The Dodos – Time To Die

par Déborah|
Ecouter Time to die, le nouvel album des Dodos, c'est comme courir sur une plage californienne sous le soleil : c'est doux, frais et ça respire la joie de vivre.

Ne vous méprenez pas sur le titre légèrement dépressif de cet opus. En digne successeur de Visiter sorti il y a à peine un an, Time to die est un tableau gentiment folk en neuf parties. Le pari est plutôt réussi et à l’écoute de ce nouvel album, difficile de ne pas relever quelques références aux Beach Boys eux aussi originaires de la région où l’or est censé abonder. Vive la Californie !

L’album s’ouvre sur Small death et se ferme avec le titre éponyme Time to die, sur l’ambigu sujet de la mort. Mais que la mort est douce avec les Dodos ! La voix de Meric Long est chaleureuse, presque androgyne et vite soutenue par une guitare énergique. Vous pensez à MGMT ? Normal, l’univers est proche, l’électro en moins. Les Dodos ont su surfer sur la tendance américaine du moment : prendre une bonne vieille mélodie et la remixer version néo-folk ou électro. Un peu simpliste, mais ça fonctionne.

En effet, à la sortie de leur précédent album le groupe avait littéralement été encensé par la presse et le public, et il semble bien que Time to die prenne le même chemin. Sur cet opus, on retrouve les Dodos non pas à deux, mais à trois. A Meric Long et Logan Kroeber s’ajoute le vibraphoniste Keaton Snyder, qui confère au projet un élan particulier. Plus créatif, aérien et surtout plus ambitieux puisque la production de Time to die a été réalisée avec brio par Phil Hek, déjà repéré aux manettes des albums de Fleet Foxes et The Shins .

grandodoCe projet respire la fraicheur et on donnera une mention spéciale à trois titres en particulier. Longform où le vibraphone s’envole littéralement au son d’une batterie légère et racée. D’un murmure, la voix de Meric Long, toujours évanescente, prend toute son ampleur dans ce morceau qui apparaît comme la véritable introduction à l’album. Two medicines est quant à lui le titre le plus surprenant voire intéressant. Le rythme est soutenu sans étouffer la douceur commune à tous les morceaux de l’album. La batterie rivalise de précision avec le vibraphone qui prend presque des accents de piano classique. Time to die, morceau de clôture, est tout d’abord prudent, expérimentant diverses tessitures, jusqu’à ce qu’éclose la guitare. Toute la richesse de l’interprétation du groupe est dévoilée dans ce morceau d’une justesse impressionnante qui nous confirme une chose : The Dodos sont dans la place et pour longtemps.

Time to die est un album tellement bon, que c’en est presque trop. Trop propre, trop sucré et trop structuré. Les titres s’emboitent parfaitement et la production est un succès. Le challenge était pourtant difficile après Visiter mais les Dodos l’ont relevé. On n’a alors qu’une envie : sortir les jeans troués et faire un feu de camp sur la plage. Il ne reste plus qu’à attendre leur passage à la Maroquinerie le 7 septembre prochain pour griller les chamallows.

The Dodos, Time To Die (Wichita / Coop), sortie le 31 août.

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1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 14 septembre 2009
    benoit a écrit :

    on pensait que c’était impossible de faire mieux que « Visiter », mais ce « Time To Die » fait au moins aussi bien !

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