The Chariot au Batofar

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The Chariot était de retour dans la capital française pour venir défendre son dernier album Wars and Rumors sorti il y a déjà quelque mois chez Solid State.

Image de The Chariot_Live1 Le groupe monté par Josh Scogin (l’ancien chanteur des anciens très bons Norma Jean) est brut, bourrin, sans concession musicale, bref : ça tabasse.

On avait déjà pu les voir jouer dans cette salle du Batofar, c’est donc la troisième fois de suite lors de leurs trois dernières tournées. Nous manquons les premières parties, et, au moment d’arriver dans la salle, le show de Chariot commence : toujours la même intro, un chant religieux, pendant que les protagonistes étirent, fidèles à eux mêmes, un gros chaos sonore et scénique. Wolf, le bassiste, possède une barbe des plus distinguées où se mêlent glaires, bave et morve, tandis que la voix de Josh Scogin fait toujours autant d’effet. Impossible de comprendre comment ce type peut brailler de la sorte sans vomir sa trachée.

Après le premier titre, très mitigé sur le rendu sonore (faute sûrement à l’absence de balances), on réalise qu’on est venus voir The Chariot au Batofar et non un orchestre philarmonique. Comme sur les dates précédentes, ça envoie. Ceux qui ne les ont encore jamais vus ne peuvent être que stupéfaits de la transe du bassiste et de ses lancers de basse.

Mais la sauce ne prend pas, quelques tristes moshers donnent un peu de contenance à la fosse, mais rien d’incroyable, c’est même triste. Scogin prend la basse et commence les premières notes de Seven Nation Army (c’est un peu comme si Marylin Manson jouait Come As You Are) : foutage de gueule en réaction à l’ineptie molle du public ? En fait non, car le morceau remixé/braillé est un joyeux bordel.

Le reste du concert se déroulera sans embûches, ni grosse surprise : pas de guitares qui brûlent, d’amplis renversés, de chauve au crâne ouvert, de batterie éclatée, d’action inconsidérée, regrettable, mais drôle. Le bassiste s’accrochera par les pieds au plafond, aucune conviction dans ce geste qui clôturera un show sans réelle saveur, faute sûrement à un public très peu réceptif alors que le groupe a livré une prestation honorable.

En discutant avec Scogin du déroulement de la tournée, des concerts en Russie où le public est « WILD », on est déçu d’habiter une ville qui fait bander mentalement tout étranger, mais où règne une réelle arrogance quant à manifester sa joie de voir un groupe dont les musiciens ont quand même traversé l’Atlantique. Vu l’impuissance du public de ce soir, on a de la chance que le groupe passe encore par Paris.

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A propos de l'auteur

Image de : Melchior 22 ans, aime roder en écoutant du hip-hop ou du rock, écrire des reports sur des groupes de hardcore, prendre des photos qui n'interressent personne, B2ObA, Burzum, les films de Cronenberg, les loups, George Michael et Tears For Fears ....

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