The Dodoz à la Maroquinerie

par |
Samedi 21 mars, c'est le printemps ! Oui, mais c'est aussi la venue des Dodoz à la Maroquinerie. Ce groupe toulousain aux influences rock indie bien trempées s'installe à Paris le temps d'une date avant de continuer leur tournée dans toute la France. Récit d'un concert détonnant.

dodoz1C’est Josh Weller, tout droit venu de Londres, qui assure la première partie du groupe. Lorsqu’il arrive sur scène, on ne remarque que ça: ses cheveux qui lui donnent un petit air de troll sorti tout droit d’un pays féerique. Muni de sa guitare, il s’approche d’un pied de micro décoré de ballons et les premiers accords nous invitent à pénétrer dans un univers à la fois étrange et merveilleux. Avec une voix terriblement sensuelle, Josh Weller saisit de surprise le public qui commence à rentrer petit à petit dans la Maroquinerie. Il entame son set avec Circus, une chanson aux airs tziganes et à la magie d’orient: point de superflu pour cet homme-orchestre qui utilise, effets de voix, pieds, tambourin, oeuf sonore et kazoo pour rythmer ses chansons.

À demi courbé sur le micro, Josh Weller enchaîne les morceaux accrocheurs en nous racontant leur histoire, et petit à petit, le public tombe sous le charme de cet être elfique si attachant. Avec des paroles touchantes et sincères, il remporte les applaudissements du public qui ne s’attendait sans doute pas à trouver un rayon de soleil en rentrant dans cette salle obscure.

Quand les lumières se rallument, la foule envahit la fosse, désertée lors de la première partie. Les photographes qui avaient alors pu profiter avec délectation de l’espace encore vierge de rockeurs n’auront pas autant de chance pour le set des Dodoz et c’est avec grande peine qu’ils se frayent un chemin entre les corps impatients,serrés les uns contre les autres.

Lorsque les lumières s’éteignent, les Dodoz rentrent en scène et c’est l’excitation dans la salle. C’est toutes guitares dehors que le groupe entame Strangers Blank !, une chanson à l’énergie palpitante qui donne le ton de la soirée: non, les Dodoz n’ont pas peur des loups qui rôdent dans la plaine. Pas le temps d’encourager les jeunes qu’ils enchaînent directement avec Last Night, un morceau où Geraldine éblouit par son assurance, et où les guitaristes sautillent à n’en plus finir malgré une fosse qui a encore du mal à se lâcher… Le rock électrisant de Boyfriend in Oxford donne les premières secousses au public, les stroboscopes battent leur plein et aveuglent la salle entière, mais la fosse aime ça, et n’hésite plus à danser corps et âme sur des morceaux tels que Twice ou History of .

dodoz2Mais c’est bel et bien sur Do You like Boys et Middle of the Night que les fans se révèlent: pogos et slams font irruption dans ce concert jusque-là beaucoup trop calme. Geraldine, visiblement heureuse de ce réveil soudain encourage les mouvements de foule par des sourires qui en disent long. La fosse crie, hurle, tape des mains et a maintenant du mal à se calmer. Avec Falling tones, les Dodoz apaisent les esprits le temps d’une intro, mais le son des guitares et de la batterie frappée sans relâche soulève et emporte littéralement la fosse. Lorsque le groupe annonce Bet, sa dernière chanson, le public est visiblement déçu, mais décide en conséquence de profiter à fond des quelques minutes qui leur restent à passer avec les Dodoz .

Ils reviendront pour un rappel de trois chansons dont une reprise très surprenante de Ayo technology de 50 Cent avec le batteur de Neimo en invité. Les rockeurs deviennent rappeurs le temps d’une chanson et donnent à celle-ci une ampleur totalement inattendue: le morceau hip hop / RnB que l’on connaît – ou pas – se transforme en petite surprise musicale intense qui prend aux tripes. On se demande alors ce qui se passe, si un cataclysme, un ouragan, ou un tremblement de terre n’est pas en train de secouer les quatre coins de la Maroquinerie. L’ambiance est à son comble quand les quatre musiciens entament Werewolf in love qu’ils dédicacent à I Am Un Chien, et c’est sur une tempête d’applaudissements que les Dodoz quittent la scène après avoir aspiré le public dans son tourbillon musical.

Les lumières braquées sur eux, Géraldine, Jules, Vincent et Adrien ont montré au public parisien de quoi ils étaient capables. Avec une maturité musicale évidente, les Dodoz sont loin d’être innocents, les petits sont en train de devenir grands.

Crédits photo : Philippe Abdou

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : J'aime le Rock, le vrai, pas le trop bruyant ni le trop mou, des Brian Jonestown Massacre aux Yeah Yeah Yeah's en passant par Marilyn Manson ou NIN. Je passe une grande partie de mon temps dans la pénombre des salles de concert pour essayer inconsciemment de découvrir The Next Big Hit !

4 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    Phil A.
    le Mercredi 1 avril 2009
    Phil a écrit :

    Superbe retranscription ! :D C’était vraiment un concert incroyable, et l’ambiance était vraiment comme tu l’as décrite :) Trop bien !
    N’hésitez vraiment pas à les checker sur myspace ! Vous allez sans doute adorer !

    Phil.

    http://luckylens.deviantart.com

  2. 2
    Nicolas Brunet
    le Jeudi 2 avril 2009
    nico a écrit :

    Y’a eu que Vincent de Neïmo qui est passé en guest ? Bruno est pas venu ?

  3. 3
    Nicolas Brunet
    le Jeudi 2 avril 2009
    nico a écrit :

    J’ai écouter Josh Weller à l’instant. Sur la chanson « Circus » (et que celle là), principalement dans la premiere minute, il a le meme timbre de voix que Peter Doherty.

    Sinon j’accroche pas plus que ca, mais ca s’écoute.

  4. 4
    le Jeudi 2 avril 2009
    Clara a écrit :

    Si, Bruno était dans le public ;)
    Ouai y a un ptit air dans la voix … c’est quand même un peu plus juste pour Josh :p

Réagissez à cet article