite sans poser de questions. « On a travaillé avec plus d’amplis différents, d’instruments. Au départ on croyait que les groupes changeaient plusieurs fois de guitare sur scène pour frimer. Maintenant on comprend », expliquait Damien à l’époque où nous les avions rencontrés à Toulouse, leur ville d’origine, en mai dernier, juste après la sortie du studio. Une guitare claire, tranchante mariée à une rythmique riche.

Mais aussi la voix de dandy de Damien, le plus jeune du trio. Grave et profonde avec juste qui faut de nervosité pour la scène. À l’instar de leur titre 7 AM ou encore Henry, leur single de promo. La formation a des airs de Kaiser chiefs ou encore des Libertines. Pourtant Damien, Manu et Jeep, les hommes forts de The Tanks avancent des influences telles Nick Cave, Little Rabbits ou encore Radiohead. Il faut dire que dans ce ménage à trois, cohabitent un chanteur esthète et biberonné au rock, fan de Thom York ou encore des Black rebel motorcycle club, « un ancien guitariste de métal qui voulait faire de la basse » (Jeep) et un batteur (Manu)qui a chopé le virus en attendant l’intro de Honky Tonk woman. L’entente parfaite, « dès la première répète » assure la légende, relève déjà d’un petit miracle.

Livraison de bébé

La scène française n’est pas avare de nouveaux talents. Des petits groupes que le public sursollicité par MySpace, Bandcamp et consorts se plaît encore à découvrir. Le trio toulousain, formé en 2007, y a largement sa place. The Tanks ont étrenné leurs amplis dans de nombreuses salles de France, de Navarre et de la francophonie. Ont joué comme pour un zénith devant des salles vides et publics amorphes comme chauffés des salles pour The Parisians. Jusqu’à arriver à faire la première partie des BB Brunes devant 1400 personnes au Bikini à Toulouse en 2010, et séduire un public qui ne lui était pas acquis.

« Avant l’album, on a passé beaucoup de temps à enchaîner les concerts, montrer qu’on était capables. Mais au final il y a eu peu de retombées. Alors maintenant on change de stratégie », analyse Manu, le batteur. Une expérience sur scène qui permet notamment à Damien, Manu et Jeep d’improviser à l’aise devant l’adversité. Jusqu’à jouer en duo, en mai dernier, parce que l’un des trois a du s’échapper, quelques heures avant la montée sur scène, pour cause de livraison de bébé. Ces trois-là n’ont qu’une hâte, « faire écouter et partager leur premier vrai album ». Les amateurs de bon rock auraient tort de s’en priver.

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A propos de l'auteur

Image de : L'année où Pao naquit Kiss sortait Assylum, NOFX pressait son premier EP, Bashung enregistrait son premier album live et Leonard Cohen prenait Various positions. Nourrie en plein air aux songs de Creedence Clearwater et des chansons de Brassens, Pao qui n'avait pas de talent particulier pour un instrument a quand même eu envie de faire du bruit en tendant l'oreille et portant la plume. Journaliste nomade, fan de rock et de l'Amérique latine, elle a posé ses valises à Toulouse. Elle est aussi co-fondatrice du site d'info www.leplumitif.fr

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