The Shoes | La Petite invite Les nuits sonores | Toulouse | 04.11.11

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On ne saurait qu'applaudir La Petite d'avoir invité pour la deuxième année consécutive le festival lyonnais des nuits sonores. Une belle programmation pour Toulouse, d'habitude avare de scène électro. Et un succès, « encore meilleur que l'année dernière », selon le staff.

Aussi, même si les organisateurs ont annoncé qu’ils inviteraient un autre festival l’année prochaine, ils ont garanti, sans pour autant dévoiler le nom, qu’il s’agirait d’une autre biennale dans la mouvance électronique. Et même si nous n’avons pu jouer les marathoniens pour vous restituer l’intégralité du festival, nous avons veillé quand même deux nuits, plutôt excellentes d’ailleurs.

Gros bottage de cul avec The Shoes

Quand la planète musique se tripotait début 2011 devant la sortie de leur premier album Crack my bones, l’auteur de ces lignes, avait esquissé un « c’est sympa » et passé les morceaux phares, s’était cordialement ennuyée. Des voix haut perché, des samples acryliques. Bien exécuté, gentil, mais prétentieux.

En revanche, en live, Guillaume Brière et Benjamin Lebeau, les deux pompes de The Shoes, donnent un sacré coup de pied au cul. D’égal à égal, sans problème pour interchanger leurs rôles, avec de l’unisson dans la voix mais surtout un sacré travail de rythme. D’ailleurs, pour leur tournée les deux zigues se sont offert les services des Galiano, deux batteurs, debout, droit comme des i juste derrière eux. Deux tambourine man de backup à mi chemin entre Stomp et la batucada. Venant donner du coffre et du corps à des titres comme People movin.

Et là où en enregistrement The Shoes s’avère trop sucré, en concert, ce sont deux types qui enchaînent clope sur clope mais assurent le set. Même les riffs techno vintage qu’ils incrustent à leurs morceaux et que l’on a tous un jour entendu prennent une autre dimension grâce à la générosité et l’énergie que les Shoes déploient devant un milliers de personnes.

Ils n’étaient jamais venus au Bikini. En sont partis apparemment ravis. Il faut dire que le public les a accueilli chaussure à la main en guise de clin d’œil. Seul regret : un set un peu court. Difficile donc désormais de ne pas cirer les Shoes.

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A propos de l'auteur

Image de : L'année où Pao naquit Kiss sortait Assylum, NOFX pressait son premier EP, Bashung enregistrait son premier album live et Leonard Cohen prenait Various positions. Nourrie en plein air aux songs de Creedence Clearwater et des chansons de Brassens, Pao qui n'avait pas de talent particulier pour un instrument a quand même eu envie de faire du bruit en tendant l'oreille et portant la plume. Journaliste nomade, fan de rock et de l'Amérique latine, elle a posé ses valises à Toulouse. Elle est aussi co-fondatrice du site d'info www.leplumitif.fr

1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 9 novembre 2011
    bee a écrit :

    je connaissais un seul titre quand je les ai vus au Nouveau Casino il y a 6 mois et ça m’a bien retourné aussi! par contre je ne vois pas trop le côté « sucré » sur l’album?.. simplement les percus sont plus noyées dans les boites à rythmes

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