Superman returns

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Revoilà le super héros en collants bleus et slip rouge. Certainement l'accoutrement le plus ridicule pour le sauveur le plus fort de toute l'histoire des comics. Que peut t-on attendre d'un tel film ? Pas grand-chose à part un divertissement pop-corn. Difficile d'être déçu après s'être préparé au pire....

supermanRetrouvons d’ores et déjà nos repères. Superman est parti pendant 5 ans loin de Metropolis, pour tenter de retrouver sa chère planète Krypton. Car oui, Superman est un extraterrestre, pour ceux qui n’auraient pas tout suivi. Sauf que pendant ce temps là, Lois Lane, sa chérie-oui-mais-pas-trop-parce-qu’elle-sait-pas-que-Superman-c’est-en-fait-Clark-Kent, a eu un gosse, est sur le point de se marier et en plus a gagné le prix Pulitzer pour un article intitulé  » Pourquoi le monde n’a pas besoin de Superman « . C’est donc mal parti pour le bellâtre aux muscles bétonnés.

Qui plus est, Lex Luthor a trouvé le moyen de sortir de prison tout en détroussant une richissime vieille dame. Sa fortune lui a fourni les moyens nécessaires pour trouver le sanctuaire secret de Kal-El, alias Clark Kent, alias Superman (vous suivez ?) et d’y dérober quelques cristaux, arme fatale de son plan machiavélique.

Et pendant que Monsieur Muscle reprend du service, en venant au secours de veuves, d’orphelins et autres donzelles en détresse, Clark Kent, lui, galère pour que Lois daigne lui accorder un peu d’attention. Parce que non, elle n’a toujours pas compris que c’était louche qu’il soit parti et revenu en même temps que le héros de son coeur. D’ailleurs elle n’a toujours pas vu l’étrange ressemblance entre les deux. Il est très fort ce Superman, il arrive à tromper tout le monde rien qu’en enlevant ses lunettes et en se coiffant différemment. Spiderman et Batman, qui eux portent des masques, font plutôt pâle figure. Mais ajoutons à la décharge du film, que cette abération était déjà présente dans le comic originel.

D’ailleurs, Bryan Singer, à qui on doit les 2 premiers (et aussi les meilleurs) X-Men, se donne du mal pour donner du piquant à son histoire. Il soigne les effets spéciaux, glisse par-ci par-là des petits clins d’oeil amusants ( » C’est un oiseau ! C’est un avion ! « ). Visiblement fan de la BD, il s’amuse comme un petit garçon et nous transmet son bonheur de retrouver des personnages comme Jimmy Olsen ( Sam Huntington ) ou une Mme Kent ( Eva Marie Saint ) très touchante. L’acteur principal a été fort bien choisi, physiquement et talentueusement parlant. Brandon Routh n’en fait pas des caisses et n’en rajoute pas trop au super ego du protagoniste. Lois Lane ( Kate Bosworth ) manque un peu de piquant, Lex Lutor est Kevin Spacey (que dire de plus ?) et sa compagne, Parker Posey, vue dans Scream 3, réintègre un rôle de diva fofolle maîtrisé à la perfection.

Agaçant par ses petite invraisemblances – mais comment Superman s’envole-t-il depuis l’ascenseur du Daily Planet sans l’exploser ? – et sans arriver à la cheville de son quasi homonyme, Batman returns, Superman returns fait passer 2h30 (tout de même) pas désagréables, et ne traîne pas (trop) en longueur.

Alors, pourquoi le monde a-t-il besoin de Superman ?

Parce qu’il est un bon divertissement.

Pas moins, mais certainement pas plus.

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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