The Big Pink + Nasser au Nouveau Casino

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Sorti en septembre dernier, A brief history of love, le premier album de The Big Pink, alias Robbie Furze et Milo Cordell (fondateur du label Merok Records à qui l'on doit aussi la découvert de Crystal Castles ou Klaxons), a su s'imposer en remettant au goût du jour un style musical initié notamment par des groupes tels que Ride ou My Bloody Valentine : le shoegaze. Les Londoniens étaient de nouveau de passage sur Paris. L'occasion d'apprécier en live l'intensité de leurs morceaux.

2801_bigpinkafficheLes portes du Nouveau Casino à peine franchies, les premières notes de l’électro-rock de Nasser emplissent la salle qui affiche déjà pratiquement complet. Cependant, le trio originaire de Marseille a du mal à faire valoir sa musique face à un public parisien qui semble quelque peu hermétique aux compositions du combo. Malgré les efforts du batteur/chanteur pour susciter un peu d’intérêt dans la foule, notamment sur le très entrainant Come On, rien n’y fait ! Les réactions dans la salle se font très timides.

Le moment est venu pour les fans de se frayer un chemin vers les premiers rangs. Quelques minutes plus tard, les lumières s’éteignent, de la fumée s’échappe de la scène tandis que des notes de drum n’bass résonnent, rehaussées par le retentissement de sirènes. C’est alors que des silhouettes se dessinent et prennent place devant leur instrument respectif. Le concert de The Big Pink peut officiellement commencer !

Duo sur disque, quatuor sur scène (avec Leopold Ross à la basse et la surprenante Akiko Matsuura à la batterie), The Big Pink ouvre son set avec le titre Too young to love et son intro électrique.
Dès lors, c’est un festival de guitares saturées et enivrantes qui débute. Le son se fait lourd, puissant et intense. Le groupe enchaîne rapidement avec Frisk et At war With The Sun . Précis, justes, les artistes dégagent une grande énergie.

Nul besoin de discours, la musique parle d’elle-même. Peu bavard entre les morceaux, Robbie Furze et sa moue d’éternel adolescent romantique torturé joue de sa voix éthérée comme une arme de séduction infaillible. Sans fioritures, le quatuor poursuit sur sa lancée avec les excellents Velvet, Crystal Visions et Contbackwards From Ten . Soit un véritable trio de choc !

Le public n’a pas le temps de souffler et apprécie la prestation dans le calme, comme en signe de respect. The big Pink clôt son set par une reprise originale de Sweet Dream de la reine du Rn’B : Beyoncé .
La foule, jusque-là plutôt sage se fait alors entendre. Fait rare de la part de The Big Pink, le groupe nous gratifie d’un rappel. Et pas des moindres puisque la formation interprète Tonight et le désormais incontournable Dominos . En groupe de rock qui se respecte, The Big Pink ne quitte pas la scène avant d’avoir saccagé tout son matos dans les règles de l’art !

On m’a dit un jour : en amour, ce n’est pas la durée d’une histoire qui compte, mais son intensité. En musique, c’est pareil. Certes, le concert de The Big Pink a à peine duré une heure, néanmoins ce laps de temps aura été amplement suffisant pour permettre au groupe de prouver toute sa force.

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En savoir +

Site officiel : www.musicfromthebigpink.com
Myspace : www.myspace.com/musicfromthebigpink
Nasser : www.myspace.com/weare nasser

A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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