Sziget : première journée à l’ambiance bon enfant

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Ca y est, le festival est officiellement lancé! Et ça se voit : beaucoup plus de gens sur le site, les tentes qui poussent comme des champignons, la bière qui coule à flot et les nombreuses activités : théâtre de rue, terrains de sport, jeux de logique, danse traditionnelle, musées improvisés, espace lecture/détente… C’est bien plus animé que les jours précédents, en plus le soleil est au rendez-vous. Que demande le peuple ?

Mercredi 10 août

A 15h, The Maccabees commencent la journée en distillant un indie rock à guitares savoureux mais un peu laborieux, aux vues des problèmes de balance et d’une certaine timidité sur scène. Une belle découverte en tout cas.

Puis, ni une ni deux, le groupe suivant met le feu aux poudres : pour Flogging Molly, tout ce que le festival compte de punks, crêteux, amateurs de Guinness et joyeux drilles se rue au devant de la scène pour un pogo enragé qui ne cessera qu’à la fin du concert. Ca slamme dans tous les sens, ça saute partout, ça s’asperge de bière, le tout dans une ambiance bon enfant. Décidemment, Dave King et sa bande savent enflammer les foules.

Dur de passer après un groupe qui a fait l’unanimité. Ce sera la mission de Rise Against, avec son rock ’ricain très rodé, trop peut-être. Du coup, direction la scène Musiques du Monde pour voir les frenchies des Hurlements d’Léo. Violon, guitare, sax,… le set est plutôt efficace.

Le temps d’engloutir un hot-dog et on retourne vers la grande scène pour Interpol. Carré, propre, une voix posée et sûre d’elle…le mix post-punk et indie que nous sert le groupe n’arrive cependant pas vraiment à faire décoller la foule. Il manque le grain de folie qui fait le succès d’un live ; on a plutôt l’impression d’écouter l’album que d’être au concert des New-Yorkais. Mais peut-être font-ils un peu la gueule en raison du manque de public. En effet, le parterre de la grande scène se désemplit à vue d’oeil car, en plein milieu du show d’Interpol, arrivent sur la scène Rock/Metal les légendaires Motörhead.

Image de Public Et il y a foule pour le concert des bikers ! Impossible de circuler. On comprend aisément cet engouement : le trio, après tant d’années de route, est toujours diaboliquement efficace. Une batterie lourde, une guitare redoutable et la voix hargneuse de Lemmy : ils défendent parfaitement leur dernier album, The World Is Yours.

Pour clôturer la journée, on hésite entre Afrocubism et Pulp. Finalement, ce sera Pulp, et le choix s’avère bon. N’ayant pas joué au Sziget depuis 2003, ils ont un peu vieilli mais leur musique demeure cependant tres énergique. Décidemment, ce ne sont pas des Common People, les gars de Sheffield.

Une fois les gros concerts finis, on se balade au hasard et nos pas nous portent a la tente « Magic Mirror », où nous attend un spectacle de cirque avec équilibristes, danseurs et contortionnistes.
Plus tard, le rythme enflammé du jazz manouche émanant de la tente Tzigane nous attire irrémédiablement…
Et ça pourrait continuer comme ça toute la nuit, mais il faut bien aller se coucher, parce que demain il y a Kasabian, Chemical Brothers et plein d’autres, et qu’il faut encore tenir toute la semaine. Alors à 3h, au lit!

 

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: Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

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