Sziget festival, l’aventure continue

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L'aventure hongroise continue, dans la joie, la bière et la bonne humeur malgré la fatigue.

Jeudi 11 aout: Jour 2

11h: Réveil difficile, légère gueule de bois. En plus, il y a la queue aux douches… Mais bon, ça fait partie intégrante des festivals, on le savait avant de venir.

14:30: Une fois émergé, on se dirige gentiment vers Ben l’Oncle Soul. C’est le seul Français à jouer sur la Grande Scène cette année, alors bon, il faut quand même aller voir ça.

Au premier coup d’œil, il n’y a pas grand monde. S’il cartonne en France, l’oncle Ben n’a pas le même succès à l’étranger. Et pourtant, petit à petit, ça se remplit. Le set est bien foutu, ça groove et les gens commencent à danser. Quand il livre sa version de « Seven Nation Army », tout le public suit à grand coup de « pom-pompompom-pompom-pom », mais cette fois, ça énerve un peu moins que d’habitude. Le concert se poursuit, un petit Ray Charles pour finir en beauté en Ben s’en va, tout sourire. Il peut être content : le job a été fait, et bien fait. Bien mieux que ce à quoi on s’attendait.

16h30: On se dirige vers le Dreher in the Sky, le stand qui permet de boire une pinte suspendu dans le vide à 30 mètres de hauteur. Il y a une heure de queue, mais qu’importe. Une fois en haut, on a une vue imprenable sur Budapest et le festival… Ce sont certainement les 2€ (prix de la pinte) les mieux dépensés de ma vie.

18h: L’heure de Good Charlotte.
Bon. Hé ben on va jouer au badminton, alors.

Image de Kasabian - Sziget Festival 2011 19h45: Retour vers la Grande Scène, quasi-remplie, pour les british de Kasabian. Déjà présents au Sziget l’an dernier, ils reviennent de plus belle cette année. Plus rien à prouver pour eux, ni le succès ni l’efficacité de leurs lives. Et pourtant, ça balance toujours autant, avec la même fougue, la même envie. « Shoot the Runner » et « LSF » déchainent les foules. Ca slamme en permanence et ça saute dans tous les sens. « Fire » en rappel, pour conclure un gros set. La claque, quoi.

Pour nous remettre de nos émotions, petite binouze au bar VIP (et oui, les accrèd’ servent aussi à ça !).

A 21h30, c’est au tour des Chemical Brothers d’enflammer le public. Là, c’est archi complet. Dans le noir quasi-total (juste les images des écrans géants, comme à leur habitude), tout le monde danse. Un énorme concert, qui fait l’unanimité, du premier au dernier rang.

23h15: Le Amsterdam Klezmer Band joue à la tente tzigane, où ils finissent leur tournée européenne. Encore une fois, le public est chauffé à blanc tant le rythme est soutenu, ce qui achève de nous mettre sur les rotules.

On erre un peu dans le festival, ses stands, ses gens bourrés un peu partout, puis petit passage par la tente électro pour finir la journée.

Vendredi 12 août: Jour 3

La fatigue commence à se faire sentir, les jambes sont lourdes, le corps est usé physiquement. Ça se voit clairement dans le public : moins de monde, moins d’entrain, surtout pour les groupes de début de journée, qui joue devant des scènes parfois quasi-désertes.

Les British Sea Power vont en faire les frais. Leur pop lancinante ne va pas réussir à motiver le public. Il faut attendre le début de soirée pour voir un public important s’agglutiner devant la scène. Plus tôt, tout le monde essaie de récupérer de la veille.

Image de Dizzee Rascal - Sziget Festival 2011 A 19h45, Dizzee Rascal lâche son flow venu d’Angleterre sur une batterie lourde et une grosse ligne de basse, car, comme il le répète, « I’m so heavy! » et « I’m a bass-line junky! ». C’est plutôt bon, et ça fait plaisir de voir du hip-hop, peu représenté dans la programmation du Sziget. Fait notable: il balance un « Assassin de la police – ouh! – ouh! » en intro d’un de ses morceaux. NTM et Cut Killer in da place!

Puis, changement de scène pour aller voir Deftones. Les gars de Sacramento sont en forme et défendent leur dernier album, « Diamond Eyes », avec brio, tout en balançant évidemment des vieux tubes ravageurs. Chino Moreno, très charismatique, se démène sur scène comme un beau diable. Sacrément efficace.

Une fois le set fini, on a juste le temps pour retourner à la grande scène pour la fin de Prodigy. Ce soir encore, c’est archi-complet, ça saute dans tous les sens, pour exploser sur « Smack my bitch up ». Avant de quitter la scène, le groupe s’adresse à « all the prodigy people here tonight, it was a fuckin’ pleasure to play for you, it comes from the fuckin’ heart. Fuckin’ respect! ». T’inquiète, c’était aussi fuckin’ cool de vous voir, yo!

 

Crédits photo: Martin Jeanjean

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: Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

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