The Hickey Underworld à la Flèche d’Or

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"Hey, ce soir il y a The Hickey Underworld en concert !" "The Kikikoi ?" Avec une soirée qui commence de la sorte, autant dire que c’était mal barré et les probabilités de se retrouver devant M6 en train de s’enfiler des chips et bières assez hautes…

Dans ces cas là, le mieux reste de replacer les choses dans leur contexte : « Mais si, tu sais, ils sont belges et ils font de la super bonne musique qui balance et donne envie de bouger son popotin ! ». Malgré une démonstration au potentiel visuel indéniable, la partie n’a toujours pas l’air d’être gagnée… Reste une dernière carte : « Le single s’appelle Blonde Fire. Dedans, il y a un mec qui récupère un lapin au rayon viande-dans-la-barquette au Monop’ du coin, lui recolle des poils et Pan-Pan revient à la vie ! ». Et là le déclic, la révélation… Bernadette Soubirous n’aurait pas mieux fait : « Aaaaaaaaah oui ! Et même qu’ensuite, il tricote un petit tricot au lapinou non ? »

Première visite à la Flèche d’Or depuis fort longtemps. Si la salle a gagné en superficie, elle est devenue impersonnelle et froide en se rapprochant plus d’un hangar que d’une salle de concert. Mais l’équipe est accueillante et nous reprenons vite nos marques.

La soirée comme avec Vadel qui réussit à faire regretter d’être arrivé à l’heure et qui me rendrait presque nostalgique de mon dernier concert des BB Brunes. Si le look et les visuels ne sont pas trop mauvais, le reste est assez catastrophique. Après le groupe Facebook Ce n’est pas parce que papa est riche que tu es belle, bienvenue à « Ce n’est pas parce que tu n’es pas muet que tu sais chanter ». Ce genre de chose n’est peut-être plus de mon âge, mais en attendant ma carte vermeille, ce sera Matier qui sauvera nos tympans.

Ils sont également très jeunes, mais nettement plus expérimentés. Ca balance et les riffs sont là avec des influences américaines assez déroutantes à la première écoute puisqu’on ne s’imagine pas que des petits gars de Vesoul peuvent nous claquer autant ! Les titres s’enchaînent, sans prétention, mais avec efficacité. Les deux chansons présentes sur leur Myspace auront d’ailleurs servis de bande sonore à la rédaction de ce live report. Autant dire que ce fut la bonne surprise de la soirée. Petit message aux principaux intéressés : « Arrêtez de faire les timides et lancez vous dès aujourd’hui à l’assaut des scènes françaises ! »

Reste que ce sont les Flamands que nous sommes venus voir, et même si nous sommes tentés de faire des blagues sur les oiseaux roses, il n’en sera rien. La fosse est loin d’être comble, mais cela rajoute au côté agréable de la date. Le frontman nous fait signe de nous rapprocher et c’est parti pour un set de rock nerveux avec une lichette de new-wave ! On a à faire ici à de vrais musiciens et les solos de guitares et de batterie s’enchainent avec une intensité hardcore bien sale, même si les mélodies restent efficaces et fignolées, le tout dans un univers bien a eux. Le set donne l’impression de voir des copains qui s’éclatent dans notre salon et l’apothéose sera bien sûr atteinte sur Blonde Fire avec un public en transe qui hurlera le refrain plus qu’il ne le chantera…

Reste que décidément la Belgique est un vivier de groupes bourrés de talents (difficile de ne pas penser à Ghinzu) et nous avons avec The Hickey Underworlfd, l’un des plus beaux bébés de ce début d’année !

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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