The Maxi Monster Music Show

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The Maxi Monster Music Show pourrait se décrire comme un spectacle unique mêlant théâtre, humour, musique aboutie et chansons, dans une ambiance de cirque des erreurs de la nature, une ambiance magico-inquiétante, pour petits et grands.

monster3Mais le Maxi Monster Music Show pourrait également se décrire comme étant au Maximum Kouette, ce que la Mécanique du Coeur est à Dionysos : une tournée et un album réunis en un univers unique, dans sa propre logique, sortant du concept habituel « un artiste = un univers musical ».

Car si ce n’est pas revendiqué clairement, ce sont bien les Maximum Kouette qui se cachent derrière ce monde. Mais quel monde ! Parmi la multitude de perles que l’on peut trouver chaque soir sur Paris, c’est à un des shows les plus aboutis de mémoire de spectateur et de photographe que j’ai pu assister.  » Une claque  » comme dit la publicité. Et la salle de l’Européen s’avère idéale pour pleinement profiter de ce genre de spectacle.

Une fois la première partie terminée -  Pierre Fatus, un mime-humoriste infatigable sur une bande-son riche en aventures -, les petites mains s’affairent à mettre la scène en place. Parmi eux une sorte d’ Igor à petite tête et au regard curieux qui nettoie consciencieusement quelques objets, avant de continuer cette tâche sur des crânes de spectateurs chauves. S’en suit une série de petites scènes cocasses. Le spectacle commence au sein du public, alors que la salle n’est qu’à moitié pleine.

monsterphotoPuis arrive la troupe de freaks du Maxi Monster Music Show . Chacun aura l’occasion de se présenter au cours de la soirée. L’homme fort-batteur, la femme à barbe chanteuse, la femme-tronc… Avec autant d’éléments et de trouvailles, tous plus originaux les uns que les autres, qui composent ce tableau, vous en dévoiler plus serait à la fois trop long et gâcherait le plaisir de la découverte. M’y étant rendu moi-même les yeux fermés, sans rien savoir de ce qui se cachait derrière ce nom à rallonges, je n’en fus que plus ébahi encore. La performance est d’autant plus admirable que les rôles sont interprétés sans que personne ne se relâche ne serait-ce qu’une seconde. Les jeux de regards sont incroyables et délicieux avec cette proximité du public.

Musicalement, les Maximum Kouette ont l’expérience du ska, du reggae, du rock et surtout de la scène, aucun problème donc pour eux que de mettre l’ambiance en quelques secondes. À la croisée de nombreuses influences aux instruments divers, le Maxi Monster Music Show sonne tantôt vieux paris de Ménilmontant, tantôt tsigane, avant de passer au rock… C’est très efficace et abouti. Impossible de tout décrypter, le concept est tellement complet et travaillé qu’on passe forcément à côté de la moitié. Une bonne raison pour y retourner !

Alors que l’industrie du disque est en train d’agoniser et que la principale source de revenus des artistes devient le live, ce genre de travail scénique qui met l’accent sur l’originalité des ambiances, sur les prises de risque sans oublier l’énorme boulot musical que cela sous-entend devrait vite se généraliser. Du moins, je l’espère. Car ce type de soirée est un bonheur complet à savourer onctueusement en tant que spectateur, entre amis ou même en famille…

Foncez donc découvrir The Music Monster Show à l’Européeen (Paris) encore pour 3 représentations les 7, 8 et 9 octobre prochains.

Crédit photo : Mathias Lamamy

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A propos de l'auteur

Image de : Mathias est né de l'union du soleil et de la lune en -851 av JC. Après avoir enseigné l'art dramatique à Eschyle, l'amour à Cléopâtre, les maths à Pythagore, la culture des lauriers à César, la pâtisserie à Jésus, la sexualité à Jeanne d'Arc (mais ça ne lui a pas plu), la philosophie à JCVD et la coiffure à Lucchini, il tombe amoureux de Britney et tombe dans l'enfer de la spirale. Depuis, et tous les soirs, il enfile son plus beau reflex et part shooter à tout va, dans le désespoir et l'abandon de soi, oubliant sa honte, ses scrupules jusqu'à sa vie, arpentant les salles obscures aux hasards des rencontres; en se disant qu'un jour, il la retrouvera bien par hasard sur une scène sous les spotlights. Ainsi naquit une passion.

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