Sziget 2011, suite et fin !

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Suite et fin de l'édition 2011 du Sziget Festival, qui s'est montré à la hauteur de ses ambitions.

Samedi 13 aout: jour 4

 Cette fois, on est vraiment vanné, fourbu, cassé, courbaturé. On décide de bouger à Budapest, se poser aux thermes pour se requinquer, sinon on ne tiendra jamais. Et, bonne surprise!, il y a des City Pass 2 jours disponibles aujourd’hui, en cherchant un peu. Pour 8€, c’est vraiment un bon plan, puisqu’il se rembourse déjà avec l’entrée gratuite aux bains Széchenyi.

 Nous sommes de retour sur le site pour le concert de Kate Nash et son groupe de séduisantes musiciennes. C’est mignon, mais un peu gnan-gnan quand même : elle fait monter sur scène un festivalier qui s’était écrit « Marry me » sur le torse, déclare qu’à Londres les gens sont géniaux parce-qu’ils ont beaucoup donné aux SDF, qu’il faut être gentil les uns envers les autres, etc. Kate Nash sait charmer son public, et, même si elle en fait parfois un peu trop, on passe quand même un bon moment.

 A 20h, toute autre ambiance, plus rock’n'roll, avec les Kaiser Chiefs. Le public, plutôt jeune, est venu en masse pour les voir. Ils balancent leurs titres, font le show, jouent avec la caméra pour l’écran géant. C’est sympa, mais curieusement ça ne prend pas, preuve étant qu’il n’y aura pas de rappel alors qu’on peut être en mesure de penser que le groupe, comme le public, en attendait un.

 A 21H30, on quitte la grande scène où les Thirty Seconds to Mars se produiront ce soir, pour aller à la scène « musiques du monde » voir Goran Bregovic and his Funeral Band. Le public, visiblement connaisseur, accroche immédiatement. Rondes, jumps, chenilles, slams, etc. Goran sait y faire pour enflammer les foules, avec des morceaux très rythmés comme « Oh Bella Ciao ». Le meilleur concert de la journée, sans l’ombre d’un doute.

 Dimanche 14 aout – Jour 5, dernier jour.

Une fois réveillés, nous allons faire les courses pour le trajet du retour, en bus. Il y a un Auchan pas loin du site du Sziget, et on se dit qu’on aurait dû y aller plus souvent, pour dépenser moins en bouffe et boire de l’eau (on ne peut pas rentrer d’alcool sur le site).

 A 16h30, Gogol Bordello mettent le feu à la grande scène, remplie à craquer, ce qui est une véritable performance puisqu’ils jouent en plein milieu d’après-midi, le dernier jour du festival, et que tout le monde est crevé. Sous ses faux-airs de Frank Zappa, Eugene Hütz enflamme la foule grâce à son gypsy punk dévastateur, particulièrement avec le tube « Start Wearing Purple » durant lequel il s’asperge de vin rouge et court dans tous les sens.

 18h, autre groupe, autre style. The National distille de l’indie rock assuré, qiu va calmer les esprits après le bordel provoqué par Gogol Bordello.

 On passe ensuite voir rapidement Cheikh Lô à la scène musique du monde, puis retour vers la grande scène pour la fin de Manic Street Preachers. Bonne voix, bons musiciens, mais sans vraiment de saveur.

 21h30: C’est White Lies qui va clotûrer le festival cette année. On ne vous cache pas une grosse déception: Peu surprenant, trop propre, trop fade… Après deux chansons, on se barre en se disant qu’Amy Winehouse, initialement programmée au Sziget cette année, devait peut-être le cloturer, et que même ultra-bourrée elle aurait fait mieux que White Lies, qui ont dû la remplacer au pied levé… C’est du moins la seule explication pour trouve pour justifier qu’un groupe aussi pourri cloture le festival, et on ne sait même pas si c’est vrai.

Du coup, à la place, on va voir Cowboy Junkies. Les canadiens jouent une pop harmonieuse et planante. C’est agréable, mais on aurait bien aimé terminé en beauté, avec un groupe digne de ce nom.

Enfin, dernières bières, puis retour à la tente pour préparer les affaires car demain, c’est le début du trajet retour, qui va durer 24h.

 Le Sziget un marathon qu’il faut tenir jusqu’au bout, mais qui vaut largement le coup. Avec une bonne programmation, un site génial, des activités originales et des festivaliers sympas, cette édition 2011 a prouvé une fois de plus que la réputation du Sziget Festival de « Woodstock hongrois » n’est pas volée.

 

 

Crédits Photo: Martin Jeanjean

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A propos de l'auteur

Image de : Martin Jeanjean est né en 1988 à Fontainebleau. Après être passé par le piano et la clarinette, il tombe amoureux de sa guitare, qu'il ne lâchera plus jamais, même après la Fin des Temps. Passionné d'art et de scène, il devient chroniqueur de théâtre pour Discordance, parce-que c'est franchement super cool. Egalement poète, il publie dans les revues "Borborygmes" et "Verso", et compte gratifier cette époque des poèmes qu'elle mérite; ce qui, croyez-le, n'est pas une mince affaire!

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