The Dresden Dolls – No Virgina

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Et non Virginia, il ne s’agit pas là d’un nouvel album du duo le plus excitant et le plus enthousiasmant de ces cinq dernières années, mais plutôt d’une compilation de raretés et d’inédits dont il aurait été dommage de passer à côté. Et oui, Virginia, on a beau être au printemps, c’est un peu Noël dans tes oreilles.

dollsDisons le tout net, pour l’amateur des Dresden Dolls, c’était un peu le serrage de ceinture depuis deux ans. Hormis, un splendide live at The Roundhouse qui n’aura fait que remuer le couteau dans la plaie béante de leur absence, Mlle Palmer et Mister Viglione étaient assez occupés dans leurs projets solos respectifs ainsi que par leur comédie musicale ( The Onion Cellar ) qui a remporté un franc succès dans leur ville de Boston.

Inutile donc de décrire l’état d’excitation, combiné au manque de ces derniers mois, à l’ouverture fébrile du successeur de Yes Virginia . Pourquoi se mettre dans de tels états pour un simple CD ? C’est que ce groupe a quelque chose que les autres n’ont pas. Bien sûr à force de lire cela à longueur d’articles et de sites web, sur à peu près tout et n’importe quoi, vous êtes en droit de jouer les sceptiques.

Mais l’univers des Dolls a cette excentricité, cette douce folie, cette subtile distanciation et cette fureur de vie qui donne toute son intensité à cet univers qu’ils ont su créer et surtout faire partager. Ce n’est donc pas un hasard, si le groupe compte une fanbase si fidèle à travers le monde entier qui n’hésite pas à participer de façon active aux concerts (la fameuse Dirty Brigade ) et à contribuer de toutes les manières possibles à ce flot créatif constant (l’initiative Post-War Trade ).

Exercice délicat cependant que celui de la compilation de raretés, trop souvent confondu avec le simple groupement de titres de seconds choix rassemblés à la va-vite. No Virginia, évite cependant cet écueil avec brio. Et, si ce n’est le packaging assez spartiate, c’est à un quasi véritable album des Dolls auquel nous avons à faire ici.

Dès les premières notes de Dear Jenny, la magie est au rendez-vous, emmenée par le piano ravageur et le chant si caractéristique d’ Amanda, accompagné par le martèlement incessant de Brian . Du Dolls, à l’état pur, oscillant entre joie, jubilation et mélancolie. Des titres qui retracent les cinq premières années du groupe avec une seule B-Side ( Lonesome Organist Rapes Page Turner ou la quintessence perverse des Dresden Dolls en moins de 4 minutes) et une brillante reprise des Pyschadelic Furs ( Pretty in Pink ). Pour le reste, il s’agit d’anciens titres, déjà joué en live pour certains, et qui n’avaient jamais encore été gravés sur CD.

Et rien que pour les bijoux que sont Dear Jenny, Night Reconnaissance, Ultima Esperanza et The Kill, il est impensable de passer à côté de cet album furieusement jouissif.

Life’s a cabaret, mes amis.

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À lire sur Discordance: [Interview->37] et [Chronique->184]

Site officiel: http://www.dresdendolls.com/
Myspace: http://www.myspace.com/dresdendolls
Post-War Trade: http://www.postwartrade.com/password

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Image de : Fondateur de Discordance.

1 commentaire

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  1. 1
    le Jeudi 12 juin 2008
    kyra a écrit :

    Oh que j’aime cette chronique… Tu sais que c’est grâce à toi Pascal que j’ai découvert l’univers délicieusement sombre, pervers et passionné des Dolls ? Rien que pour ça, MERCI.

    Life’s a cabaret… a fucking one.

    Cheers.

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