Tattoo Art Fest, 4ème du nom

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Le temps file, file file que la semaine dernière se déroulait déjà la quatrième édition du Tattoo Art Fest. On a toujours nos yeux d'enfants devant toute cette encre, mais l’organisation ne se reposerait-elle pas sur ses lauriers ?

Image de Tattoo Art Fest Six jours. Cette nouvelle édition de la convention parisienne de tatouage promettait six jours de folies sous le signe du dermographe, du rock’n’roll et des encres, le tout pour un tarif variant de 15 euros pour une journée à 66,66 euros pour un total-pass.

Déjà mauvaise surprise pour les irréductibles, l’organisateur s’était bien gardé de faire une véritable annonce de l’annulation pure et simple du spectacle du mardi : quasi rien sur le Facebook, un vulgaire commentaire en réponse à un internaute, bien planqué ; quant au site internet, il en aurait été fait mention en blanc sur fond blanc que cela aurait eu le même effet.

Le mercredi du TAF ayant été concentré sur un concert punk, le jeudi sur un show burlesque (et on se souvient du ridicule de l’édition de l’année passée !), les trois derniers jours étaient enfin dédiés à l’encre ! Nous décidons de nous concentrer sur le dernier jour, le dimanche donc.

Malgré que le fest ait déménagé du parc de Vincennes à la Halle Freyssinet, il n’y a pas vraiment foule. Où est passée la cohue des deux premières éditions (et même de la troisième) ? C’est assez déconcertant. Le lieu est convivial, mais seulement la moitié est utilisée. Retirez à cela les stands de vêtements, de bijoux et autres petits accessoires trop choupinous, si vous n’avez pas de look kawaii ou rockabilly, il y a de quoi se sentir un peu floué.

En bref rien de folichou, le festival se veut éclectiques avec ses expositions, sa rampe de BMX et autres, au final cela s’éparpille vite et le côté convention se transforme illico presto en supermarché (toi aussi repars avec ton calendrier du festival !). Certains tatoueurs présents préviennent même leurs habitués histoire qu’ils ne dépensent pas « 15 euros pour rien ».

Heureusement que les tatoueurs et tatoués se retrouvent dans une ambiance bonne enfant, à se montrer leurs dernières acquisitions épidermiques et à tailler la bavette autour d’un verre. On scrute les bras, les dos, les jambes et regrette d’avoir si peu de place tellement l’inspiration se trouve à chaque allée. On bave d’envie devant les courageux qui ont décidé de franchir le pas et qui se font piquer à la main par Brent Mc Cown venu spécialement de Nouvelle-Zélande. Et rien que pour ça, le Tattoo Art Fest vaut le coup !

Enfin, avec le concours du pire tatouage, nous jubilons comme chaque année devant les clowns fiers d’exhiber divers phallus piqués sur leurs dos, biceps ou autres parce que, c’est bien vrai : « un zizi c’est rigolo ! »

Crédits photo : Philippe Barbosa

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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