The Hoosiers – The Trick to life

par Elodie|
Fraîchement débarqués d’outre Manche où ils font fureur, The Hoosiers se dévoilent à travers un premier opus, "The trick to life", dans les bacs depuis le 28 janvier. Leur succès en Angleterre va-t-il se propager chez nous ? En tout cas, il semblerait que le trio possède toutes les armes nécessaires …

arton475 The Hoosiers, nom difficile à traduire, il s’agirait apparemment d’un mot désignant les habitants de l’Indiana, ou autre chose. Un mot bizarre. Peut-être lié à ce nouveau genre, la Odd pop, que revendique cet assemblage anglo-suédois. Etrange nom, étrange look, et un son plutôt intéressant.

 » The trick to life  » va droit au but : il plaît. Il est FAIT pour plaire. Malgré une certaine redondance dans le développement des chansons, les refrains se retiennent vite et bien. Rien à dire, c’est très efficace. Une musicalité complète et irréprochable avec une batterie martelant dans les titres phares: Worried about Ray, Worst Case Scenario ou encore Goodbye Mr A . Une recette du succès vous donnant envie de sautiller et déjà utilisée par certaines grosses productions du style de Gwen Stefani avec What you’re waiting for pour ne pas la citer…

Mais le groupe sait se faire plus épuré et plus mélodique comme dans ce  » Run rabbit run  » qui rapelle étrangement Ange tout en lorgnant sur des versants plus rock avec le nébuleux Killer . Même les plus sensibles à l’expérimentation sonore devraient y trouver leur compte avec quelques lâchages en règle comme sur  » Cops and robbers « .

Renforcé par une ambiance samplée (semble-t-il), l’envoûtement de la machine opère, et cela, d’autant plus grâce au clip et aux choeurs. Une musicalité globale rappelant The Flaming Lips pour servir un esprit relevant d’un certain bon sens… Les thèmes abordés restent sages, sans pour autant tomber dans la « fadasserie ». Allant de Ray Harryhausen, grand réalisateur de cinéma (effets spéciaux du début du XXème siècle) sur  » Worried about Ray « , à une transformation en lapin dans  » Run Rabbit Run « , en passant par la description d’un monde réduit à une partie de  » gendarmes contre voleurs « , les compositions pourront séduire les adeptes de textes travaillés, même si un engagement plus marqué n’aurait parfois pas été de trop.

Irwin chante avec un timbre très haut perché à la Thom Yorke et même s’il démontre une maîtrise évidente de cette voix de tête dans quasiment tous les titres, il est aussi capable d’être plus grave, plus noir et plus lancinant, ce qui le rapproche davantage de Jeff Buckley ( Money to be made ) que de The Darkness . Un petit côté très pop américaine ( The trick to life ), qu’aura confirmée leur reprise de Lonely Boy d’ Andrew Gold ainsi que celle de We didn’t start the Fire de Billy Joel lors de leur récent concert à la Maroquinerie.

Rajoutez à cela une démarche très pro avec une grosse présence sur la Toile, un Myspace qui frôle la perfection, un site très complet et un album rempli de bonus. Les moyens d’une ambition mis sur pieds pour un succès escompté .

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Site officiel: http://www.thehoosiers.co.uk/

Myspace: http://www.myspace.com/thehoosiers

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1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 6 février 2008
    Pascal a écrit :

    un Myspace qui frôle la perfection

    Deux mots (Myspace et perfection) qu’on a pas souvent l’occasion de voir côte à côte…

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