The Hoosiers à la Maroquinerie

par Elodie|
"Oh ! My God, It’s strange !" ll semblerait qu'un vent de Pop étrange souffle sur la Maroquinerie ce soir... Il viendrait d’outre Manche, où il serait connu sous le nom de The Hoosiers...

 » The trick to Life « , serait leur premier opus, à peine arrivé chez nous alors qu’il ferait un tabac en Angleterre. Envoûtant et décalé, ce trio anglais aurait choisi la soirée des Inrock Indie Club, en ce jeudi 17 janvier 2008, pour conquérir la France.

hoosiers The Dodoz et Kid Bombardos se partagent le début du concert dans la petite salle en sous-sol, pour ensuite laisser les quelques centaines de personnes que nous sommes se faire envelopper par une introduction  » planante « . À 22h pétantes débarquent les trois anglais et ouvrent le set avec leur sonnant Worst Case Scenario, déversant d’emblée leur premier album. Empruntant une voix suraiguë à la Tom Yorke et une musicalité dans le style de The Flyming Lips, ils revendiquent leur style Odd pop ou pop étrange.

En honneur à la fameuse mode britannique, Irwin Spakes, met en valeur tout un attirail anglo-saxon mêlant couleurs vives et carreaux et en jouant la théâtralité à travers des mimiques faciales et des postures décalées. Alfonso Sahrland, tout en douceur dans ses gestes est quant à lui LE british incarné, rehaussé par l’assemblage gilet/béret de Martin Skarendahl . Un quatrième musicien les accompagne, aux claviers.

Dans une ambiance assez calme pour un début de concert, la voix d’ Irwin, pseudo sosie de Ben Stiller pour certains, est d’autant plus prenante, rappelant The Darkness, malgré une sonorisation pas vraiment terrible… Laissant s’épanouir un accent prononcé, Irwin motive la salle à grands coups de  » HOO! « ,  » SIERS!  » répétés par l’ensemble hétérogène des amateurs.

Pas de personnages très extravagants pour égayer la noirceur de la fosse mais des mains en l’air et des « têtes dansantes », à partir de Cops and Robbers qui fait enfin décoller le public. Goodbye Mr A, single de l’album The trick to life est largement apprécié. Un splendide Run Rabbit Run soutenu par une nervosité canalisée et dynamique détonne par rapport à la sonorité de l’album, ce qui n’est pas plus mal.

Après une ballade, Everything goes dark, le groupe laisse entrevoir ses influences pop américaines avec une reprise de Lonely Boy d’ Andrew Gold qui ne surprit personne tant çela paraissait naturel. Le second single attendu, Worried about Ray s’achève par un lancé de médiator détournant notre attention et leur permettant de s’éclipser. Un rappel chronométré, les voilà de retour pour 2 titres, Money to be made et surtout, We didn’t light the fire, reprise de Billy Joel, très bon choix pour une fin sans regrets ; « re-lancé » de médiator et hop, ils ne sont plus là . Un concert plutôt bref. Et comme toujours à la Maroquinerie, pas question de s’enraciner, il faut déguerpir rapidement pour aller siroter son Jack Daniels au frais.

On aura de toute façon l’occasion d’entendre reparler des Hoosiers puisqu’il semble qu’ils ont une place en France, même si il leur reste encore des preuves à fournir . Un bon concert, c’est toujours un bon début.

En pleine réflexion, j’aperçois Irwin, Alfonso et Martin qui se pointent en terrasse. Petite séquence autographes et photos, nos anglais se montrent très ouverts et finissent par avouer qu’ils reviendront vers mars/avril avec peut-être, comme ce soir, des musiciens supplémentaires sur scène et parmi eux un trompettiste ! Ils sont tellement gentils qu’ils auront même accordé quelques photos .

Setlist

1. Worst Case Scenario

2. Goodbye Mr A

3. The trick to life

4. Run Rabbit Run

5. Killer

6. Everything goes dark

7. Cops and rabbers

8. A sadness runs trought him

9. Lonely boy

10. Worried about ray

Rappel :

11. Money to be made

12. We didn’t start the Fire (Billy Joel)

Compte rendu vidéo dispo sur : Inrocks Indie Club

Un grand merci à Cerick Lohou de RCA pour l’invitation.

En savoir +

Site officiel: http://www.thehoosiers.co.uk/

Myspace: http://www.myspace.com/thehoosiers

—–

Partager !

1 commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Jeudi 31 janvier 2008
    Fred a écrit :

    Je partage ton avis Elodie sur l’influence quand même assez marquée des Flyming Lips sur la musique des Hoosiers.

    De ce concert je retiendrais 2 choses marquantes. Tout d’abord la voix « suraigüe » et magnifique du chanteur, et puis toujours concernant ce brave petit homme (grand par le talent!) qu’est Irwin Spakes, j’ai adoré qu’il ait ce sourire permanent pendant tout le concert. J’ai trouvé qu’il envoyait des ondes positives dans toute l’assemblée, et moi je les ai reçues en pleine face!!

    Commentaire perso. : merci à toi élodie pour avoir abreuvé un homme sans le sou en suite de ce concert! ;-)

Réagissez à cet article