The Earl Grey

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The Earl Grey, ce n’est pas seulement la boisson préférée des Anglais (après la bière) ! Derrière ce nom de scène se cache aussi le projet musical solo d’Alexandre Ragon.

Après avoir officié au sein de formations rock plus ou moins énervées, l’artiste se lance aujourd’hui seul en scène armé de ses compositions pop-rock qui fleurent bon l’Amérique. Fort d’un EP (In this Memory) sorti en 2010, The Earl Grey (TEG pour les intimes) s’apprête à sortir We Are Young, un premier album enjoué et sincère à travers lequel il laisse parler ses influences tout en les signant de sa propre sensibilité. Le samedi 29 septembre, The Earl Grey, accompagné de ses cinq musiciens, présentait en avant-première son disque sur la scène du Batofar. On a eu l’occasion de papoter un peu avec Alex pour en savoir plus sur ce projet…

Comment te sens-tu à quelques heures du concert ? Pas de stress ?

Alex : Non, jamais de stress. Je suis quelqu’un qui se convainc beaucoup par la pensée. À force de me dire «mais t’as aucune raison de stresser ! », ça fonctionne !

Pour ceux qui ne connaissent pas The Earl Grey, comment est né ce projet ?

Alex : ça a commencé en été 2009. J’étais dans ma chambre et j’ai composé quelques chansons. Je me suis dit et si je faisais un projet solo de pop ? J’avais énormément de choses à raconter et la musique était le meilleur moyen de les partager. Je trouvais originale l’idée du projet solo. Ça m’a aussi permis de rencontrer plein de musiciens. L’échange musical c’est tout ce que j’aime.

Tu faisais partie d’autres groupes avant The Earl Grey ?

Alex : J’ai commencé dans un groupe de pop-punk français qui s’appelait The Unchainted. Après j’ai joué dans quelques formations un peu plus énervées, une formation métal et une autre plus rock. Mon dernier groupe s’appelait A Thousand Leaves et on fait pas mal de jolies choses dont la première partie de Manu à l’Élysée Montmartre et celle de Metro Station au Bataclan. Aujourd’hui, The Earl Grey c’est mon projet solo. Mais en live, ce n’est pas du tout pareil que sur CD. Je communique énormément avec mes musiciens parce qu’ils apportent beaucoup de relief à mes compositions et ils leur donnent une autre dimension.

Le nom de scène The Earl Grey, ça vient d’où ? C’est ta boisson chaude préférée ?

Alex : Déjà oui ! Mais j’ai surtout trouvé l’ambivalence du nom intéressante avec à la fois le côté sévère anglais en contraste total avec la musique super enjouée que je propose.

Comment s’est passé l’enregistrement de ton album We are Young ?

Alex : Pour moi, cet album c’est un voyage. Ça a mis un an et demi avant de se faire. C’est dans la moyenne, mais j’ai appris beaucoup. J’ai retouché plein de choses. J’ai fait confiance aux personnes qui m’entouraient, notamment l’équipe son. C’est cool parce que je me dis que le jour où je ferai un deuxième album (ce que je ferai bientôt), je ferai les choses différemment et je serai fort d’une riche expérience. C’est Ue Mastasi qui a masterisé l’album à New York au Sterling Sound studio. C’est celui qui a fait des artistes que j’adore dont Panic!At the Disco ou Cobra Starship. C’est mon label qui a envoyé les pistes. Malheureusement je ne l’ai pas rencontré. J’aurais bien aimé ! Mais c’est déjà super d’avoir un nom comme le sien attaché au projet !

Tes chansons sonnent très personnelles. Comment s’est passée la composition du disque ?

Alex : Oui, c’est un disque très personnel fait d’histoires qui me touchent moi et ma famille. Ce n’est pas forcément explicite dans le sens où je ne cherche pas à être voyeuriste. Mais j’essaie d’écrire des textes qui sont pour moi assez forts pour m’exprimer et les partager après avec le public.

Tu évolues sur un registre musical peu représenté en France. Quels sont les artistes qui t’ont principalement influencé ?

Alex : J’ai écouté beaucoup de Blink 182 dans ma jeunesse, du Sum 41 aussi que j’écoute d’ailleurs encore. Mais celui qui m’a vraiment donné envie de faire de la musique, c’est Johnny Cash. Je l’ai tatoué sur mon bras d’ailleurs. Pour moi, c’était un mec, un vrai !!! Il avait une guitare acoustique et il était plus rock n roll que tous les metalleux réunis ! C’est une vraie légende.

Est-ce que c’est un atout d’évoluer dans un style peu représenté ou au contraire un inconvénient avec le risque d’être moins médiatisé ?

Alex : Je dirais que c’est un atout parce qu’en règle générale j’aime voir les choses positivement. Ça ne m’intéresse pas de voir trois groupes qui font du BB Brunes. Je cherche à représenter autre chose. Comme il y a de place pour ça, je le fais et ça m’éclate ! D’ailleurs, je ne suis pas le seul à évoluer sur cette scène. Je pense notamment à mes potes de Mary Has a Gun, qui sont originaires d’Aix-en-Provence. Ils ont eu une petite période difficile avec leur label, mais on les a toujours soutenus même dans le creux de la vague. Par ailleurs, même si ce n’est pas vraiment le même style musical, je soutiens vraiment les Chunk! No, Captain Chunk!qui sont quasiment mes frères ! On est potes et on forme une vraie scène. On a construit une petite famille. Avant il y avait la Team Nowhere, mais on s’en détache dans la mesure où en ce qui nous concerne, il n’y a pas de business derrière. Là, c’est vraiment dans un autre esprit. Quand on joue ensemble, on prend notre pied, mais on ne cherche pas à imposer quoi que ce soit. On est une famille dans le sens où on se retrouve pour jouer, boire des coups et rigoler !

Tu as déjà joué à l’étranger. Qu’as-tu retenu de ces expériences ?

Alex : J’ai joué à l’étranger, mais avec mes anciennes formations. Je vais faire ma première tournée anglaise avec The Earl Grey en novembre. Et je suis hyper excité ! Je suis sûr que ça va être terrible ! Le public anglo-saxon est plus habitué à entendre le style qu’on propose, mais le petit piment de ce jeu c’est d’arriver à être bien en France. On me dit souvent que ma musique ne peut pas marcher en France. Il est vrai qu’on n’a pas un passé culturel qui fait qu’on est naturellement porté vers ce style musical, mais, selon moi, c’est justement intéressant d’amener quelque chose de nouveau et de faire évoluer les mentalités !

Tes derniers coups de coeur musicaux ?

Alex : J’adore le groupe anglais Futures. J’écoute aussi pas mal de métal, notamment le dernier album de Architect. J’adore le dernier Bloc Party aussi ! Les mecs ont créé une hype à la sortie de leur premier album et là ils ont pris un gros risque en sortant des sentiers battus de l’électrorock basique. Il y a un côté Deftones dans ce disque avec les grosses guitares bien lourdes et ça fait plaisir à entendre !

D’autres projets en cours ?

Alex : ce qui est en train de se mettre en place parallèlement à The Earl Grey, c’est que j’écris des trucs pour des courts-métrages et des films. À terme, j’ai vraiment envie de me lancer là-dedans aussi parce que je suis un énorme fan de cinéma.

Crédits photo : Phil abdou

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Facebook : www.facebook.com/theearlgrey

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A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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