The Black Box Revelation – Silver Threats

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Le groupe m'était presque inconnu à mon arrivée dans la salle de concert. Une page dans un webzine branché, une pochette de CD remarquée et une chanson sur le sampleur Rock&Folk. Rien d'autre. Pas d'apriori, même pas négatif.

Image de The Black Box Revelation - Silver Threats La formation, un duo guitare-batterie donc, pourrait faire penser à un truc bluesy genre White Stripes et Black Keys, et l’absence de basse à un truc proche du Blues Explosion. Après les premières notes il faudrait plutôt aller voir chez le psychédélisme de Spacemen 3 ce genre de chose quoi, pas beaucoup de blues dans leur rock donc ce qui appréciable, histoire d’éviter les clich’tons.

Le guitariste regarde ses chaussures et il a une mèche qui lui tombe sur le haut du nez. (S’il regardait ses chaussures, vouté, et si sa mèche tombe sur le bas de sa bouche il ferait de la new wave et serait le guitariste de Gossip). Le batteur n’a pas de batterie minimaliste et c’est probablement le musicien le plus heureux de jouer que je n’ai jamais vu.

Silver Threats donc, deuxième album. Pochette qui attire l’œil.

Dès le début les Black Box Revelation envoient le pâté par une bombinette rock : High On A wire et son refrain power pop hyper entêtant, genre qui déchaine les kids, et un solo inspiré. Petite claque donc et puissance d’un single rock, chose rare quand même. Run Wild enfonce le clou dans le genre refrain entêtant et solo psyché.

Après une brève écoute, on se dit déjà que l’album est produit de parfaite manière, si parfaite que ce n’est pas sale, et peut être que les guitares géniales et vintage de Jan Paternoster en sont pour quelque chose. Bref, ce n’est pas du garage rock crade. En 2010 un petit groupe de Rock belge peut sonner comme un mastodonte de la musique.

5 O’clock Turn Back the Time encore une fois tres power pop.

Do I Know You inaugure le moment faible d’un album, là où le groupe doit être génial et balancer des chansons qui vont nous faire oublier ce mauvais moment. Leurs riffs deviennent pénibles et les refrains géniaux au début commencent même à nous taper sur les nerfs.

Our Town Has Changed for Years Now touche le fond.

Love Kicks censé nous remettre une claque nous ennuie.

Mais Here comes The Kick termine l’album sur une lancée psyché assez audacieuse. Spaciale même. Comme un message : « On n’est pas blues ! Ce n’est pas parce qu’on est un duo qu’on est blues. On n’est pas blues point barre. »

Au final très bon album si on s’arrête à la moitié. Et une petite pensée aux jeunes en transe pendant High On A Wire, si ces personnes n’ont jamais entendu les Black Rebel Motorcycle Club, les Black Angels ou les Black Lips alors elles pourraient devenir folles et ne plus jamais écouter les Black Box Revelation. Sauf High On A Wire.

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A propos de l'auteur

Image de : Fabien a 23 ans vit à Grenoble, il enchaîne différents boulots de merde dans le seul but de pouvoir se payer des CDs et des chaussures. Sa passion pour la chose rock, un genre qu'il considère avec sérieux et légèreté à la fois, frise l'autisme. Nan, c'est de l'autisme. Les mains calleuses et le dos vouté à force de fouiller dans les bacs à solde et les blogs internet.

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