Taken

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Taken est le nouveau film de Pierre Morel, réalisateur, entre autres, de Banlieue 13 (2004) et du Transporteur (2002). Il met en scène, cette fois, Liam Neeson dans le rôle d'un père prêt à tout pour retrouver sa fille kidnappée dans la plus belle ville du monde.

taken-2Le pitch ? Los Angeles, Bryan, ex-agent gouvernemental et père absent, tente de renouer le dialogue avec sa fille, la jeune et naïve Kim . Divorcé, sa femme s’est depuis remise avec un richissime homme d’affaire. Mais Kim a reçu une superbe proposition de sa meilleure amie : partir à Paris et visiter la ville avec les cousins de son amie. Bryan, ultra protecteur et plutôt dubitatif, fini par accepter de la laisser partir. Hélas, il assistera, impuissant, à travers son téléphone, à l’enlèvement de sa fille. Il ne lui restera alors que très peu de temps pour partir à Paris et sauver Kim avant qu’elle ne soit définitivement perdue.

Avec Taken, Pierre Morel signe ici un nouveau thriller d’action dont l’intrigue se passe à cheval entre deux continents et qui a pour ambition d’aborder le délicat sujet du trafic de femmes sur fond de corruption politique. Liam Neesson y porte un rôle d’un contraste impressionnant : à la fois humain, fou amoureux de sa fille et très loin d’avoir été un père modèle. Il se transformera peu à peu en une impitoyable machine à tuer, en un homme prêt à tout pour la survie de sa fille.

Le rythme du film ira crescendo et les scènes d’actions sont pour le moins explicites avec une violence froide et revendiquée, entre scènes de torture à la limite du soutenables et quelques effets plutôt sanglants. Mention particulière pour la fameuse scène du kidnapping au téléphone qui, grâce au talent de Liam Nesson et de Maggie Grace (plus connue dans le monde des séries avec Lost notemment), s’avère être l’un des meilleurs moments du film.

Bien que Taken soit d’une réalisation exemplaire (l’équipe est française !), le scénario, cosigné par Luc Besson, est quant à lui un peu plus discutable avec une grande tendance à l’exagération. Attendez-vous donc à voir notre héros retourner tout Paris à la manière d’un James Bond qui s’ignore. Cela ne devrait pas trop dépayser les fans du Transporteur . Rajoutez à cela un dénouement assez rapide sans trop de suspense ainsi que certains rôles secondaires au jeu douteux qui rendent l’intrigue un peu kitsch par moments ( » Tu as 96 heures pour la retrouver, sinon tu ne la reverras plus jamais… « ).

Bref une belle réalisation, française de surcroit, et des acteurs principaux excellents, le tout saupoudré de cascades impressionnantes et de scènes audacieuses. Malgré ses nombreuses exagérations et invraisemblances, Taken est un film à voir, et qui devrait ravir les amateurs du genre.

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Site officiel: http://www.taken-lefilm.com/

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Image de : Photographe professionnel & développeur front-end freelance à Paris. Site : philippebarbosa.com

4 commentaires

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  1. 1
    Fabien
    le Jeudi 28 février 2008
    fab a écrit :

    « le scénario, cosigné par Luc Besson, est quant à lui un peu plus discutable »
    pléonasme ?

  2. 2
    Philippe Barbosa
    le Jeudi 28 février 2008
    phiL a écrit :

    Peut être, puisqu’il est effectivement un peu moins expérimenté en scénar’ qu’on pourrait le penser… Les connaisseurs savent sûrement de quoi je parle. après, vrai ou non, je sais pas…

  3. 3
    Stedim
    le Jeudi 28 février 2008
    Stedim a écrit :

    J’ai l’impression que ça fait maintenant plusieurs années que Besson signe ou co-signe des scénarios discutables (souvent too much donc incohérents).

    Est-ce parce qu’il produit ou co-produit systématiquement que personne n’ose le lui faire remarquer ?

    Pire : c’est peut-être un style qu’il veut s’attribuer…

  4. 4
    le Samedi 1 mars 2008
    Anonyme a écrit :

    Désolé Phil mais le transporteur est du à la colaboration de Corey Yuen, le réalisateur de « Hero » et de Louis Leterrier (Danny the dog), Pierre morel était chef op dessus. Mais tres bonne chronique ! Sinon pour ce qui est de Besson, disons qu’il fait la part des choses entre son boulot de réalisateur (ou il ose) et son boulot de producteur (ou il sait que les gens ne sont pas fut fut et qu’ils iront voir des daubes comme les Taxi, Yamakazi etc…)
    Doué mais capitaliste le bonhomme !

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